lienlien

N'oubliez pas de voter tous les deux heures!


Une nouvelle histoire, une nouvelle vague... Quelle sera votre voie?
 

Partagez | 
 

 Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Zack Kalaan
avatar
Pirate
MessageSujet: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Mar 18 Juil - 9:43

La fuite de Loguetown n'avait pas été la plus remarquable des sorties pour Ian Wilson et Zack Kalaan. Un fiasco serait même le terme le plus approprié. Même le fait d'avoir eu des informations sur le Wadô Ichimonji n'avait pas été un baume suffisant pour la contrepartie cinglante de la suite des événements. Kassidia, une amie de Ian, avait perdu la vie alors qu'ils avaient tenté de la sauver d'une exécution. Au départ, les choses avaient commencé vivement mais avec espoir. Zack avait même tenté de calmer les effusions de sang, du côté de Ian comme de celui de la Marine. Il se rappelait chaque protagoniste... Davian Thule notamment et ce Zimmer... cet homme plus tout à fait Humain... Bon sang, dire qu'ils auraient pu presque réussir. Mais voilà, les Pirates et la Marine ne peuvent apparemment pas arriver à un terrain d'entente sans se battre, comme le credo des uns était en totalement contradiction avec celui des autres. Zack en avait été profondément meurtri... pas seulement par le fait que Kassidia soit morte en voulant les sauver d'un boulet de canon qui les visait, mais aussi parce que Ian en était devenu tellement fou de Rage qu'il avait tué... assassiné... les auteurs de l'attaque. Cependant, il avait épargné leur chef, Davian Thule... pour combien de temps seulement ?

Mais les dommages collatéraux n'en étaient pas demeurés là. Pendant leur fuite de la ville, Zack, en ayant voulu protéger Kassidia, alors extrêmement affaiblie même avec son fruit du démon, s'était pris plusieurs projectiles dans le flan et le ventre. Tirs incontestablement multiples de la Marine durant la course-poursuite et la vitesse du semi-mink n'avait pas suffi pour lui faire éviter la totalité des projectiles.

Au départ, il n'avait rien voulu montrer à Ian, mais cela avait été peine perdu. La veste blanche immaculée du Pirate Lumineux lui était arrivée autour du corps, solidement serrée et rougissant déjà de carmin. Cela avait suffi, un temps, pour permettre la fuite au large. Mais... avec toute la volonté du monde et son endurance, Zack avait fini par flancher en pleine mer.

Ayant perdu trop de sang, malgré que Ian lui ait horriblement porté des premiers soins de fortunes, entre sa récupération d'une ou deux balles et la cautérisation made in lumière, le jeune sabreur, alors à la barre, s'était écroulé d'un coup. Douleur, fatigue, nourriture insuffisante, soins limités... Bref, il avait donné le cap au Navire sur une des terres les plus proches avant de sombrer inconscient, s'excusant pitoyablement auprès de Ian qui s'était précipité en l'entendant tomber sur le pont. Il lui avait laissé sa précieuse boussole en lui mettant autour du cou avec la carte ouverte non loin, ayant noté la direction, le cap et la destination salvatrice... avant de finir dans les songes.

Tout reposait sur le Blondin maintenant, alors que le semi-mink était entre vie et mort dans une cabine et que l'Archipel des Gekko n'était plus très loin. Autant dire que l'arrivée au port le plus proche ne serait pas douce et que Ian allait sûrement gueuler partout avec les forces qui devraient lui rester. Car non content d'avoir un mort en sursis à bord, il n'avait pas plus de nourriture pour lui. Dans ses minces moments de réveil, Zack avait vu le Blond penché sur lui pour tenter de le faire manger et boire un peu. Le jeune métis lui avait probablement murmuré un « t'en as plus besoin de moi », mais aller savoir s'il avait parlé assez fort et de manière audible parce qu'à chaque fois que la conscience de Zack perçait faiblement, c'était avec Ian qui avait une assiette et une cuillère de pitance tendue vers lui.

Idiot.

Au moment où pointait enfin un port à l'horizon, Zack ne s'était pas réveillé depuis un moment, trop affaibli. Autant dire que si le fracas de l'arrivée du Navire ne le réveillait pas, c'est qu'il était vraiment à une ligne de plus en plus critique.

Il n'y avait plus qu'à espérer que Ian puisse avoir encore assez de force pour les sauver tous les deux.

Welcome to Syrup !
Revenir en haut Aller en bas
Ian Wilson
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Mer 19 Juil - 0:47

Raging Stars VS Lune Noire


Un jour s'achève... Un autre commence


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]




Chienne de vie...

C'est tout ce que j'ai eut la force de penser à ce moment là, les cocos. J'étais là, l'œil humide et la larme au groin, planté comme un con à bégayer son nom, sur le pont du New Dawn fouetté par les embruns, ne pouvant me résoudre à la laisser partir. Le regard chassieux et passablement alcoolisé, un nœud dans la gorge et une enclume dans le cœur, je me sens misérable, plus bas que terre, en dessous de tout. Elle avait l'air si paisible... je ne pouvais m'empêcher de la regarder dormir, de presser mon front contre le sien, froid comme la glace, retardant encore le moment de notre séparation définitive, que je savait pourtant inéluctable...Ou plutôt, déjà passée depuis longtemps.

Les yeux en marée haute, j'ai le bateau qui tangue.

Un mince filet d'eau salée s'échappait de mes paupières closes tandis que je levais mon visage fatigué vers le ciel gris et hostile de cette journée qui s'achève. Je suis bourré depuis notre départ catastrophique de Loguetown. J'ai l'impression d'avoir revécu les événements un millier de fois, dans mon pauvre esprit embrumé que j'ai tenté de faire taire à grands coups d'éthanol ambré. Sans succès. J'ai l'alcool joyeux, mais la cuite triste.
Ça fait longtemps que je n'ai pas assisté à des funérailles. Très longtemps même. Alors pour mener celles-ci... mais les mots me sont revenus naturellement. Ma voix était rauque, rugueuse de peine, et j'ai dut m'y reprendre à deux fois pour sortir un son audible, bien que je ne m'adressait qu'aux nuages et aux étoiles qu'ils cachaient. Tâchant de me tenir aussi droit que possible, de ravaler ma douleur, de montrer une carrure d'homme à cette absurdité que certains appellent « la vie », j'ai reniflé un glaviot plus épais qu'une soupe de pois, et me suis éclairci la gorge. Ce message, il devait retentir haut et fort, par delà les mers et les monts, plus loin que le ciel et la lune, derrière les soleils de tous les univers.


"Sala kahle, Kassidia Nadaho, indodakazi yezwe lakithi.
Ngifisa sengathi ngabe ukuthula, kuphi lapho ukhona.
Ngisho noma umzimba wakho enishiyela,
Emini noma ebusuku, uzobe iwuhlelo yami.
"

(Et comme je suis un gros connard, je vous laisse vous démerder pour comprendre ! Internet est votre ami alors soyez de grands garçons, un peu ! Même les filles !)

Je me suis redressé et, après avoir pris la plus longue respiration de ma vie, j'ai poussé son corps lavé et enveloppé de lin dans les flots tumultueux de l'océan. L'écume s'est refermé sur elle au moment ou la nuit tombait sur le monde comme sur mon cœur. Et alors que les profondeurs l'accueillaient en sa dernière demeure, j'ai mis genou à terre, achevant de me vider de mon chagrin. Sur mes larmes et sur ma douleur, je me suis fait la promesse que plus jamais cela ne se reproduirait, même si cela devait me coûter la vie.

Quand j'y pense... à l'aube d'une nouvelle existence... Après tout ce qu'elle avait traversé... À un cheveu de la délivrance...

Chienne de vie...


"Regardes-moi de là haut... Je deviendrai le Roi des Pirates. Et je brillerai si fort que tu me verras, d'où que tu sois."

J'ai pris une ultime respiration et, ma paume ravagée posée sur le bois du navire, je me suis, pour la première fois depuis longtemps, tourné vers le futur. Depuis l'horizon, le dernier rayon d'un soleil orangé a percé les nuages, m'enveloppant dans sa chaleur, et c'est le cœur allégé que j'ai enfin put sourire. J'ai eut l'impression que c'était la première fois de ma vie que je souriais comme ça. De l'intérieur.

"Maintenant nous sommes libres. Et nous nous reverrons...

Mais pas encore...

Pas encore...
"

Le passé était définitivement révolu, et ce simple constat se suffisait à lui-même. Désormais, il n'y avait plus qu'un seul cap possible : droit devant. Il était temps.


...

24h plus tard.

...

Okay les cocos, j'peux vous le dire maintenant : le futur, c'est d'la merde en barre !!!

Zack a perdu connaissance à cause de ses blessures. Les soins sommaires que je lui avait prodigués n'ont pas suffit, et bien que j'ai miraculeusement réussi à extraire plusieurs balles de son corps et cautériser certaines plaies, l'hémorragie a eut raison de ses forces pourtant prodigieuses. Il n'a eut que l'énergie nécessaire pour mettre le navire sur la bonne voie, me passer la boussole et me dire de tenir le cap avant de piquer un roupillon qui me fait de plus en plus douter de ses chances de se réveiller.

Moi. Je dois piloter un brick de 400 tonneaux tout seul. Alors que j'ai déjà du mal à le faire avec une pauvre barque à la con.

Vous pigez le tableau ???

...

Ouais, ça vaut bien une ellipse, ouais !





Alors que le navire s'écrase avec pertes et fracas contre le ponton d'arrimage du port, je n'ai que la force de m'écrouler comme une merde sur le levier de l'ancre, sous la violence du choc. Groggy, je rampe plus que je ne marche vers la cabine dans laquelle j'ai installé le Démon Rouge. Dans les coursives, je me heurte à chaque poutre, je m'accroche à chaque clou, je me cogne à chaque coin, tant mes forces m'ont abandonnées. Je ne sais même pas combien de temps cet enfer sur mer a duré... Trois jours ? Une semaine ? Ça m'a semblé un mois, mais les heures comptent triples compte tenu de ce que j'ai dans les pattes. Seuls le teint cireux et la respiration faiblarde de mon pote réveillent le peu de tonus qu'il me reste. Je détache les ceintures de cuir avec lesquelles je l'ai sanglé au lit, de crainte qu'il ne roule par terre à cause du roulis, et je le soulève avec un râle, ployant sous l'effort demandé à mes bras déjà tétanisés par le manque de sommeil et le rude combat que j'ai mené contre les éléments. Merde, il pèse son poids, l'animal...

Dehors, c'est un soleil cuisant qui nous écrase de toute son arrogance tandis que je titube vers la terre ferme, manquant de tomber à l'eau tant le ponton dressé par les ouvriers du port est étroit. Je ne remarque même pas les visages médusés et les regards aussi curieux qu'ahuris qui se tournent vers moi et mon paquetage improbable. Je sais bien que je dois avoir l'air d'une véritable loque : mes vêtements sont déchirés, aussi sales et usés que moi. Je transpire, respire moi aussi avec difficulté. Mon corps n'est déjà plus qu'un gigantesque bloc de douleur, mais j'avance. Encore et encore. Un pas après l'autre, je chancelle à qui mieux-mieux vers le centre de ce que je perçois vaguement être une ville d'une taille assez imposante. Chaque pavé semble vouloir ma mort sur cette route vers l'enfer, mais je tiens bon, presque uniquement à la seule force de ma volonté. Je puise dans les ultimes ressources accordée par mon fruit du démon, je me nourris autant que je peux de chaque rayon de soleil, de chaque photon. Je brûle les dernières calories présentes dans mon organisme... Mais j'y arriverais.

Me voilà devant un bâtiment tellement grand et tellement blanc que même mort, je n'aurais pas pût le louper. Papillonnant des yeux pour chasser les tâches qui flottent devant, je vois une foule de gens qui ont tous l'air plus ou moins amochés, mais soignés : couverts de bandages ou dans des fauteuils roulants, ils sortent de cet établissement avec un sourire jusqu'aux oreilles, accompagné le plus souvent par des types en blouses blanches qui leur tapotent gentiment l'épaule.

Je veux bien être le mec le plus stupide d'ici à South Blue, mais je comprend tout de même qu'il s'agit de médecins. Je suis devant un centre de soins dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Hallelujah, bordel !!! Je me met à appeler à l'aide, à gueuler que mon ami est gravement blessé et qu'il a besoin de soins de toute urgence. Naïvement, je pense que tout va rouler comme sur ta grand-mère un soir de beuverie (oooh elle est dégueulasse celle là !!! Tant pis, je la garde quand même), qu'on va voler à mon secours et que je suis tiré d'affaire... Mes aïeux, je dois vraiment avoir une gueule de cafard parfumé au jus de caleçon de cycliste professionnel, parce que tout le monde s'écarte avec des yeux ronds, me regardant comme si j'étais le dernier des déchets. Je ne comprend pas.

Certains parlent d'appeler la Marine.

Je comprend.

Et ça me fout en rogne.

"Mais... Mais qu'est ce que vous avez à me regarder comme ça ?!? Vous voyez pas que ce mec pisse le sang ??? Vous allez le laisser crever comme ça ??? MAIS SORTEZ DE VOTRE CONNERIE, SACRÉ D'BON DIEU !!!!"

C'est ce moment que choisit mon estomac pour émettre une plainte sonore qui me cisaille de douleur. Faut dire à sa décharge que je n'ai rien mangé depuis que Zack est parti sucrer les fraises. Pas le temps. Et puis, il avait plus besoin que moi de reprendre des forces. À Jahanstown, on disait souvent que manger permettait de refaire le sang qu'on avait perdu. J'ignore si c'est vrai, mais ça m'a pas empêché de mettre toutes les chances de son côté. Résultat : un frigo vide comme le programme d'un élu de droite, et un capitaine qui n'a même plus de rhum dans l'estomac.

Mes jambes me lâchent. Mes genoux heurtent douloureusement le sol, mais mes bras tiennent bon : au prix d'une souffrance terrible qui me déchire les épaules et les lombaires, je maintiens Zack en hauteur.
C'est pas vrai, pas comme ça... Je vais pas crever comme ça, sans pouvoir rien faire pour mon pote ?!? C'est pas vrai... Pitié... Pas encore... C'est pas possible de mourir aussi connement alors qu'on est capable de se déplacer à la vitesse de la lumière !!!  C'est à se coincer les couilles dans une porte !!!

J'ai la tête qui tourne. Mais derrière le brouillard qui me voile les yeux, je voix quelqu'un...

Il... Elle ? Des cheveux blancs... un œil rouge...

Kassidia ??

Non, c'est impossible, je dois délirer... Mais je crois percevoir qu'il s'abaisse à ma hauteur. Je lui agrippe le poignet avec vigueur.

"J't'en prie... C'est mon ami..."

Je ne pleure pas. Je n'en ai plus la force.

"C'est le seul qu'il me reste..."

Il me reste assez d'énergie pour... marcher. Difficilement, mais je le peux...

Chienne de vie...


Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Dernière édition par Ian Wilson le Mar 25 Juil - 22:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Hizamo Azsuna
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Mer 19 Juil - 14:35



feat. Les Raging Stars


Raging Stars vs. Lune Noire

Archipel des Gekko – Île de Syrup


Voilà maintenant quelques jours qu’Hizamo est en mer. Il a été accueilli dans un navire marchant en partance de South Blue en direction d’East Blue. Plus précisément pour l’Archipel des Gekko, qui est connu à travers le monde pour ses nombreuses stations balnéaires, mais aussi et surtout, pour l’Hôpital des Magnolias, bâtisse créée il y a des années sur l’Île de Syrup qui attire de nombreux médecins et autres scientifiques prêts à découvrir la nature humaine. En effet, quoi de mieux qu’un hôpital pour en apprendre plus sur le corps humain et sa nature. C’est un point de rencontre de nombreux scientifiques connus internationalement. Des maîtres de la médecine. Et c’est dans l’objectif de rencontrer ces Hommes qu’Hizamo a décidé d’entreprendre un si long voyage.

Bien que sa soif de connaissance le pousse vers cet endroit, c’est aussi dans l’optique de revoir un ancien ami à lui, qui est parti étudier la médecine et qui d’après les dires de la « Gazette Médecine » est devenu l’un des meilleurs chirurgiens que la terre ait connu. Hizamo a donc décidé de partir de sa mer natale afin de commencer son aventure. Il croisa sur sa route un groupe de médecins qui embarquaient justement pour l’Île de Syrup à bord d’un navire marchant transportant de nombreux médicaments destinés à ce fameux hopital. C’était donc une aubaine pour lui qui voulait s’y rendre, mais qui ne savait absolument pas comment il allait faire pour changer d’océan. Maintenant il pouvait en avoir la certitude, il allait passer par les voies maritimes marchandes afin de se rendre d’un Blue à l’autre.

La terre est en vue. Cela fait maintenant quelques semaines qu’Hizamo a quitté South-Blue, et son objectif est en vue. Depuis le pont, l’immensité de la ville de Syrup était flagrante. Notamment l’hôpital, qui jonchait la seule colline de l’île. Un immense bâtiment d’un blanc immaculé et d’une trentaine d’étages. Un véritable édifice qui montre la splendeur de la puissance architecturale de l’Homme. Hizamo n’en revenait pas. En effet dans ces souvenirs, la seule bâtisse qui était d’une grandeur semblable était le Palais Royal de Wisdom Island, son île de cœur, l’île des moines.

Il était temps. Hizamo venait de poser le pied à terre. Après plus de trois semaines à bord d’un navire sur l’eau, il pouvait enfin ressentir la chaleur du sol d’East-Blue sous ses pieds. Un sol qu’il n’a jamais foulé. Et c’était un véritable bonheur pour lui. Mais le bonheur fût de courte durée. En effet, l’un des médecins, qui a effectué la traversée avec lui, lui tendit un bout de papier.



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


« Je viens de trouver ça collé sur le mur là-bas. Je pense qu’il est temps que nous nous séparions. Va voir mon cousin Ripe dans la forêt au Sud, il pourra t’aider. Prends soin de toi, mon ami. »


Hizamo n’en revenait pas. Même après 2 longues années d’entrainement loin de tout, la marine en avait encore après lui, et même pire, le gouvernement avait émis une prime sur sa tête. Notre protagoniste savait maintenant qu’où il aille, il sera persécuté par la marine et autres chasseurs de prime. Mais ce qui rassura Hizamo, c’est que les liens forts qu’il avait créés avec les autres médecins à bord du navire étaient réciproques. Qui aurait proposé son aide à un pirate par ces temps incertains ? Pas grand monde, je vous le dis ! Le jeune homme décida de suivre le conseil de son homologue et alla trouver ce fameux Ripe dans la forêt de Syrup avant de partir en quête de savoir.

Une fois sur place, il n’était pas très compliqué de savoir quelle direction prendre. En effet, la fumée guidait Hizamo à travers les bois. Arrivé à sa destination finale, notre jeune homme tomba sur une petite maison de bois. Il s’avança jusqu’à la porte afin de prévenir de sa présence. C’est alors qu’un immense personnage lui ouvrit la porte. Un véritable homme des bois. Il faisait au moins 2m30 pour un poids de 200kg minimum. Barbu de partout, même du torse, il accueillit Hizamo à bras ouvert avec son plus grand sourire et une pinte de « rhum maison ». Notre héros raconta son histoire à l’homme prénommé Ripe autour d’un festin digne d’un prince. Hizamo ne refusa point, lui qui n’avait mangé que des plats fades et peu garnis pendant plus d’un mois. L’homme des bois offrit le gîte et le couvert au jeune homme et lui indiqua les meilleurs endroits où passer pour éviter tous conflits avec la marine. En effet, lui-même étant quelqu’un de recherché sur l’île, il connait tous les recoins de l’île, et sait où il peut se cacher, malgré sa corpulence et sa taille.

Après quelques jours de récupération, Hizamo décida de partir vers la ville afin de retrouver son ami, et de faire ce pourquoi il est venu : apprendre la science et la médecine régionale. Il prépara quelques médicaments avant son départ afin d’en faire part à ses homologues, et en prévision d’une quelconque altercation dans la dite ville. Une fois sur le départ, Ripe lui donna de quoi se nourrir et se désaltérer (à comprendre de l’alcool) pour l’aller et le retour. Autant vous dire que le sac d’Hizamo était plus rempli de bouffe et de rhum que de bandages ou de médicaments. Mais l’intention toucha énormément Hizamo qui se sentait maintenant redevable envers Ripe.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « Nous y voilà ! »

L’hôpital était là, devant lui. Et il était encore plus impressionnant de près. Sa grandeur cachait le soleil, et Hizamo pouvait enfin voir la quantité de personne qui siègaient devant la batisse. Entre les malades qui étaient dans l’attente d’être soignés et ceux qui en sortaient, guérit ou phase de guérison, accompagnés de nombreux médecins vêtue de leur blouses immaculées, il y était enfin. L’intérieur était comme pouvait se l’imaginé Hizamo, les murs immaculés, des malades partout, des médecins partout, des infirmières courant après les patients ou tout simplement pour un patient dans le besoin d’une intervention ou autre. Un véritable brouhaha, qui faisait se sentir Hizamo plus que vivant. Il alla s’annoncer à l’accueil comme un ami du Docteur Ysami, mais celui-ci n’était pas là, parti en voyage scientifique. Hizamo décida donc de quitter l’hôpital et de revenir plus tard au retour de son ami. Il pourrait en profiter pour visiter un peu la ville et ses nombreux bars en utilisant les astuces de Ripe pour se faufiler tranquillement à travers la ville sans avoir à se farcir la marine.
Mais à sa sortie, Hizamo était loin de savoir ce qui allait se passer. En effet, il aperçut au milieu de la place deux misérables personnes, l’une inconsciente et dans un mauvais état, et l’autre bel et bien conscient, mais dans un état pas forcément mieux que la personne qu’il tenait dans ses bras. Hizamo décida de s’approcher d’eux afin de mieux voir de quoi il en était. Une fois arrivé à leur niveau, il pouvait compter plus d’une dizaine d’impact de balle sur la personne inconsciente, dont certaines ayant subis les premiers secours, et pouvait ressentir la famine et l’épuisement chez l’autre. Il sorti sa gourde d’eau et se rapprocha du géant conscient. Celui-ci agrippa son poignet avec une telle force qu’Hizamo en aurait presque perdu son équilibre.


« J’t’en prie… C’est mon ami… C’est le seul qu’il me reste… »


« Bois ça déjà, ça va te faire du bien. » Il sorti quelques comprimés de sa poche et les donna en complément à celui qu’il venait aider. « Prend ça, ça va te calmer un peu et tu auras moins mal. Par contre ton pote je peux rien faire pour lui ici. Va falloir que j’l’opère, et dans la rue c’est compliqué. » Il se baissa au niveau du jeune homme inconscient et lui appliqua les quelques bandages qu’il avait pris avec lui pour ralentir le saignement. Il se déploya ensuite afin de porter l’homme. Une fois sur ses épaules, Hizamo se releva et regarda l’autre qui était en train de boire l’intégralité de la gourde jusqu’à sa dernière goutte.


« Je peux vous aider, mais va falloir bouger. Tu peux marcher ? »


La foule s’était déjà bien regroupé autour du petit groupe d’homme, et d’après certains, la marine était en route. Il fallait se hâter, en espérant que les trois hommes arriveraient à destination avant de croiser le fer avec les soldats de la marine..

© Code de Anéa pour N-U



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Raven Castelrouge
avatar
Civil

Feuille de personnage
Rang: 5
Expériences:
0/400  (0/400)
Pouvoir(s): Archère
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Mer 19 Juil - 18:01

J’ai du passer un bon moment dans cette cale, terrée dans mon coin. Comme je suis restée plusieurs jours, je ne pouvais pas me permettre de reste sans manger ou boire,  j’ai donc pris des risques on sortant de ma cachette pour aller prendre de la nourriture et de l’eau. J’attendais tout de même la nuit, quand plus personne ne passait. Je dormais également très peu, j’essayais de rester éveillée le plus longtemps afin de ne pas me faire repérer.  Ce séjour désagréable finit par s’arrêter, le navire des Marines finit par s’arrêter à un port ! J’entendis un grand nombre de marine sortir du bateau, ils avaient l’air assez pressés. Je suis sortie, à pas de loup de cette cale, il ne restait absolument personne sur le navire ! Une urgence ? En tout cas j’ai eu beaucoup de chance et je me suis rendue dans un hôtel de cette ville appelée « Logue Town ».

Je suis restée plusieurs jours sur l’île, pour pouvoir reprendre des forces en mangeant de vrais repas, et attendant ma prochaine mission. J’ai appris pendant mon séjour que je n’étais plus sur South Blue mais sur East Blue ! C’était la première fois que je me retrouvais sur cette mer. J’ai appris aussi qu’il y avait eu il y a quelques jours une exécution qui avait été interrompue, et au moment où je suis arrivé, un groupe de révolutionnaire avait été découvert, d’où l’agitation des marines. Ah oui ! J’ai aussi appris que ma prime était montée à 15 millions de berrys, j’avais toujours du mal à me faire à l’idée que j’étais recherchée… Je n’ai rien fait de mal, je suis une justicière ! En tout cas ça m’a permis de loger gratuitement à l’hôtel, sympathique le gérant. J’ai fini par recevoir une lettre du grand patron de mon association.

Chère Raven,

J’ai appris ce qu’il s’était passé à Balnear, cette fois-ci les marines nous ont devancés. Je suis heureux d’apprendre que tu n’as pas été emmenée avec cet imbécile de Genovese. J’ai maintenant une mission importante pour toi comme tu es sur East Blue. Il y a sur l’île de Syrup un pirate très mauvais, capitaine de « La Lune Noire » faisant du trafic d’esclaves ! Il est ta nouvelle cible, des collègues t’y aideront, et tu a l’autorisation de te faire des alliés.

Bonne chance.


Du trafic d’esclave ? Quelle horreur ! Je devais absolument me débarrasser de cet homme, j’ai tout de suite été me renseigner au port pour connaître le prochain navire qui partirait pour Syrup, et par chance, un convoi de médicaments devait y être envoyé le lendemain matin. J’ai donc pu accompagner ce convoi.

Le voyage prit quelques jours, mais c’était plus court que mon trajet dans cette cale… Quoique… j’ai un peu perdu la notion du temps quand j’y étais, et le fait de ne rien faire d’autre que me cacher, manger et boire a du faire paraître le temps bien plus long qu’il ne l’était. C’est en matinée que je suis arrivée sur cette île de Syrup, connue apparemment pour son académie de médecine. Je ne savais pas trop où commencer à chercher, surtout que mes collègues se faisaient en général assez discrets, j’ai donc simplement commencé par déambuler dans les rues afin de visiter l’endroit… Soudain un bâtiment attira mon attention « Droguerie Baxter & fils »… En pleine rue un trafiquant de drogue ? Et la marine ne fait rien ? Ils doivent avoir un rapport avec ces pirates, peut-être qu’ils sont sous leur protection ! Je n’ai pas hésité, je suis directement rentrée dans la boutique tenue par un petit homme d’une cinquantaine d’années… Les produits qu’ils vendaient ne ressemblaient pas à de la drogue : de la peinture, des huiles, du savon… Ce n’était peut-être qu’une manière de cacher les produits illicites… Mais alors pourquoi afficher en grand qu’on vend de la drogue si c’est pour le maquiller… Je devais revenir enquêter avec mes collègues, je ressortis du bâtiment en fixant le petit homme d’un air méfiant.

Poursuivant ma route, je me rendis vers le grand bâtiment blanc, qui devait être le célèbre hôpital. Et non loin de là, il y avait un petit groupe qui se formait, curieuse, je m’y suis rendue pour voir ce qu’il s’y passait… Tous observaient trois hommes, l’un dans un mauvais état mais qui recevait des soins, et un autre blond qui n’avait pas l’air très heureux. Les gens parlaient de marine qui arrivait… Pourquoi ? Qu’est-ce que ces hommes avaient fait de mal ? D’ailleurs pourquoi le blessé n’était pas soigné à l’hôpital ? C’est la spécialité de l’endroit non ? Enfin… Les marines me recherchaient aussi sans raison, cela ne m’étonnait pas tant que ça. Ou alors… Ou alors ce sont des pirates de « La Lune Noire » qui se sont battus près de l’hôpital ! Voyant qu’ils partaient, je me suis décidé à la suivre discrètement pour mener mon enquête.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Zack Kalaan
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Jeu 20 Juil - 12:12

C'était beau, c'était héroïque, c'était... C'était la merde, oui.

Les regards fuyants, les présences qui s'effacent, les murmures qui se soufflent et toutes ces sortes de choses lorsqu'on est tiraillé par un sens du devoir et un rejet, un dégoût profond, une peur fondée ou non.

La population de Syrup était tout cela en cet instant. Depuis ceux que Ian croisait au port jusqu'au chemin de l'hôpital afin de sauver la vie de Zack, et la sienne si possible. La Marine était aussi rassurante qu'intimidante. Mais était-ce bien cela qui retenait les médecins et la population parquée autour du groupe alors que Ian criait, suppliant, qu'on leur apporte de l'aide.

Sauvez le...
Sauvez le, c'est mon seul ami...
Le seul qui me reste...


Zack n'entendait probablement pas ces paroles, trop gravement blessé, inconscient et au bord de la ligne à ne pas franchir. Pourtant... il avait l'air calme, malgré la douleur qui était probablement insupportable. L'air marin était bon, mais les embruns et le sel n'avaient certainement pas aidé au tableau, même avec les bandages de fortune que Ian avait opéré sur lui, avec ses propres vêtements. Voilà qui expliquait son accoutrement actuel, couplé au temps en mer qui avait paru interminable.

Le jeune semi-mink était pratiquement de la couleur de la neige -chose qu'il n'avait encore jamais vu de sa vie, du reste-. La pigmentation noire de son corps et de son visage ressortait davantage en contraste avec le reste de sa peau. Un docteur voulut s'approcher pour faire son devoir, comme tout médecin se devait de le faire sans distinction de camp ou d'origine d'une personne. Mais il fut retenu, à sa grande colère, par quelques autres. On avait reconnu Ian. Sa fiche avait probablement déjà circulé jusqu'ici. Pour ce qui était de Zack... aller savoir si c'était son apparence, sa propre fiche de prime qui avait été peut-être déjà éditée et diffusée, ou simplement le fait que ce soit Ian Wilson qui le portait, mais malheureusement, les réticents étaient tout aussi nombreux.

« Vous êtes fous ! » s'offusqua le médecin. « Vous êtes docteurs, médecins, infirmiers et infirmières ! Nous n'allons pas laissé ces gens mourir ! Avez-vous oublié votre serment, le code de nos métiers ?! »

Mais il ne trouva pas beaucoup d'écho à ses paroles. Tout au plus, certains et certaines rougissaient de honte, mais quelque chose les retenaient. La peur de la Marine ?... Ou autre chose ?... Le médecin inconnu se détacha de ses collègues qui le retenaient. Cependant, alors qu'il allait s'approcher pour les aider, un bruit non loin lui fit tourner la tête. Des soldats de la Marine arrivaient, déjà alertés par quelques personnes qui s'étaient empressées de dénoncer le Pirate et son colis. Non mais... Quels...

Entre temps, un homme était apparu, auquel Ian s'était désespérément accroché par le poignet en le suppliant de sauver le sabreur qui oscillait toujours entre vie et mort. Miracle, celui-ci se penchait vers lui, offrant de l'eau et lui conseillant le retour au calme afin de pouvoir les aider au mieux. Le médecin le reconnut quasiment aussitôt. C'était le jeune homme qui avait fait le voyage avec eux depuis South Blue ! Le Docteur Ysami lui avait parlé à plusieurs reprises. Cet homme avait au moins du bon sens !

Voyant les soldats de plus en plus proches, le médecin se rapprocha d'eux aussitôt et aida Ian à se relever alors qu'il finissait la gourde d'eau d'Hizamo, et que ce dernier mettait des premiers bandages au patient.

« Allez-y, filez ! Vite ! Je vous donnerai autant de temps que possible... »

Un trop-plein de quelque chose, un énervement qui se contenait depuis des lustres, ou peu importe, ce médecin n'était pas prêt à accepter le comportement de ses pairs, quitte à se mettre en danger. C'était tout bonnement insupportable de voir à quel point ceux-ci s'étaient recroquevillés en ayant compris que ces deux hommes étaient des Pirates. Ils étaient des membres de la Médecine, bon sang !

S'assurant que le trio s'en allait, il lança un regard courroucé aux gens présents, furieux et bien décidé à tous leur faire la morale s'il le fallait.

« J'espère que vous êtes fiers de votre profession ! En attendant, nous allons voir jusqu'où votre lâcheté et votre morale vont vous conduire... »

Les soldats étaient bientôt là, le médecin coula un dernier regard pour s'assurer que le trio s'éloignait déjà suffisamment. La foule se dispersait un peu alors que le chef du petit groupe de patrouille s'avançait en demandant ce qui se passait...

Cet homme serait-il seul, ou ses collègues, les passants et autres présents l'aideraient-ils à empêcher le groupe d'être rattrapé ? Aller savoir. Mais le fait de dialoguer avec les membres de la Marine donnerait un temps supplémentaire au trio pour rajouter de la distance et leur permettre de se mettre à l'abri.

Le groupe était déjà trop éloigné pour en connaître la conclusion en l'état.

Collaboration, délassions, entraide, soutien, devoir, moralité, chacun se retrouverait avec sa conscience tôt ou tard. A chacun donc de savoir, de faire le point afin de conclure si les choix faits ont été les bons ou non. En cet instant, la population de Syrup était partagé entre professionnalisme, surprise, morale, colère et peur. Mais quelle peur en particulier ?...

Zack aurait sans doute apprécier ce médecin, s'il avait été éveillé. Mais pour l'heure, il était transporté par Ian et l'homme aux cheveux blancs, qui par heureux hasard s'était mis en tête de les aider. Les précieuses secondes, peut-être minutes, offertes par le docteur en tout cas, furent probablement salvatrices pour les Pirates dans le besoin.
Revenir en haut Aller en bas
Ian Wilson
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Sam 22 Juil - 15:57

Raging Stars VS Lune Noire


Épisode 4 : Un Nouvel Espoir


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



Ce type...

Je ne le connais ni d'Ève ni d'Adam, mais j'avale les pilules qu'il me fourre dans la main sans même y réfléchir, toute prudence ayant désormais quitté mon esprit affaibli par mon corps aux abois. C'est sans le moindre doute que j'agrippe la gourde d'eau que me tend le jeune homme aux cheveux blancs, comme un naufragé s'accroche à un bout de planches pour échapper à la mort qui l'attend dans les profondeurs, et que je me la vide intégralement dans le gosier, tant et si bien que je manque m'étouffer. Mais j'attends d'avoir avalé la dernière goutte pour tousser comme un noyé tiré des flots, et la bouffé d'air que je prend me fait l'impression d'être la première depuis une éternité en apnée. Immédiatement, la simple fraîcheur de cette onde pure ravive le peu de forces qu'il me restait, et la douleur cuisante qui habite mes membres commence doucement à se résorber. J'ai l'impression qu'un iceberg vient d'emménager dans mon estomac, mais par rapport à l'impression de se faire bouffer les tripes de l'intérieur, je suis gagnant au change. La tête me tourne, mais l'étau qui la comprime semble lui aussi se détendre un petit peu. Une étrange chaleur commence à se répandre dans mes veines depuis mon abdomen.

Bordel... Sauvé... Je suis sauvé...

"Me... Merci..."

Mais avant que je n'ai le temps de réagir, une poigne puissante me soulève de terre et je me retrouve illico sur mes jambes tremblantes comme celles d'une étudiante qui vient de connaître son premier orgasme. Le sang me monte à la tête et un vertige manque me faire rechuter, mais grâce à ce soudain regain d'énergie, je parviens à me maintenir sur mes panards, et même à rassembler mes pensées. Qui m'a aidé ? Où est Zack ?

« Allez-y, filez ! Vite ! Je vous donnerai autant de temps que possible... »


Je tourne la tête. C'est l'un des médecins qui, contrairement à l'ensemble de la foule, s'est sorti de ce foutu effet de confirmation sociale qui sévissait parmi la foule des honnêtes citoyens de cette île, confirmant surtout que si l'homme ne descend pas du singe, il descend plutôt du mouton. Le doux bruit des bottes me parvient par dessus la rumeur qui court dans la foule, et il ne m'en faut pas plus pour comprendre que le temps se gâte. Si on reste là, avec la prime que j'ai sur la tronche, ça va encore faire du vilain... et dans mon état, je ne suis pas sûr de pouvoir empêcher Zack de se faire définitivement achever. Heureusement pour moi et mon compère tigré, il existe toujours des gens de bonne volonté prêts à tendre la main à ceux qui en ont besoin. Le jeune homme aux cheveux blancs a déjà chargé le navigateur comateux sur ses épaules et se dirige vers une ruelle sombre. J'hésite une seconde, puis je me décide à lui faire confiance : mieux vaut un avenir incertain qu'un présent sans avenir. Je fais un signe tête au doc, afin de lui exprimer toute ma gratitude et ma reconnaissance pour son action qui, je n'en doute pas, lui vaudra surtout quelques ennuis avec ce que le pékin moyen appelle « la Justice » ; et j'emboîte rapidement le pas à mon nouveau guide qui, malgré la charge qui pèse sur ses épaules, avance plutôt vite ! En moins de temps qu'il n'en faut à un président pour revenir sur ses promesses électorales, nous avons disparus à travers le réseau du contre-allées, et nous débouchons rapidement sur la pleine brousse qui jouxte la ville. Nous nous enfonçons donc sous le couvert des arbres.

Putain les mecs... J'ai honte de l'avouer, mais je douille la race de ma grand-mère. Ça ravive de mauvais souvenirs... J'en ai connu des privations, des jours de jeûne à trimer sous les coups de fouets. Et là, je me sent dans le même état qu'alors. Sans forces, désarmé, avec seulement un objectif à suivre : avancer. Nous marchons pendant plus d'une heure sous les frondaisons. J'ai le souffle court, et je crois bien avoir trébuché sur chaque foutu racine depuis le début de notre périple. Mais je tiens. Encore et toujours. Qui que soit cet homme, il a l'air déterminé à nous aider... et ça c'est un luxe inestimable par les temps qui courent. Au bout d'un moment qui me paraît durer une éternité, nous arrivons finalement au seuil d'un cabane en bois. Le chant d'une hache qui s'abat sur les souches cesse dès que nous nous approchons, et un véritable mastodonte recouvert de plus de poils que de peau apostrophe notre sauveur. Ils semblent se connaître.

Nous sommes en sécurité...

Pour le moment en tout cas...

Je me fige sur le pas de la porte. Mon estomac émet un bruit à mi-chemin entre la baignoire qui se vide et le cri du sanglier en rut, tandis qu'une sensation d'engourdissement se diffuse dans l'intégralité de mon organisme. Ah ! Il semblerait que les cachets aient cessés de faire effet...

Mes forces m'abandonnent...

J'ai la tête qui tourne...

"Sauvez-le... S'il vous plaît..."

Mes yeux se révulsent, et à mon tour, je sombre dans l'inconscience avant même de toucher le sol.



Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Hizamo Azsuna
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Sam 22 Juil - 19:15



feat. Les Raging Stars


Raging Stars vs. Lune Noire

Archipel des Gekko – Île de Syrup



« Allez-y, filez ! Vite ! Je vous donnerai autant de temps que possible... »

Hizamo reconnaissait cet homme. Il était l’un des médecins qui avait partagé son logement avec Hizamo lors de la traversée vers East-Blue il y a quelques jours. Et ce n’était pas n’importe lequel, il s’agissait exactement de la même personne qui l’avait déjà aidé il y a quelques jours en le dirigeant vers son cousin pour se mettre à l’abri. Décidément, Hizamo est étonné de jour en jour un peu plus en voyant à quel point certaines personnes comprennent de plus en plus que les pirates ne sont pas que des pirates, mais ce sont avant tout des Hommes. Le groupe de trois était maintenant prêt à quitter les lieux. Hizamo remercia le jeune médecin d’un geste de tête avant de partir en direction d’une des ruelles adjacentes que Ripe lui avait indiquées.

Tout allait bien. Le géant blond suivait Hizamo à travers les ruelles malgré le rythme. Il était gaillard, résistant et endurant. Le jeune en était limite en admiration. Il n’avait jamais connu quelqu’un d’aussi résistant et endurant. Un sujet d’étude parfait ! Une fois à distance de la marine, le trio se retrouva enfin seul, et en dehors de la ville. Plus qu’une bonne heure de marche rapide avant de pouvoir faire quelque chose pour essayer de sauver le deuxième, qui semblait d’ailleurs toujours inconscient et loin de la convalescence. Après une bonne heure de marche, et de multiples arrêts pour tenter de relever le grand blond qui ne cessait de tomber, le groupe de pirate était enfin arrivé à destination. Ripe était à l’extérieur et coupait du bois. Celui-ci s’arrêta immédiatement en voyant que son ami était déjà de retour, et accompagné. Il décida de se rapprocher à hauteur du trio.


« Sauvez-le… S’il vous plaît… »



Ripe n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer. Le grand blond venait de tomber au sol de tout son poids. Super, maintenant Hizamo n’avait pas un patient, mais deux, et inconscients pour en rajouter une couche. La journée allait être longue pour le jeune toubib. Il allait devoir opérer là, comme ça, après deux ans sans avoir pratiqué sur autre chose que des animaux. Il frissonnait de plaisir, mais aussi de stress. En effet, il avait peur de perdre tout contrôle de la situation, et de perdre son premier patient depuis plus de deux ans.


« Tu vas devoir m’aider Ripe, je vais pas pouvoir gérer les deux. Installe le grand dans un lit et essaye de lui donner à manger. Je m’occupe de l’autre. »


Le poilu avait compris sa mission. Il ne posa aucune question. Il savait en voyant Hizamo qu’il était maintenant tellement concentré par ce qui allait se passer, qu’il ne pourrait pas répondre à ses questions. Les deux hommes prirent des directions différentes. Ripe amena le blond à l’étage pour l’installer dans une chambre de résident afin qu’il soit dans le plus grand des conforts. Une fois l’homme installé, Ripe redescendit dans la cuisine dans le but de préparer quelque chose à manger pour ses invités. De son côté, Hizamo installa son patient dans une des chambres du rez-de-chaussée. Chambre qu’il avait déjà aménagée pour en faire son laboratoire de fortune. Un lit, un bureau, des fioles et autres récipients appartenant au médecin, et sa trousse médicale. Celle-ci contenait le matériel nécessaire pour effectuer des opérations de n’importe quel type. Hizamo posa l’homme sur le lit.



« Bon, je dois, je dois... Tais-toi sombre idiot, et laisses moi faire ! »


Vous l’aurez compris, Hizamo n’était plus présent dans la salle. Du moins psychiquement. Son corps était là, mais c’était Hinato qui pratiquait cette opération, dans le corps de son ami. Celui-ci regarda de plus près les blessures de son cobaye. Pour se faire, il déchira l’intégralité de la tunique du jeune homme du côté touché par les balles. Ce n’était pas beau à voir. Une fois les bandages appliqués par Hizamo retirés, Hinato pu se rendre compte de l’étendue des dégâts. Plus d’une dizaine de plaies par balles, certaines colmatées, d’autres réouvertes, et encore plus complètements ouvertes et saignants à flot. Il était temps d’agir, sinon le jeune homme allait terminer sa vie ici et maintenant.  Hinato fouilla dans la trousse d’Hizamo afin d’en sortir une paire d’aiguille et une poche de perfusion. Il enfonça une de ces aiguilles dans le bras de son patient, et y accrocha une perfusion et une poche d’eau afin de le réhydrater. Par la suite, Hinato fit passer un puissant antalgique à travers la perfusion à l’aide d’une seringue. Le jeune homme était maintenant sous sédatifs et hydratation. L’heure des choses sérieuses pouvait commencer.

Hinato s’empressa de retirer le plus de balles qu’il pouvait. Une, deux, trois,... sept. Sept projectiles. Comment un homme qui reçoit plus d’une dizaine de balles, dont trois ayant totalement traversées leur cible, deux complètement introuvables, donc probablement déjà retirées par les soins de son ami et sept dans le corps, peut encore être en vie ?! C’était impressionnant, Hinato n’avait jamais vu quelqu’un s’accrocher autant à la vie. Et cette envie de vivre donnait à Hinato l’envie de faire vivre. Mais le jeune pirate avait déjà perdu beaucoup trop de sang. Et même si aucune balle n’avait touché d’organe interne (ce qui est vraiment miraculeux d’ailleurs), le sang est le plus important, il permet d’irriguer les organes et donc de survivre, et malheureusement, sans sang, on ne peut pas aller bien loin.

Hinato savait que le sang d’Hizamo était parfait pour donner à quelqu’un d’autre, mais il savait aussi que le fruit que le jeune moine a mangé a complètement ruiné toutes ses chances de sauver le pirate avec celui-ci, sauf s’il souhaitait l’empoisonner, ce qui n’était pas vraiment son objectif actuel. N’importe quel sang dans une telle situation serait utile. Hinato décida alors de prélever du sang sur l’ami du pirate qui tentait de le sauver. Il se précipita à l’étage avec ses poches de perfusion vides, bien décidé à aider le duo dans le besoin. Il se mit à hauteur du grand blond et lui planta une aiguille dans le bras. Mais.. Mais… C’est avec stupeur qu’Hinato comprit qu’il allait lui être impossible de prélever du sang sur cet homme. Son aiguille venait littéralement de transpercer le blond qui ne saignait pas mais qui s’éclairait. Un véritable rayon de lumière sortait de son corps.

* Un logia ! C’était donc vrai ! Il existe bel et bien des gens composés d’un élément au point d’être devenu cet élément ! *


Hizamo et Hinato avaient lu de nombreuses revues sur les fruits du démon. Et les logias faisaient partis des nombreux renseignements emmagasinés par les deux médecins. Il était donc clair maintenant que le grand blond était un des logias qui peuplent cette terre, mais surtout que le jeune pirate sur le point de mourir au rez-de-chaussée ne pourrait pas être sauvé par son ami. Ripe entra dans la chambre et Hinato lui exposa la situation. Il cherchait déjà les mots qu’il allait devoir utiliser pour annoncer à celui qui semblait être le capitaine, la mort de l’un de ses nakamas. Mais Ripe n’avait pas dit son dernier mot. Il tendit le bras en direction d’Hinato et lui ordonna d’utiliser son sang pour sauver le jeune homme. Le médecin, surpris d’une telle spontanéité, lui préleva son précieux sang. Assez pour en remplir deux poches. Ce qui d’après Hinato sera largement suffisant.

Le jeune médecin s’empressa de redescendre auprès de son patient afin de lui administrer le sang qu’il venait de tirer sur Ripe. Une fois les poches branchées à la perfusion, Hinato commença à recoudre les plaies internes et externes du garçon. Après plus de quatre heures d’intervention, c’en était enfin terminé. Et d’après le rythme cardiaque et la respiration constante du pirate, Hinato venait de sauver une vie, et il en était fière. Il était maintenant temps de laver son bloc opératoire de fortune afin d’éviter toutes contaminations. Une fois fait, Hinato laissa place à Hizamo, qui alla s’installer dans le salon en compagnie de Ripe. Les deux hommes, complètement exténués, s’endormirent tranquillement sur le canapé : ils venaient de sauver deux vies.

Le lendemain matin, alors qu’Hizamo était en train de réaliser la toilette de son jeune patient, le grand blond ouvrit les yeux. Il était maintenant temps de comprendre qui étaient ces deux hommes, et bien sûr de rassurer le capitaine pirate de l’état de son nakama, qui était maintenant totalement stabilisé.« De retour parmi nous. Ton ami est stable pour le moment, j’ai retiré toutes les balles et refermé toutes ses plaies. Tu devrais reprendre des forces. » Le jeune moine tendit au blond un bol de nouilles au poulet afin qu’il puisse manger. « Je m’appelle Hizamo Azsuna, et je crois que vous m’en devez une. A qui ai-je l’honneur ? »

© Code de Anéa pour N-U



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Raven Castelrouge
avatar
Civil

Feuille de personnage
Rang: 5
Expériences:
0/400  (0/400)
Pouvoir(s): Archère
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Lun 24 Juil - 19:36

La marine était arrivée sur les lieux pile au moment où je me suis extirpée de la foule. Un médecin retenait les soldats pour je ne sais quelle raison, en tout cas j’étais bien contente de ne pas avoir à le faire face. Les trois hommes ne faisaient pas attention à ce qui se passait derrière eux, certainement pressés de se sortir de cette situation, malgré  l’état de deux d’entre eux, ils couraient assez vite, mais certainement pas à leur pleine vitesse, je pouvais les suivre sans me faire distancer. Très rapidement, je dois pénétrer dans une forêt voisine à la ville, où se sont engouffrés les trois hommes. La forêt, c’était un lieu que je maîtrisais assez bien… Je n’ai pas couru au milieu des arbres comme ceux que j’avais pris en filature, non… Sans hésiter, j’ai grimpé au premier arbre qui me le permettait, et j’ai continué ma poursuite en sautant de branche en branche. Je me sentais tellement à l’aise quand je pouvais être en hauteur… Je me demande même si je n’étais pas plus agile comme ça qu’au sol.

C’est pendant près d’une heure que j’ai suivi ses hommes traverser cette forêt, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent à une petite bâtisse de bois, où semble vivre un homme plus grand que moi encore… Ce nouveau protagoniste semble être leur allié,  il a immédiatement pris en charge le blond… Tandis que l’autre aux cheveux blancs s’occupait toujours du grand blessé, ils rentrèrent tous dans la cabane.

Après quelques acrobaties, je pus me retrouver  sur une branche donnant sur une fenêtre de l’étage. Le grand poilu s’occupait du blond, dans ce qui ressemblait à une chambre d’hôpital, et l’autre blessé devait certainement être pris en charge également… Cela allait certainement prendre un certain temps, ce n’était donc pas le moment pour récolter des informations… Puisqu’ils allaient certainement dormir dans cette cabane, j’avais décidé de passer la nuit dans la forêt… Il me fallait donc faire quelques préparatifs. Je devais me faire un abri pour y dormir, et puis j’irai trouver à manger… Je ne pouvais pas faire de feu afin de ne pas attirer l’attention, je ne pourrai donc pas chasser, je devrai cueillir.

Après avoir repérer un arbre assez large en partiellement creux non loin de la cabane, j’ai été cherché des branches assez longues, pour qu’elles forment un petit toit au dessus du creux, je les ai attachée entre elles avec des lianes. Je suis ensuite partie récolter les feuilles de grandes fougères, qui me serviraient de couverture. Après cela, je me suis mise à rechercher de quoi manger… J’ai cherché pendant des heures, mais pas moyen de trouver des fruits comestibles, et mon ventre commençait sérieusement à avoir faim… Ce sont alors des champignons qui ont attirés mon attention, ils étaient rose, ils étaient beaux ! Et puis c’est bon les champignons, non ? Je ne m’y connaissais pas trop, mais j’avais faim, alors je les ai cueillis, et ils m’ont servi de repas du soir.

Après mon dîner, j’ai été discrètement voir par la fenêtre ce qu’il se passait dans la maison, et tout le monde était assoupi. J’ai décidé de faire de même, et me suis installée dans mon abri de fortune. Malgré l’inconfort de celui-ci, je me suis rapidement endormie… Mais par pour très longtemps, après à peine une heure de sommeil, un orage s’est déclenché, la pluie, très forte, pouvait partiellement passer à travers mon toit, mais ce n’était pas encore très gênant, toute fois, plus le temps passait, et plus la pluie et le vent étaient forts, et finalement, un bourrasque vint arracher d’un coup mon toit et ma couverture !  J’étais complètement trempée, je grelottais, et pour couronner le tout, j’ai commencé à avoir de violents maux de tête et des nausées… Je ne pouvais pas rester la… Je devais m’abriter… Et ma seule possibilité était la cabane. J’ai un peu hésité puis je m’y suis rendu, ils dormaient, avec un peu de chance je pourrais me cacher dans un placard et partir à l’aube… Je ne pensais plus aux risques, je voulais juste être à l’abri. Je suis arrivé devant la porte en titubant à cause de mes maux te têtes, j’ai poussé la porte… Elle était ouverte, l’homme aux cheveux blancs dormait sur le canapé… Où était l’autre ? Le grand ?

-Vous voulez un thé, jeune fille ?

Si je n’étais pas si faible, j’aurais hurlé… L’homme qui venait de chuchoter ces mots étaient le grand poilu… Il ne dormait pas et il me tendait une tasse.

-Enlève ces vêtements et va prendre une couverture en haut, tu vas attraper une pneumonie… Tu m’expliqueras ce que tu fiche là après.

Il ne se méfiait pas de moi ? Si ça se trouve il était lui aussi lié à la Lune Noire, c’était risqué mais je ne pouvais pas retourné dehors, j’ai obéi et je suis montée à l’étage pour me déshabiller. Je suis rentrée dans la première chambre que j’ai trouvée et j’y ai enlevé mes vêtements, avant de me rendre compte que c’était celle du blond… Tant pis, je lui ai pris sa couverture, il n’était pas trempé lui, et je me suis emballée dedans avant de redescendre. Le grand homme m’attendait à table, sur laquelle étaient posée deux tasses de thé chaud.

-Je m’appelle Ripe… Je t’ai remarquée bien avant que tu ne débarque maintenant… Pourquoi tu nous observais ?

Me tenant la tête à cause de mon mal de crâne, je pris une gorgée de thé… Je n’allais pas lui mentir… Je n’arrive de toute façon pas à mentir.

-Je m’appelle Raven… Et je cherchais des informations sur la Lune Noire, je pensais que les trois hommes que vous avez accueillis en faisait partie.

-Eh ben Raven, libre à toi de me croire ou non… Mais je connais un peu la Lune Noire, et ces gars-là n’en font pas partie, je les ai même jamais vu sur l’île avant.

-J’ai donc suivi une fausse piste…

-Ouaip, désolé de te l’apprendre. Dis… Tu n’as pas l’air bien…

-Non… j’ai terriblement mal à la tête et puis, j’ai des nausées…

-Mal de tête… Nausées… T’as mangé un truc de la forêt ?

-Oui… Des champignons… Roses… C’était bon.

-Je m’en doutais… T’as mangé des Monoltis… C’est pas bien grave, tiens mange ça et repose toi, ça passera…

Il me tendit des feuilles ressemblant à de la salade, mais de couleur bleuâtre, je n’hésitai pas, je me sentais trop mal pour avoir des doutes, après cela, il me guida vers une chambre pour que je puisse y dormir.

Après une nuit de sommeil, je me sentais beaucoup mieux, je me suis levée après Ripe mais avant les autres.Je me rhabillait, mes vêtement ayant séché, puis descendit. Ripe avait servi un petit déjeuner, je m’installai à table pour prendre un café, en attendant de rencontrer les autres.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Zack Kalaan
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Lun 24 Juil - 21:48

Heureusement pour Zack, l'inconscience le préserva de bien des choses durant la journée et la nuit qui s'écoulèrent.

Quoique...

A vrai dire, derrière le Voile de son état, les sens affinés du semi-mink perçurent des brides semblables à des murmures dans les limbes des rêves... ou des cauchemars peut-être dans son cas.

« Sauvez le...
Filez... !
Je dois... je dois...
...Laisse moi faire !
 »

Zack ne comprenait pas, c'était sans doute dû à son esprit brouillé. Parfois, son corps avait de brèves contractions, des spasmes signifiant que son corps ne voulait pas lâcher prise. Puis quelque chose, une... sensation étrange au bras. D'autres sensations... Un silence de mort... Un souffle parfois. Durant son opération, le corps du sabreur était tenu tranquille avec le sédatif, mais pourtant, de temps en temps une partie d'un muscle se contractait tout de même alors que le docteur l'opérait.

Une autre sensation au bras. Une effluve... odeur... ferreuse... ?... Le nez du jeune métis plissait légèrement, par un réflexe, un instinct impossible à contrôler, même en état à peine conscient. Les cauchemars l'assaillirent alors, tandis qu'il luttait, suant, pendant que son corps était suturé, refermé, désinfecté. Le jeune médecin put même avoir une frayeur un instant, alors que son poignet était attrapé vivement dans un autre réflexe improbable du sabreur. Il était néanmoins bien sous sédatif, inconscient... mais aussitôt, comme une analyse du contact lui-même, le corps et la poigne se détendirent pour laisser le docteur terminer son travail.

La nuit fut douloureuse malgré tout. Les songes ne laissèrent pas de répit à Zack, qui luttait mentalement, son corps ne s'agitant pas mais sa peau devenant brûlante l'espace de quelques instants. Si bien qu'au petit matin, quand le médecin vint toiletter son patient, force fut pour ce dernier de constater la chaleur du corps de celui-ci ainsi que l'humidité de sa peau ainsi que de sa couche.

Une fois nettoyé, le lit rafraîchit, le médecin repartit, Zack s'était à nouveau calmé. Puis, alors que les hôtes, leurs sauveteurs, discutaient avec Ian, la douleur se réveilla. Le sédatif ne faisant plus effet, le corps rappelait l'esprit à l'ordre de conscience.

Ni une, ni deux, le semi-mink, se réveilla tout à coup, avalant l'air comme s'il en avait manqué !

Grimaçant en retenant un souffle de douleur, il porta sa main sur son ventre et son flan. Bandés. Que ?! Où était-il ?! Et... qu'est-ce qu'il avait dans le bras ?! Quelque chose était passé sous sa peau, le reliant à des tuyaux, eux-mêmes reliés à des poches étranges et vides. Qu'est-ce qu'on lui avait fait ?! Sandai... son sac ! Ses affaires ! Ian !

Les yeux rouges du sabreur parcourent rapidement toute la pièce pour emmagasiner le maximum d'informations possibles. Son odorat également. Ca sentait le sang. Le sien en partie... Il était dans une sorte de chambre... mais étrange... Il n'aimait pas. Ca lui donnait la sensation d'être enfermé quelque part. Ce n'était pas douillet, pas agréable, ça puait... des produits étranges qu'il ne connaissait pas. Ses affaires... où était son sabre ?! Son sac avec les affaires de sa mère, sa boussole !

Grognant, Zack se leva, mais la tête lui tourna et il fit tomber plusieurs ustensiles bizarres d'une table roulante à côté de lui. Ce truc dans son bras le gênait au plus haut point. Il l'arracha d'un coup pour sortir cette chose de son corps ! Merde, en faisant du bruit, il allait peut-être alerter quelqu'un ! Et il se sentait nauséeux, la tête en vrac, le corps aussi engourdi qu'endolori. Avec un brin d'analyse, certes un peu brumeuse, il avait compris qu'on l'avait sans doute soigné et sauvé même. Mais qu'est-ce qu'on lui avait fait d'autres ?...

Il renifla sa peau. Elle avait une odeur en plus de la sienne. Il était nu aussi. Ses affaires, bon sang ! Ah... Là, à côté. Il voyait son bermuda. Déjà d'un. Il l'attrapa et l'enfila, lentement... Zack détestait cette sensation étrange dans sa tête et son corps. On l'empêchait de pouvoir réfléchir et de se mouvoir normalement ! D'autres odeurs, plus diffuses... Ah le reste de ses... Ehhhh ?!

Son gilet ! On lui avait découpé son gilet !!! Alors ça non !... Atelier couture à venir...

Soupirant longuement, le jeune métis attrapa le reste de ses vêtements et monta, chancelant, dans les escaliers. Dans son état, un individu lambda aurait sans doute perdu à nouveau connaissance. Mais pas lui. Son instinct de survie primait et emportait tout, accompagné de sa volonté en acier trempé, malgré le brouillard général qui le tenait. L'ascension lui parut interminable, et pourtant, à peine une minute après, il débarquait dans une pièce où se trouvait Ian, deux hommes et une femme. Les odeurs étaient celles d'un repas. Petit déjeuner. Son estomac eut la première parole avant tout, bruyante, sonore, une classe incroyable. Mais ce n'était pas ça qui allait le dérange, là maintenant tout de suite.

Le regard rouge de Zack se posa avant tout sur Ian. Il était là, et vivant. Mais... en lieu et place d'un mot sympathique ou autre, la première phrase véritable du jeune sabreur fut :

- Où sont mes affaires ?... Mon sabre et mon sac.

Ian savait l'importance de ces éléments pour Zack. Il fallait que celui-ci se rassure avant tout remerciement quelconque ou contact avec ceux qui, vraisemblablement, les avaient sauvé. Il ne remarqua rien de plus pour l'instant, ni les expressions, les regards ou quoique ce soit de quiconque. Sauf la présence de chacun et leur place afin de pouvoir parer à un éventuel déplacement des inconnus qui lui paraîtrait potentiellement suspect. Probablement que le médecin serait surpris de le voir debout ainsi, et capable de bouger, parler, malgré le teint encore assez pâle de son patient. Et son acolyte aussi, peut-être.

Quand à Ian, nul doute que là... ses réactions pouvaient être aussi multiples que... envahissantes et bondissantes.

Prepare yourself.
Revenir en haut Aller en bas
Ian Wilson
avatar
Pirate
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   Mar 25 Juil - 17:16

Raging Stars VS Lune Noire


Y'a des matins comme ça...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



C'est un gazouillis d'oiseau qui me réveille, venant sublimer l'excellente précision du rayon de soleil qui passe entre les interstices des planches qui composent cette cabane, et qui tombe très opportunément sur mes paupières closes. Je grommelle, papillonnant des yeux et levant une main pour abriter mon visage de ce trait de lumière qui m'a tiré des limbes. Sitôt, l'engourdissement généralisé de mon corps se mue en une douleur sourde dans mes muscles qui achève de me faire émerger complètement.

"ATCHAAAAAAAA !!!!"

Cet éternuement imprévu réveille la multitude de petites souffrances qui me parcourent. En même temps, je n'ai qu'un mince drap de lin pour couvrir mon corps de rêve uniquement vêtu d'un calecif à rayures, ce qui explique la sensation de froid. J'ai la tête prise dans un étau, la bouche pâteuse, des relents de rat crevé derrière les amygdales, et la très nette impression d'être passé sous un train. Avec une infinie lenteur, je balaye du regard la petite chambre dans laquelle je n'ai aucun souvenir d'être entré. Oh, ce n'est pas la première fois que je me réveille dans un lieu totalement inconnu, loin de là. La faute au rhum... Je ne m'en formalise pas plus que ça. La cervelle trop ensuquée pour réfléchir si tôt le matin, je me contente de vérifier distraitement qu'aucune femme ne se planque sous les draps, des fois que... Ah non. Pas cette fois, hélas...

Je me lève, les yeux ensablés, les paupières plus lourdes que la conscience d'un ministre de l'économie, et j'enfile mon froc qui a été soigneusement plié par une âme charitable. Ah ça, j'en suis sûr : c'est forcément quelqu'un qui s'est occupé de moi. Parce que le dernier qui m'a vu ranger quelque chose, il est pas jeune... J'ai à peine bouclé ma ceinture que je me met à l'arrêt tel un chien de chasse. Une odeur délicieuse s'infiltre dans mes naseaux dilatés, réveillant une fringale monstrueuse et un réflexe aussi reptilien que pavlovien : Je me met à saliver, un sourire de bienheureux sur le visage. Illico, j'enfile mes sandales et remonte la piste du délicat fumet, promesse d'une nourriture chaude et savoureuse. Je débouche alors dans une petite cuisine dans laquelle m'attend une table couverte de victuailles. Sans même prendre le temps de m'asseoir, je me rue sur la bouffe, dévorant comme un goinfre à et à une vitesse folle tout ce qui passe à portée de mes longs bras.

Dans mon dos quelqu'un tousse.

Je me fige, la bouche pleine, les yeux écarquillés par la surprise.

Je tourne lentement la tête, et tombe nez à nez avec un couple des plus étranges : un véritable mastodonte velu et viril, que j'ai l'impression d'avoir déjà vu quelque part, en train de prendre le thé avec une jeune femme aussi grande que moi, à l'air sauvage et forestière, vêtue d'une armure de cuir qui couvre juste assez son corps pour ne plus être considérée comme une armure de poils. Je devient instantanément rouge comme une brique, mon regard libidineux se faisant happer par la gravité du galbe profond de la vallée des merveilles qui s'étend sous mes yeux... Puis je réalise que je suis infiniment ridicule. Je déglutis donc avec difficulté, puis tousse légèrement pour reprendre une contenance.

"Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu...



Salut, ça va ?
"

C'est à ce moment qu'un jeune homme aux cheveux blanc et à l'œil rouge débarque à son tour, et m'informe que mon ami est guéri.

Tout se remet en place d'un coup. Ce type nous a aidé, Zack et moi, et vient visiblement de le soigner. J'identifie aussi le grand mec baraqué comme le propriétaire de la cabane où nous nous sommes réfugiés, ce qui signifie que nous sommes probablement dans la forêt. Le jeunot me place d'autorité un bol de nouilles dans les mains, et la faim l'emporte assez vite. Je me remet à dévorer comme un ogre, et il me faut une grosse seconde et demie pour le siphonner intégralement.

"'Erhci !! 'Erchi in'i'ni'ent, 'ec !!!"

C'est vrai que la bouche pleine, on ne prononce que les voyelles.

Repus, je lâche un profonde soupir de contentement, et me laisse tomber sur une chaise, me massant les tempes tandis que la migraine s'efface progressivement sous l'effet du glucose qui revient dans mon organisme, et de l'eau douce qui le réhydrate.

"Combien de temps j'ai dormi ? Et on est où exactement ?"

C'est le grand type baraqué qui répond, de sa voix grave de grand mâle au fond des bois.

- Environ une journée, et c'est pas cher payé vu l'état dans lequel vous êtes arrivés. Je suis Ripe, et vous êtes chez moi, en sécurité... Enfin, autant qu'on peut l'être sur l'île de Syrup.

Je le remercie et le salue du même geste, d'un signe de tête franc. C'est plus pratique, je fais qu'un voyage. Je soupire à nouveau, remettant de l'ordre dans mes pensées, et bâille si fort que j'offre malgré moi une vue imprenable sur mes amygdales, mes poumons et mon gros côlon. Notre hôte se présente : Hizamo Azsuna. Il demande aussi bien évidemment que je lui retourne la politesse. Je m'étire longuement, tente vainement de me recoiffer, et fini par lui tendre une de mes mains ravagées.

"Ian Wilson, 25 ans, ..." - je tourne brièvement la tête pour regarder la jeune femme à laquelle je fais un clin d'œil assorti d'un petit sourire en coin - "... célibataire..." – je retourne vers mon premier interlocuteur – "... et libre comme l'air ! Effectivement, on t'en doit une belle, mon pote. On a eut une dure semaine, c'est le moins qu'on puisse dire... Merci encore, mec ! Dis moi, comment va ..."

Et à ce moment précis, devinez un peu qui franchit la même porte, le teint plus pâle que le cul d'une bourgeoise de North Blue et l'air aussi maussade hargneux qu'un tigre dont on frotte les testicules avec des orties ?

"ZACK !!! T'es vivant !!! Bon sang d'banzaï, tu m'as fait une de ces trouilles !!!"

Un sourire radieux de pur bonheur s'étend de mon oreille gauche à mon oreille droite. Toute douleur, toute lassitude semble m'avoir quittée. Ah ! Ça me fout une de ces patates de le voir debout !!! Je me lève d'un bond, prêt à serrer mon meilleur poteau dans mes bras grand ouverts...

Et me fige quant il me demande où sont ses affaires. Je ne bouge plus d'un cheveu, tandis que mes neurones traitent la demande avec leur lenteur habituelle. Je réalise alors que j'ai toujours sa boussole, celle qu'il m'a confiée, accrochée autour du cou. Je l'enlève et la lui restitue.

"Tiens, déjà ! Je l'ai pas lâchée... Et t'inquiètes ! J'ai touché à rien ! Tout est à sa place, bien rangé sur le..."

Mon sourire s'évapore comme neige au soleil à mesure que je réalise la situation.

"... bateau..."

… qui doit avoir été investi par la Marine à l'heure qu'il est, puisque comme le plus suprême des connards que je suis...

"... que j'ai amarré … au port... hier... avant que les gens n'appellent la Marine..."


Oh monde de merde...


Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ile Syrup : Raging Stars VS Lune Noire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Un Vent de Liberté [Libre]
» Premier pas dans le nid d'amour de Cupidon. (16/09 - 21h00)
» Reprise de la peinture: quelques figurines
» La vie n'est pas un cadeau du ciel, c'est juste une obligation. | Lune Noire.
» petite retrouvaille en famille![pv Nuage de Lynx,Lune Noire et Nuage de Sucre(Requiem Oublié si tu reviens)]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
One Piece Shin Jidai :: Les mers :: Les Blues :: East Blue :: L'Archipel des Gekko-
Sauter vers: