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 Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)

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Snow Dust
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MessageSujet: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Dim 9 Juil - 13:46






Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre.





Bon, je suis sur un bateau, déjà, on se demande ce que je fais sur ce bateau qui est d’ailleurs un bateau de la marine, vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé là, je pense que je suis obligé de vous le raconter alors, sinon, vous allez certainement vouloir me tuer ou me pourchasser. Bon, autant que je vous raconte, c’était un après-midi comme un autre, je me baladais avec mon sabre à la main, autant vous dire que j’étais très joyeux ce jour-là, puis à un moment, j’avais aperçu la marine, donc, la marine était sur cette île, pourquoi vouloir gâcher ma journée qui était si tranquille, je décidais d’aller à leur rencontre, ouais, à leur rencontre, je n’étais pas fou, enfin ce n’était pas une question de folie, juste pour vous dire que voilà, je n'était pas très net dans ma tête, donc j’avais besoin d’un peu d’exercice, donc j’allais m'attaquer aux soldats de la marine. Vous allez sans doute vous dire, pourquoi cet imbécile est parti attaquer les soldats de la marine, et bien, moi que vous appelez l’imbécile, je ne suis vraiment pas tout seul dans ma tête, je me suis même lancé un défi, tué deux soldats en moins de 10 secondes. Bon, pour quelqu’un de mon calibre, c’était un peu suicidaire puisqu’ils étaient beaucoup, j'exagère, je sais, mais bon, la connerie n’a pas de limite, enfin, c’était plus de la folie qu’autre chose. Je m’étais précipité vers les soldats, j’utilisais ma technique “Kage no Hebi” pour surgir discrètement derrière l’ennemi et hop, j’en avais tué un, c’était triste, je pleurais de tristesse pour sa mort ? Non, je pleurais de joie plutôt ! Tuer, c’est mon passe-temps, goûté le sang aussi, mais pour le goûter, faut tuer, donc voilà, je n'essaye pas de vous embrouiller, mais je suis comme ça, mais bon, revenons dans notre histoire. Bien sûr, cela avait alerté les soldats, ils se précipitèrent sur moi et braquent leurs armes sur moi, sérieusement, c’était mieux que je capitule. Il y avait bien une raison pour que je fasse ça dès le début, je savais très bien, j’allais me faire capturer, mais bon, cette raison, je ne vous la divulgue pas maintenant, c’est ce qu’on appelle, un mystère ! Pour vous dire la vérité, j’ai la flemme de vous le dire, pourquoi ? J’ai la flemme, c’est tout, donc me poser plus de questions ! Bref, c’est comme ça que maintenant, je suis sur ce bateau de malheur, ligoté au mât, un garde me regarde, je le regarde, il essaye de me dévisager, je rigole et je lui souris, il commence à venir vers moi en faisant celui qui me commande, qui est au-dessus de moi, si seulement je n'étais pas ligoté, je lui aurai bien coupé la tête. Juste avant qu’il parte, je décide de le faire venir afin de lui glisser un petit mot.

Ta tête est solide, il serait dommage que je la coupe.

Je lui demande de partir, lui, il commence à avoir peur, je lui demande de quoi a-t-il peur, il ne me répond pas, dans ma tête, je suis content, je lui ai fait peur et je suis certain qu’il ne va pas revenir pour me fixer du regard et faire le commandant avec moi. Je patiente encore quand je me dis que mon sabre me manque, je décide d'arrêter de bouger, de fermer les yeux et de faire le mort.
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Ginseng Baodong
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Lun 10 Juil - 20:43

ft. Revan

ft. Snow Dust

Arc I : Premier Sang


Liberté. Tel était le maître mot de notre périple depuis maintenant 2 mois. 2 mois que la main des dieux s'était posée sur nous et nous avait offert le pouvoir d'échapper à nos chaînes. Liberté. Ainsi nous menions notre bateau et nos vies, privés de toutes les attaches que le monde avait osé nous imposer. Nous étions libres. Et c'est une guitare à la main que, en cette belle après-midi ensoleillée, je chantais mon ode à ce droit, qui fait de chaque humain ce qu'il est de mieux.


Nous ne savions pas où nous allions, nous ne savions pas où nous dirigeaient les flots impétueux ou les vagues calmes. Nous nous contentions d'y aller. Et, avec Revan à mes côtés, la vie semblait couler facilement, tranquillement, comme si jamais rien ne pouvait venir nous troubler.  Et pourtant. Il en est de la nature même du monde de ne jamais nous laisser vaquer seuls. Alors, ainsi qu'il tourne sans jamais s'arrêter, il se charge de ne jamais, ô jamais nous laisser tourner en rond, à notre tour. Je venais à peine de terminer ma chanson quand cette évidence me frappa en plein visage. Littéralement en plein visage je veux dire.

- Qu'est-ce que c'est que ce merdier ?!

D'un geste rageur, me redressant de toute ma hauteur dans le petit bateau, dont la voile et le drapeau avaient été repeints à mes couleurs, j'arrachais de mon visage ce qui venait de s'y coller. Dans ma main, semblant bien petit pour des doigts aussi grands, il y avait une sorte de gazette, de journal de nouvelles. Le titre avait, semblait-il, été déchiré lors du trajet, si bien qu'on ne pouvait plus en lire un mot. Il n'y avait que le nom du journaliste qui ressortait : "Cyriel Bonscoop". Un nom que je n'avais jamais entendu auparavant mais que je n'étais pas prêt d'oublier désormais. En effet, les deux pages centrales de ce journal étaient consacrés uniquement à un point. Les nouvelles têtes de la piraterie, toutes les primes les plus récemment ajournées. Et c'était bien ça tout l'enjeu de cette journée, ce qui risquait de briser notre tranquillité, pour le pire ou le meilleur, peut importe. Les cartes étaient redistribuées.

- Grand frère ! Viens voir ! Y'a 4 millions de Berrys sur chacune de nos têtes ! Ils ont enfin envoyé la Marine et les mercenaires à nos trousses ! La loi du plus populaire et celle du plus fort Rev ! Ça commence comme ça ! On va être connus et craints ! Par delà les 7 mers !

Bon, d'accord, je m'emballais certainement un peu. Mais pour moi qui n'avait connu toute ma vie que ces deux lois, c'était un événement ô combien réjouissant. Plus loin, cachées dans les pages, il y avait nos affiches, imprimées au format classique. Magnifiques. À nous deux nous pesions un modeste 8 millions, ce qui n'était pas mal pour deux types encore inconnus du monde il y'avait de cela 1 mois.

 

Réjoui de cette nouvelle, je ne regardais même plus Revan, trop obnubilé par mon affiche. Puisque nous nous étions assumés en tant que pirates, nous attendions ce jour et, maintenant qu'il était devenu réalité, nous avions de la peine à y croire. Sans plus attendre, gai comme un pinson, je me jetais sur le tonneau de Rhum, en éclatant le couvercle d'un coup de poing. Me saisissant du seau qui me servait de verre, je le plongeais bien profondément dedans, pour me rincer le gosier à grand renfort d'alcool fort. Puis je repris ma guitare en main, entonnant un chant glorieux, cette fois à la fierté des pirates, puisque nous faisions désormais officiellement partie de cette grande confrérie.


Enfin voilà. Vous l'aurez compris, c'était la belle vie. Et ce petit incident, en ce qui me concernait en tout cas, n'avait fait qu'améliorer mon humeur de la journée, qui était déjà très franchement au beau fixe. Mais la journée n'était pas encore finie, oh que non. Si l'histoire s'arrêtait ici, elle ne vaudrait même pas la peine d'être lue n'est-ce pas. Et c'est exactement à ce moment qu'elle devient intéressante, au contraire ! Au moment précis où l'on pense que l'action retombe, que l'on se ré-installe dans sa routine ennuyante, voilà qu'arrive l'élément perturbateur, celui qui change une bonne fois pour toute la route du héros ! Cet élément perturbateur, c'était un autre bateau. Mais pas n'importe quel bateau. Un bateau de la Marine, solide, armé, bourré de soldats. Qui naviguait paisiblement au loin. Et qui ne semblait pas nous avoir repérés encore. Le moment était enfin venu ! Cette journée s'annonçait de mieux en mieux. J'étais tellement en joie que la décision n'a pas été longue à prendre. Ma bouche, en un instant, s'est fendue de ce sourire qui terroriserait bientôt le monde entier alors que ma main se posait délicatement sur le pont du bateau.

- Ghost Ship....


Cela prit seulement une dizaine de secondes. En à peine dix secondes, le bateau pirate, arborant fièrement le pavillon noir tranché d'un sourire rouge, s'était volatilisé. Ou du moins c'est ce qu'il paraissait. En vérité, le bateau est ses occupants venaient tout juste d'être rendus invisibles par mon pouvoir. Ce bateau était petit et c'était ce qui me permettait de le faire disparaître intégralement ainsi. Me redressant, je m'approchais tout doucement de l'avant de l'embarcation, tout prêt de ce qui pouvait être apparenté à une figure de proue en pierre. Nous n'étions plus qu'à quelques mètres de nos victimes et, comme prévu, ils ne nous avaient pas vu arriver. Je fis un geste à Revan pour qu'il remonte la voile et que le bateau s'arrête. S'ils ne nous avaient pas vus, ils allaient nous entendre. Me reculant quelques peu, je me saisis d'un boulet, invisible lui aussi, que je ne m'embêtai même pas à charger dans le seul canon du petit bateau. Le navire face à nous n'était pas si grand et, à cette distance, ma force seule suffirait.



Un rire sinistre venait d'éclater sur la mer, semblant provenir de nulle part. Les soldats présents sur le navire de la marine se retournèrent immédiatement, cherchant la personne à qui appartenait le rire. L'un deux, le visage blanchissant d'effroi, pointa du doigt un endroit, juste en face de lui. Un sourire écarlate flottait dans les airs. Puis, d'un seul coup, un boulet de canon apparut dans les airs et vint s'écraser au milieu du pont, juste derrière le mât, brisant le plancher du navire. Alors que les regards se tournaient tous vers le sourire, inquiets, une voix s'éleva, douce et aigüe, dans le silence de la mer.

- Grand frère ? Tu ne dis pas bonjour à nos nouveaux amis ?



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Revan
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Mer 12 Juil - 0:28



Extinction des voix !



Nous avions gagné une liberté bien méritée. Gin' et moi, poussé par la grâce divine avions ôter nos chaine pour fuir dans l'océan des possibilités, ensemble. Depuis je n'étais plus autant en colère contre le monde... Certes même de part les mers mon regard ne voyait que ténèbres mais au moins les chaines qui me retenaient avait cédé et le monde s'offrait à nous ! Oui, je n'étais plus seul ! J'avais trouvé plus qu'un camarade et un capitaine durant ce morne épisode de ma vie... J'avais tout simplement trouvé un petit frère ! Je ne saurais vous expliquer pourquoi mais j'en suis sûr maintenant, j'ai toujours eu besoin d'avoir quelqu'un sur qui veiller, quelqu'un sur qui poser un regard protecteur et réconfortant. Peut-être était-ce tous les coups que j'avais reçu durant mon enfance qui me manquaient ou bien était-ce ce sentiment hypocrite de douleur qui me donnait l'illusion d'exister vraiment ? Je vous l'ai dit j'en sais rien je ne suis ni psychologue, ni médecin, je n'ai même pas la prétention de pouvoir vous expliquer la complexité de ma psyché. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'avec mon "nouveau frère" à mes côtés, j'étais pleinement heureux, comme quoi, il ne me fallait pas grand chose, juste un peu d'affection fraternelle et beaucoup d'alcool !

Il faut le dire, sans alcool, j'aurais eu du mal à rester tant de temps à naviguer au grès du vent avec Gin'. Pas qu'il soit chiant, non au contraire même, il pousse souvent la chansonnette pour me divertir, c'est juste que sans alcool, lui aussi m'aurait abandonné ! Vous le savez déjà, j'ai commencé à boire pour faire taire les voix qui s'élèvent presque continuellement dans ma tête, c'était et ça reste aujourd'hui, le meilleur remède qui soit contre la pléthore grandissante des voix qui instille tant d'idées obsédantes dans mon esprit. Mes idées persistantes, innombrables et immorales, il paraît que c'est ça qui fait que la société me rejette. Mais j'aimerais bien les voir dans mon cas, les voir dans ma tête, entendre toutes ses voix m'hurler des ordres, m'insulter... Combien aurait donné fin à leurs jours ? Moi je ne peux pas... Je ne veux pas me suicider, du moins pas avant d'avoir prouvé au monde l'incroyable étroitesse d'esprit de notre société actuelle. Puis j'ai encore le vain espoir que ma famille qui gouverne le monde de la-haut vienne me chercher ! Je serais le plus heureux du monde si je pouvais retourner à Marie Joie auprès "des miens"

Tandis que mon longue-jambes de capitaine chantait, empli d'une joie quasi-euphorique, moi je bougeais simplement la tête de droite à gauche, la gueule béante, affalé au milieu des cadavres de bouteilles vide. La bouteille de rhum que j'avais à la main se balançait frénétiquement entre ma bouche et le ciel, se mouvant au rythme de mes mouvements plus très coordonnées. Je l'ai déjà dit que j'étais un alcoolique chronique ? Ah oui pardon... Ma mémoire me fait défaut ! Je commençais donc cette aventure un bras sur le tonneau de rhum, une bouteille dans l'autre, me trémoussant, déjà bourré au milieu de cadavres de bouteilles. Mais sinon oui la musique était bien... Enfin elle avait l'air... Vous savez, moi dans cet état il me faut un rien pour trouver ça dansant et fun, donc bon ! Pour vous dire, hein, il paraît que je continuais même à "danser" alors que Gin' avait cessé de jouer. Mais bon vous savez c'est lui qui me l'a dit et il a tendance à un peu exagérer ses propos quand ça touche de près ou de loin à sa musique !

Ainsi, tandis que mon frère se recevait un vieux journal en plein visage, mon activité était au beau fixe, c'est-à-dire que boire et danser comme un mec torcher en étant assis c'est pas l'activité la plus épuisante ! Cependant alors que je ne demandais rien à personne Gin' a commencé à s'exciter. À vrai dire, sur le coup, je ne parvenais pas à savoir s´il sautait d'excitation ou si ma vue se brouillait, mais le constat était le même, je le percevais tout flouter, puis il hurlait à m'en briser les tympans :

-Grand-père ! Bien boire ! Y'a 4 millions de têtes ! Ils ont enfin balayé ! La Marine et les mercenaires vont prendre nos trousses ! La loi plus pop, du plus laid et celle du plus porc, Rev ! Ça commence comme ça ! On va être Cornu et peint ! Par delà les 7 mères !

Je sais ce que vous vous dites : "ouoououou ! Du calme garçon ! Qu'est-ce que tu nous baragouine ? C'est pas compréhensible ton charabia !" C'est un sérieux cas ce gars, faudrait que je prenne le temps de lui apprendre à parler un jour ! Mais bon pas aujourd'hui... Ça n'aurait pas été concluant vu tout l'alcool que j'avais bu ! Non mais c'est ça en fait ! Il est saoul ! Cette joie excessive, débordante, couplé à une incapacité à avoir un discours cohérent ... Il est bourré c'est sûr ! Et tandis que je restais muet, laissant mon raisonnement se construire je le lâchais du regard pour le poser sur ce qui m'entourait. Partout autour de moi jonchaient des bouteilles !

~Oh le saligaud ! Il a sifflé toutes les bouteilles ! Ah heureusement qu'il me reste cette bouteille !~

Me dis-je en laissant vagabonder mon regard, une expression hagard affichée sur le visage avant que le réconfort n'y prenne place lorsque je vis ma bouteille en main. Puis, alors que j'allais porter le goulot de ma bouteille aux lèvres, oubliant totalement le raisonnement qui m'avait mené à cette situation, je fus déséquilibré. M'écroulant au sol suite au geste de Gin pour ouvrir le tonneau de Rhum, je restais allongé aux sol, hagard pendant plusieurs minutes ne remarquant même pas l'alcool s'écouler sur mes vêtement et sur le plancher de notre petit navire. À vraie dire, je ne me rappelle plus vraiment pourquoi j'étais rester ainsi à fixer la proue de pierre qui me servirait d'arme pour de nombreux assauts futurs. J'étais simplement une loque dont l'esprit dérivait entre la conscience et l'inconscience. Alors bon, la musique, ma position, le navire en approche dans l'horizon... Tout ça était si futile et dérisoire en cet instant pour mes pauvres neurones !

Et alors que je fixais ce bloc de pierre la magie s'opéra et ce que je fixais disparu, comme tout le bateau d'ailleurs. Alarmé, je le fus sur le coup, comme vous ! C'est seulement après avoir retrouvé une position assise, et avoir rapidement reconnectés les neurones que l'alcool avait désolidarisé, que je fis le lien entre la disparition totale de tout ce qui m'entourait et le nouveau pouvoir de Gin qui se tenait devant moi... Enfin, devant moi... Je dis ça mais j'en sais rien... Au final, lui non plus je ne le voyais pas ! Non mais pour quelqu'un qui ne serait pas aussi habitué que moi je vous jure ma situation relèverait du "bad trip" ! Vous avez déjà nagé... Sans bouger ? Et en étant pas dans l'eau ? Attendez je reformule la question ! Avez-vous déjà eu l'impression étrange et onirique de flotter au-dessus des flots ? Car pour moi c'est devenu une situation normale et récurrente même si mon précédent étonnement peut contre alimenter mon propos ! Et je vous jure... Je ne suis pas toujours déchirer ... Promis !

Son rire s'éleva alors, puis un énorme bruit de fracas me fit sursauter. Chancelant, je m'agrippais au mur invisible sur lequel j'étais adossé pour me lever. Puis voyant apparaître, de nul part, le sourire écarlate de mon capitaine, je me mis en marche vers ce dernier pour finalement lui donner, pour toute réponse à son interrogation, une situation malaisante de plus à vivre... Heureusement que personne ne pouvait nous voir. En effet, dans mon périple mon pied se prit dans l'un des noeuds du cordage servant à hisser la voile, déstabilisé une fois de plus, je percutais la jambe droite de Gin' frappant, sans le vouloir, violemment ma tête contre l'arrière du genou de mon "géant" de frère.

Etalé au sol contre la jambe de l'homme-invisible, je marmonnais d'une voix rauque, cassé par l'alcool :

-T'es trop théâtrale, frère ! Va droit au but ! Tes états d'âme, ils s'en tapent tous... Tout le monde s'en tape, même moi aujourd'hui !

Enfin du moins c'est ce que j'ai voulu dire, la réalité est peut-être tout autre !



C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E




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Snow Dust
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Mer 12 Juil - 0:46






Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre.





Ok, pourquoi il a fallu que je sois dans ce bateau, déjà, juste ma position, j’en avais marre, mais bon, le bateau, je le vois se faire attaquer. Franchement, il n'aurait pas pu choisir un autre jour, je suis sur le bateau quand même, sans oublier le boulet de canon qui a réussi à me délivrer, mais qui m’a quand même raté de peu. J’ai failli mourir sans avoir pu goûter au sang de tous les soldats de la marine qui sont sur ce bateau, mais le destin en a décidé autrement, bref, maintenant que je suis libre, je vais aller chercher mon sabre, bah ouais, mon sabre, je ne peux pas le laisser, c’est quelque chose qui m’aide dans la vie, comme trancher la gorge des personnes, tuer, enfin beaucoup de choses.

Je me dépêche d’aller chercher mon sabre tout en esquivant les soldats, enfin, quelques soldats, la plupart étaient réunis vers l’endroit ou le boulet de canon est apparu. Bon, j’avoue avoir eu de la chance, j’ai trouvé mon sabre dans la 3e salle que j’ai visité, je peux vous dire que par contre, je n'ai pas eu de chance pour la 1re salle. LA 1re salle, elle était bourrée de soldats de la marine, ils m’ont vu, j’avoue avoir fermé la porte très vite et je me suis caché dans un tonneau en attendant qu’ils passent. Mon sabre, il est à côté d’un trésor, vous avez bien entendu, un trésor ! Je commence à sourire, je me dis qu’il faut que j’amène ce trésor avec moi, mais comment faire. Je vois que le trésor, c’est plusieurs fourrures et des cornes. D’un coup, une idée m’illumine et je peux vous dire que quand une idée m’illumine, c’est qu’elle va marcher. J’avais pris des couteaux dans la 2e salle qui était la cuisine pour les mettre sous mon gilet qui avait plusieurs emplacements pour les couteaux.

Je mets les fourrures sur moi et je tiens les cornes avec mes mains et bras, mais avant de prendre les cornes, je prends mon sabre en le mettant sur mon dos, puis je casse la porte pour aller jusqu’à ou l’attaque a eu lieu, je ne sais pas pourquoi j’avais fait ça. Sérieusement, je commence à avoir une envie folle là, veux répandre du sang, tous ces soldats de la marine, mon envie de meurtre, fallait qu’elle se calme, sinon, j’allais clairement faire une connerie.

Bon, j’en ai marre de me contrôler, je vais aller les pulvériser.

Je commence à partir en direction de tous les soldats, arrivée au lieu de l’attaque, putain, le soldat, juste devant moi qui ne m'a pas vu, je le vois, il sent la peur, il ne peut plus bouger, il est à ma merci, j’ai une soif de sang à étancher. Je lâche les cornes pour ensuite prendre mon sabre et utiliser ma technique Kage no hebi, il ne s’attend même pas à mon attaque, je l’avais touché, il était tombé raide, c’est sur, il est mort. Je commence à rigoler sournoisement, là, je me sens dans mon élément, je commence à sourire, les soldats ayant entendu que j’ai rigolé commencent à paniquer, ils sont cernés des deux côtés, soit la mer, soit ma présence. Je commence à me jeter sur eux, j’en combats deux à la fois, mais bon, les deux sont faibles, je m’en défait rapidement pour ensuite en prendre l’un des deux et écraser sa tête sur le sol, je lui plante mon sabre dans son estomac, le sang qui gicle sur mes mains, je commence à le goûter, ça fait du bien, vous ne trouvez pas. Je reprends mon sabre pour le lancer sur le deuxième soldat, touché en plein cœur, je m’avance vers lui pour reprendre mon sabre, son sang qui a coulé sur ma lame, devinez quoi, je le goûte aussi, un délice ! J'entends des rires sinistres, serait-ce l'appel du diable ? En tout cas, je suis séduis par cet appel. Ces soldats, ils sont encore beaucoup à se dresser devant moi.

Le sang, un goût extraordinaire ! Dites, je peux goûter le vôtre aussi ?! *rire diabolique*

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Ginseng Baodong
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Jeu 13 Juil - 17:45

ft. Revan

ft. Snow Dust

「 Arc I : Premier Sang 」


C'est avec une tristesse incroyable que je regardais le bateau de la Marine. Ce bateau duquel nous étions étrangement beaucoup trop proche. Même carrément trop proche puisque nous venions de le percuter par le flanc. La proue de pierre, positionnée en avant de notre bateau, avait percuté en premier et nous avait donc stoppé net, ce qui avait sauvé notre petit voilier, il faut le dire. Non, ce qui me rendait vraiment triste, c'était que cette proue était restée inanimée. Ouais, normalement c'est Revan qui est censé entrer en osmose avec elle et tout détruire sur son passage. Le problème étant que mon acolyte n'était absolument pas entré dans la proue puisqu'il était allongé, étalé contre ma jambe qu'il avait percuté quelques instants plus tôt. Encore bourré. Y'allait falloir trouver une solution contre ça, parce que premièrement c'était pas sérieux et deuxièmement ça faisait complètement foirer mes entrées théâtrales. C'est d'ailleurs ce que je crus comprendre dans son discours mal articulé et incohérent, que j'étais trop théâtral. Une nouvelle fois, il avait réussi à tout faire capoter et de la plus ridicule des manières.

- T'es sérieux là ? Tu pouvais pas faire juste un effort ? C'est notre premier abordage d'un bateau officiel de la Marine, t'aurais pu soigner ça... Je te préviens, à la prochaine escale je te rachète pas de rhum !

Au fur et à mesure que je l'engueulais, notre bateau réapparaissait sur l'eau, ainsi que nos deux corps. Là où la situation était étonnante, c'était que, malgré mon attaque, aucun soldat n'était tourné vers nous. Bordel. On venait quand même d'apparaître de nulle part au milieu des flots et personne ne s'intéressait à nous ? Et c'est en balayant du regard le navire ennemi pour comprendre que je l'ai vu. Un petit mec, habillé avec une bonne vingtaine de peaux de bêtes et de fourrures déjà couvertes de sang, armé d'un sabre, en train de défier tous les soldats présents. C'est qui cet emmerdeur qui vient nous voler la vedette ? Et puis il sort d'où d'abord, c'est un bateau de la Marine ça ! On est censés affronter les gentils, il était pas compris dans le contrat lui ! Décidément, aujourd'hui rien ne va. C'était censé être notre grand début, notre premier fait d'éclat et voilà que ça tourne de plus en plus au ridicule ! Vous ne me connaissez pas encore bien, mais cela va venir. Et vous saurez que je ne supporte pas que les gens se moquent de moi. Regardez les ces soldats, à se désintéresser de nous ! Je sais qu'ils nous en veulent, je sais qu'ils nous méprisent ! Je suis même certain que dans leurs rangs, face à l'autre cinglé, ils sont en train de comploter pour nous retourner la tronche et mettre fin à notre aventure. Ces sales rats. Ils sont comme les autres, ils ne veulent que ma mort. Et ça, c'est inacceptable.


D'un seul coup, je repousse Revan, énervé comme rarement. Alors comme ça ils veulent me planter un couteau dans le dos ? Ils allaient voir ce qui allait se passer. Ils ne sont pas prêts à moi. De l'autre côté ils sont encore à l'arrêt, la scène semblant comme figée, les deux camps se jaugeant. En vérité, je crois que tout ça s'est déroulé en à peine une dizaine de secondes mais pour moi c'était beaucoup plus long... Je suis reparti à l'arrière de notre navire, où j'ai saisi une de mes armes, la lame qui s'accroche sur le dessus de la main. Lame d'assassin qu'ils appellent ça. Des conneries. C'est une lame de boucher. Je me retourne en direction du bateau des autorités et je commence à courir. C'est de là que j'ai sauté. Dans un fracas incroyable, j'ai atterri au beau milieu de leur bateau, plantant un soldat au passage. Ses camarades semblaient soudainement intéressés par moi. Et en plus ils étaient bêtes. Suivant la commande de leur chef, un petit sous-officier de merde, la moitié d'entre eux se ruèrent vers moi. Ce fut un véritable massacre, un de ceux que je savais apprécier. Je me tenais debout sur le corps de ma première victime, un grand sourire affiché sur mon visage de craie. Le plus rapide de mes assaillants fut accueilli d'un grand coup de pied sous la mâchoire, qui le fait décoller. Aussi vite qu'il s'était envolé à plus de deux mètres, j'avais planté son suivant. Et de 3 cadavres. En quelques secondes. La situation avait dégénéré aussi vite que ça. Je balayai les trois d'après d'un grand coup de pied latéral, avant de me retourner pour propulser mon talon dans le ventre d'un autre, qui fut projeté en arrière, en direction de l'autre groupe de soldats, occupés avec le petit aux fourrures. C'était en train de devenir un bordel monstre alors que les soldats continuaient de me foncer dessus. Ce qui ne changeait rien. Il n'était pas assez fort. Ils périssaient tous sous les coups de ma lame ou de ma jambe. Et c'était plaisant.

- Misérables larves... Comment avez-vous osé comploter contre moi ? Vous êtes aussi fourbes que le reste du monde, je sais que vous m'en voulez ! Ne niez pas ! Mais cela ne sert à rien. Vous êtes trop faibles pour moi.

Un petit monticule de corps, vivants ou blessés, s'était formé juste devant moi, alors que je ne voyais plus d'assaillants. Ils restaient en retrait, ils hésitaient désormais. Je crois qu'ils avaient peur. Oui, ça sentait la peur. Ce sentiment exaltant de se sentir supérieur, ce frisson de bonheur devant la domination qu'on impose dans le regard d'autrui... Hmmmm. Je ne l'avais pas ressenti depuis si longtemps désormais... Bordel ce que c'était exaltant. Doucement, sifflotant légèrement, j'avançais, pour passer devant le petit tas. Puis, en regardant le chef du bateau droit dans les yeux, je me jetais en arrière, pour m'asseoir sur eux, comme dans un fauteuil. La scène, vu de l'extérieur, devait être assez affreuse à vrai dire. De me voir moi, assis sur un monticule de corps, mon éternel sourire déformant mon visage, devait être plutôt traumatisant. Et c'était le but. J'avais certes raté mon entrée théâtrale, mais ma mise en scène actuelle était parfaite. Ou presque. J'avais remarqué quelque chose juste sous ma main droite. Un escargophone, du genre que les soldats de la Marine trimballent pour faire leurs rapports. Vous savez, ceux qui enregistrent tout ? Une idée avait germé en moi. Je m'en saisis, avant de l'allumer et de le porter devant ma bouche.

- Rapport de bataille n°1. Ginseng Baodong à l'appareil. Mais appelez moi Smile. Je suis le Capitaine des Rocking Smiles. Vous ne nous connaissez pas encore vraiment, mais peut importe. Je suis actuellement assis sur une bonne dizaine de soldats. Vous m'excuserez, j'ai pas les chiffres précis, j'étais dans le feu de l'action. J'ai votre attention là ? Alors écoutez. Nous sommes des libérateurs. Et ce monde entendra bientôt parler de nous. Vous feriez mieux de vous préparer. Shihihihihihihiiiiiiiiiiiiii.



L'enregistrement à peine fini que j'avais lâché le petit objet, laissant ma tête partir en arrière dans un fou-rire cruel, les mains couvertes de sang posées sur mes accoudoirs humains. C'était ici que tout commençais. Pour nous. Et c'est là que tout finissait. Pour eux. Mais il y avait un troisième élément dans l'équation. Je ne l'avais pas perdu de vue durant mon combat ou mon enregistrement qui avait servi de discours. Je continuais à l'observer, combattant contre d'autres soldats en face de moi. Que c'est bon d'être puissant.



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Revan
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Dim 16 Juil - 0:25



Se la couler douceur ou être noyé de paroles ?




Je ne vous demande pas de vous apitoyer sur mon sort, juste d'essayer de me comprendre ! Pourquoi donc, croyez-vous que mon sens de l'équilibre soit actuellement en berne, mis à part l'invisibilité totale du navire, les remous des flots, et le fait que notre frêle embarcation soit venu percuter de plein fouet le "bâtiment" de la Marine ? Bingo ! L'alcool ! Alors je pourrais vous dire que c'est mon péché, mon vice, c'est surement ce que pense la majorité des gens d'ailleurs, mais la vérité c'est que dans mon palais tout alcool est aussi fade que de l'eau. Alors non, je ne bois pas par "passion" ou pour me donner un genre, non je ne prends pas de murge par plaisir... Je le fais pour le bien commun, je bois pour raison thérapeutique, afin de faire taire les milliers de voix qui résonnent dans ma tête et qui ne demandent qu'à prendre le contrôle de mes actes. Vous me trouvez faible d'esprit ? J'aimerais bien vous y voir... Vous seriez certainement aussi perdu et démuni qu'un bébé abandonné au bord d'une route. Oui, c'est ce que je suis... Un humain ayant perdu tout libre arbitre. Je n'ai certes pas de chaine, mais la pire des geôles se trouve en moi, dans mon cerveau ! Une prison si bruyante si contraignante, que je ne peux pas me retrouver un seul instant en paix avec moi-même, hormis quand je bois.

Alors oui, mon état n'est peut-être pas très glorieux, mais je vous promets qu'il vaut mieux me voir bourré que sobre, surtout depuis notre fuite de l'asile. Affalé au sol, contre Gin, je tentais de me concentrer. Aucune voix ne raisonnaient dans ma tête, c'était un vrai délice ! Mais bon, pour goûter à ce plaisir, j'avais réduit toutes les facultés de mon corps. Vision, audition, perception... Tout était troublé en un seul sens grossier. Cependant, même si je n'entendais pas vraiment Gin, l'éponge à émotions que j'étais, ressentais sa grande fébrilité. Je ne fus donc pas trop surpris de manger un petit coup de pied qui me fit rouler jusqu'à la rambarde. Quand je posais ma main sur le bois sculpté, je secouais la tête, fermant mon œil gauche un instant pour fixer la vison morne floue et oscillante qui se dressait face à moi. Puis avant que je ne puisse me rendre compte que je revoyais justement le bateau, mon œil capta une ombre du coin de l'œil suivit d'un appel d'air. Vous vous doutez bien de ce qui se passe... Qui a agi et pour faire quoi. Je ne vais pas vous narrer ces exploits, de toute rien vu et je doute qu'il soit aussi compétent que l'exploit qu'il m'a compté le laisse entendre... Mais je ne me permettrais pas de le traiter de menteur, c'est mon frère... Je dois avoir confiance en lui... Je dois le croire !

Mais mon combat était tout aussi périlleux et intense, faut pas croire ! Non, je n'étais pas dans la mêlée à égorger ou frapper des soldats, mais je me battais pour me lever. Non, je n'avais pas mis la main sur un trésor ou laissé un message à la postérité, mais je me tenais, presque dignement debout, les deux bras posés sur la proue en pierre, le regard dans le vide... J'étais presque en osmose avec moi-même, l'alcool agissant sur mes synapses, une souvenir sporadique m'apparut.




Son sourire... Son rire, sortit mon esprit de sa torpeur. Je le voyais parfaitement, celui envers qui mon frère et moi vouons une haine innommable ! Il était mort pourtant son souvenir me hantait, sa seringue me faisait frissonner et le plus terrifiant... Sa voix commença à résonner dans ma tête ! Les yeux écarquillés, je n'en revenais pas. J'ai eu beau me mettre des claques, et me coller le visage contre la roche froide constituant la proue, je continuais à l'entendre. J'étais, sur le coup fou de rage ! C'est ainsi que pris d'un élan de folie, j'ai balancé mon profil droit contre la roche, mais à mon grand malheur mon crâne ne se fracassa pas contre la roche. À cause de mon pouvoir, et de ma maîtrise très approximative de ce dernier vu mon taux d'alcoolémie, j'avais échappé à la mort, me retrouvant simplement assimilé à la proue. Mais si j'attendais la délivrance par une méthode aussi radicale que la mort, c'est que je ne voulais pas avoir son visage en tête, c'est que je ne voulais plus entendre sa voix. Vous l'aurait donc compris mon affinité avec la pierre ne m'avait pas aidé pour le coup et elle n'aiderait personne dans les alentours !

En effet le problème subsistait, et ma rage grandissait. Le rire de mon ancien tortionnaire s'arrêta alors brusquement et je l'entendais me chuchoter "à l'oreille" :

-Quel genre de grand frère laisserait son petit frère prendre des coups à sa place ? Quel genre de monstre es-tu ? Tu ne chasses que pour toi... Tu ne vis que pour toi et tu te caches derrières des voix inexistantes ! Tu es un incompétent, c'est tout ! Fait juste gaffe à ce que je ne remette pas la main sur ton unique famille... Cette fois-ci tu ne le reverrais plus jamais ! Bobobobobobo ! Bobobobobo !

Son horrible rire avait repris de plus belle et je ne pouvais le supporter ! Étais-ce l'alcool ou ma propre psychose qui m'avait fait subir cette hallucination ? Peu importe tout ce qu'il faut retenir c'est que ça m'avait mis hors de moi et que je n'avais que ma colère pour me guider sur le moment. Face à moi, il y avait ce bateau, qui empêchait mon "navire" d'avancer. Honnêtement, j'étais si furieux que je n'avais pas fait gaffe aux voiles du bateau qui me faisait face, ni à l'effervescence de la bataille qui s'y dérouler. Mon esprit voulait juste et uniquement : Détruire ! Il était focalisé sur cet unique but !

Alors, je commençais à remodeler la roche. Oh ! Rien de bien grandiose, à vrai dire, je ne me rappelle, actuellement plus vraiment, la forme que j'ai voulu donner à la roche, peut être une baleine ? Ou peut être rien du tout d'ailleurs ! De toute façon c'était clairement pas dit que le résultat final ressemble à quelque chose vu mon état, la seul chose certaine c'est que j'avais propulsé notre nouvelle proue sculptée en plein dans la coque du navire. J'avoue, j'avais voisé le mat... Mais je n'étais pas un bon tireur ! Et puis c'était pas plus mal détruire la coque ferait très certainement couler le navire, à moins que la poudre gardée dans la cale ne fasse exploser le bateau... Après tout c'était une possibilité ! Mais j'étais trop énervé pour me préoccuper de tels détails. Les conséquences de mes actes, même sur mon propre navire n'était que broutilles à mes yeux, la seul chose qui comptait c'était détruire et sauver Gin des griffes de l'éternel docteur Boskarov !



C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E




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Snow Dust
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MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Mer 19 Juil - 16:44






Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre.





Cet homme qui se tient ici en face de moi, il m'intrigue. Comment puis-je expliquer que sa présence me met à l'aise. Je ne sais pas comment vous le dire, mais quand je le regarde, j'ai envie de meurtre. Sa voix, elle me séduit. Ce son, serait-ce le diable ? Je n'en sais rien, mais elle augmente ma soif de sang, j'ai encore plus envie de meurtre que tout à l'heure. Il m'observe, cet individu ressemblant au Malin. Je me dis que je dois le connaitre encore plus, pourquoi ? Et bien, pour moi, il est le mal incarné. Ma vie a été rempli d'ennui jusqu'à maintenant, je tue, je ne fais que cela, mais pour quelle raison ? La raison du pourquoi je tue, c'est le plaisir, la soif, je bois de l'eau comme tous les autres, mais chaque jour, il y a plus de sang qui rentre dans ma bouche que l'eau. Serais-je devenu dépendant du sang ? Oui, vous avez tout à fait raison, je suis un alcoolique du sang. Je décide d'attaquer à nouveau les soldats pour être certain que plus aucun autre soldat ne puisse bouger. J'ai une autre envie, celle de plaire à cet homme. Je trouve que le sang qui coule sur le bateau n'est pas assez. Il faut en rajouter encore plus, j'accoure vers les soldats, j'en tranche un, puis un autre et ainsi de suite jusqu'à ce que le nombre de soldats diminuent. Bien sûr, il faut que je fasse mon cercle avec tout le sang que j'ai fait couler, je commence à faire le bout de mon cercle, je commence à rigoler, je ricane même. Ce rire sournois qui veut tout dire, quel victoire, quelle tuerie. Je suis fier de moi et de tout le sang que j'ai fait couler, il faut que je me dépêche de finir ce cercle, un homme attend ma venue.

Je vous salue, le Diable en personne, je suis le bourreau et désormais le vôtre. Si vous le permettez, je vous voue allégeance. *chichichichichi*

Je me demande juste, est-il tout seul ? Je ne pense pas qu'il soit tout seul, il doit avoir une espèce de serviteur, un homme qui l'aide à naviguer dans ces mers, si c'est le cas, j'ai hâte de rencontrer cette personne. Je me dis qu'il ne va pas refuser mon offre, dans ces mers, certains disent que le mal est partout, mais pour moi, le mal n'est pas partout, puisque le mal est devant moi. J'ai fini mon cercle, je décide de m'asseoir au centre du cercle et là, je pense que pendant un moment, on aurait cru percevoir la présence d'un serpent, un serpent maléfique, on dit que le serpent est le signe du mal, si c'est le cas, alors je suis le mal. Ce qui veut dire que le mal est donc partout, cela veut dire que j'ai faux. En naviguant dans ces mers, j'apprends des choses, j'ai appris que je n'ai pas raison à chaque fois, donc si je dois connaître les vérités sombres de ce monde, je le ferai avec plaisir. Pourquoi suis-je comme ça ? Pourquoi je me pose maintenant ces questions ? C'est vrai que dans ma tête, il y a plusieurs voix, plusieurs personnes. Ces voix sont un remède pour moi, j'adore ces voix, je les écoute, ils rigolent avec moi, ils s'excitent avec moi, je les aime ces voix. Alors, en attendant la réponse de la personne qui se tient devant moi, assis sur plusieurs corps de soldats, je continue de le regarder avec admiration. Une grosse secousse, c'est qui l'auteur de cet action ? Certainement son deuxième compagnon, alors j'avais raison, il n'est pas tout seul, je souris encore plus à l'idée de rencontrer ce deuxième personnage.

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Ginseng Baodong
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Pirate
MessageSujet: Re: Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)   Mar 25 Juil - 1:12

ft. Revan

ft. Snow Dust

「 Arc I – Trois petits cochons... 」


- Je vais devoir refuser ton offre. J'ai pas vraiment besoin d'un morveux buveur de sang.

Ma réponse était tombée au bout d'une petite minute après que la proposition m'ait été faite. Non pas que j'avais hésité, au contraire ma réponse, bien que retardée, était aussi spontané que si elle avait été immédiate. Non, c'est simplement qu'il s'était mis à tracer un macabre cercle de sang au sol, riant de sa propre horreur, regardant le monde avec des yeux vides, comme s'il pensait à des choses qui le dépassaient. Il était intéressant. Si j'avais répondu de cette façon, c'est parce que je sentais qu'il pouvait m'en donner plus. Je voulais lui faire comprendre que je désirais bien plus qu'une coquille vide qui tue pour moi. Il n'était pour l'instant qu'un chien fou, qu'un animal assoiffé ne pensant qu'à s'abreuver. Rien ne semblait le guider, rien ne semblait importer pour lui, outre le fait de tuer. Mais il avait dans le regard cette innocence des gens qui ne vivent que pour eux. Une innocence qui finit toujours par se transformer en tristesse si l'on n'y fait rien. Et c'était ça mon rôle ici, avec lui. Le sauver. Empêcher que cette innocence ne devienne de la douleur.

BOUM

Un bruit sourd, suivi d'une forte secousse et d'un nuage de fumée venait de me tirer de mes pensées. Quelque chose venait de transpercer violemment le bateau, en plein centre, pile entre le jeune fou et moi. Bien sûr, toute la théâtralité que je venais de mettre en place s'effondra, littéralement. C'est donc une fois les fesses par terre, mon trône humain en pièces, que je compris ce qui venais de se passer. Il n'y avait qu'une seule personne sur terre qui avait un tel don pour gâcher mes grands moments et pour tous les rendre ridicules. Revan. Cet enfoiré avait encore merdé et voilà où on en était. J'étais allongé sur le pont du bateau, la moue renfrognée, extrêmement vexé par ce qui venait encore de se passer. En jetant un œil par le trou juste à côté de ma tête, je pus reconnaître ce qui avait fracassé le pont. Notre proue, sous une forme complètement aléatoire et ne ressemblant à rien de connu, si ce n'est à de l'art abstrait personnifié ou quelque chose de débile dans ce genre. L'explication la plus simple était sûrement que mon frère s'était assimilé à la pierre mais avait été trop bourré pour lui donner la forme qu'il désirait. Putain d'alcoolique.

- REVAN ! Tu me les brises ! Tu vois pas que j'étais en train de faire quelque chose de grand là ? Allez sors de ce morceau de pierre et ramène ta face !

Non mais sérieusement ? Vous en avez déjà vu, vous, des génies de son calibre ? D'une bêtise phénoménale. Cette fois, je n'eus pas le temps de m'abandonner à mes digressions à son sujet. Un cri de rage parvint à mes oreilles, puissant et grave, faisant vibrer l'air avec force. En me retournant, je vis le capitaine du bateau, sa casquette de sous-officier solidement vissée sur son crâne, se projeter vers moi à toute vitesse, levant son sabre bien haut au dessus de sa tête. C'était un petit homme trapu, dont la bedaine et le nez rouge attestait d'un rythme de vie débauché, au regard brûlant et aux cheveux grisonnants. Un type qui avait raté une bonne partie de sa vie en somme. Âge avancé, petit grade, porté sur la boisson et la malbouffe, il n'y avait plus rien à tirer de lui, si ce n'était des prières. C'est ce qui arriva, comme on s'y attendait indéniablement. Il avait à peine fait 3 pas que mon pied avait atterri dans sa joue, l'écrasant au sol tant il était petit face à moi. Sa mâchoire fracturée ne parvenant plus à prononcer le moindre mot, je n'eus le droit, en guise de supplications, qu'à quelques grognements indescriptibles, ce qui me frustra beaucoup, vous vous en doutez. Ma main saisit alors son visage ensanglanté pour le porter à hauteur de mes yeux. Malgré qu'il se trouve actuellement aux portes de la mort, ce petit morceau d'homme n'était pas tremblant et ne semblait même pas apeuré. Ses yeux brillaient toujours de cet éclat de vie incompréhensible, celui là même qui anime les gens heureux. Je plantais mon regard dans le sien, touché par le courage qui émanait de ce moins-que-rien. Un sourire étira alors doucement mes lèvres. Mais pas un sourire terrorisant, comme à mon habitude. Un sourire qui se voulait doux, chaleureux, apaisant. Je descendis alors ma main à hauteur de son cou, serrant celui-ci avec douceur. Seuls quelques mots s'échappèrent de ma bouche entrouverte, parfaitement audibles et clairs.

- Te voilà libéré. Que ta vie soit plus belle de l'autre côté.

Je laissai alors son corps sans vie retomber sur le pont du bateau, comme tous les autres aujourd'hui. Maintenant que toutes les âmes de ce bateau étaient libres, il allait être temps pour nous de nous éclipser. Je ne voyais toujours pas Revan, mais je n'eus même pas le temps de me poser la question de son emplacement actuel qu'un événement vint à nouveau perturber le cours de mes pensées. Décidément. Le pont se dérobait peu à peu sous mes pieds. En vérité, mon frère avait frappé le bateau déjà bien endommagé par notre choc en plein centre. La fissure que nous avions créée au moment de l'impact s'était donc étendue et avait gagné l'autre bord du navire. Ce qui faisait qu'actuellement, le bateau gouvernemental se coupait en deux, tentant de sombrer dans les eaux profondes de South Blue. J'avoue que je fus soudainement pris de panique. Je ne pouvais pas nager, cette situation puait la merde à des kilomètres, tant elle ne présageait rien de bon au sujet de ma survie et de celle de mon schizophrène de compagnon. A nouveau, alors que notre morceau de bateau commençait à se redresser sérieusement, un nouveau cri déchira le ciel. Rauque, assuré, fort, ce cri n'était en aucun cas celui d'un soldat mourant ou d'une mouette. C'était un cri de guerre, un cri d'assaut qui n'annonçait qu'une situation encore plus complexe que celle déjà en place ici...

- - Quelques minutes plus tôt, dans une crique un peu plus au nord - -

- Chef ? Je les ait trouvés !
- Qui ?
- Ces petits enfoirés de la Marine qui nous ont privés de notre beau trésor !
- Alors allons-y !
- Attendez capitaine faut que je vous dise un truc.
- Fais vite...
- Ils ne sont pas seuls. Et ils sont en train de se faire sévèrement dérouiller.
- Hein ? De la concurrence ? Je suis certain qu'ils sont là aussi pour mes trophées, les chiens !
- Peu importe, père... Ça ne change rien... On a qu'à se débarrasser d'eux aussi.
- Ton petit a raison Jormund. On doit récupérer notre trésor coûte que coûte, il vaut beaucoup trop cher.

Les trois interlocuteurs

Celui que son homme de main avait nommé Chef était un homme plutôt grand pour des standards humains, à la chevelure couleur corbeau et à la coiffure fauve. Il portait une moustache abondante, qui s'accordait parfaitement à la couleur de ses yeux et laissait évidente la puissance de sa mâchoire. Debout sur le pont de son bateau, les mains posées négligemment sur le rebord, son inquiétude et sa colère bouillonnante était visible de tous. Autour de lui s'était amassés quelques fervents hommes, ainsi que deux êtres plus importants, qui venaient de conclure cette discussion. Le premier, un homme plus petit, arborant un sourire discret encadré par un bouc juvénile, était Riko, le fils de Jormund. Il ne partageait que très peu de traits en commun avec son père, si ce n'était cette mâchoire carrée et ces yeux bruns. Il se démarquait de son géniteur par ses cheveux mi-longs, plus clairs, qui tentaient toujours de lui cacher les yeux, comme s'ils avaient une volonté propre. Le dernier, et le plus petit des trois, ressemblait vaguement à une taupe. Petit, gras, les yeux constamment cernés, le crâne chauve, il était, somme toute, assez proche de la moyenne des aristocrates du pays. Son nom était Esteban. Mais, me demanderez-vous, pourquoi parlons nous subitement de ces trois personnages, interrompant notre histoire haletante ? Vous l'aurez compris, ils s'apprêtaient à jouer un rôle décisif dans la suite des évènements. D'un geste de la main, Jormund s'accorda aux paroles de ses deux conseillers et le bateau se mit en route en direction du navire de la Marine, ou plutôt ce qu'il en restait. Leur route ne fut pas longue et leur surprise grande. Une épaisse fumée, semblant être constituée de poussière, s'élevait du bateau. Et, ô comble de l'horreur, le bateau avait commencé à couler, presque séparé en deux, le pont principal ne tenant plus qu'à quelques lattes de bois. La rage s'empara alors de celui qu'on appelait le Limier, qui poussa un cri de colère qui déchira les airs et le silence imposé par la mort.

- NOOOOOOOOOOOOOOON !

- - Dans un présent très proche, à quelques mètres - -

- CHAAAAAAARGEZ !

Résonnant au dessus des flots, le cri ne parvint à mes oreilles que quelques secondes avant le drame. Il y eut un nouveau choc, pile en face de notre bateau, de l'autre côté de la fissure. Alors que mes pieds semblaient se dérober sous moi, je vis un autre bateau, profondément enfoncé dans la coque de la Marine. Assis au sol, je mis quelques fractions de seconde à retrouver mes esprits. En face de moi, la fumée s'était dissipée et un homme, plus grand que les autres et bien plus petit que moi, s'approchait du centre du navire, la moustache frétillante d'une colère sombre. Il jeta quelques coups d'oeil, avant de poser son regard sur une chose qui semblait l'intéresser. Il se baissa rapidement, empoignant avec force une fourrure blanche, désormais tachée de sang, que portait le petit sadique plus tôt. Son visage se déforma encore plus de colère, mais aussi de déchirement, alors que sa main touchait prudemment le sang encore frais. Il se retourna une nouvelle fois, repérant le corps inanimé du sous-officier. Il frappa dedans avec le pied, avant de lui cracher dessus, semblant à la fois heureux de le voir mort et déçu de ne pas l'avoir tué lui-même. Frappant une dernière fois, il envoya le pauvre cadavre nourrir les poissons. Sa force physique était assez brutale, le mort n'était pas léger. Et enfin, il posa son regard sur moi. Ce regard mêlé de défi, de colère, de rage et de désespoir également. Juste derrière lui, le petit gros s'avança, posant une main fraternelle sur l'épaule de ce qui semblait être son chef. Exécutant une sorte de sourire chaleureux, il se décida enfin à m'adresser la parole, tandis que l'autre restait concentré à se plonger dans mes yeux.

- Vous êtes le responsable de tout ce beau bazar je présume ? Vous savez, on leur en voulait aussi à ces Marines. Oh pardon. Nous ne nous sommes pas présentés. Jormund, son fils Riko et moi-même, Esteban, sommes des braconniers. Des chasseurs si vous préférerez. Ce qui est dérangeant avec votre présence, voyez-vous, c'est que vous avez grandement diminué la valeur de notre butin. Ces fourrures tachées de sang ne valent plus rien.

Au fur et à mesure qu'il parlait, le ton de sa voix partait dans les aigüs, il parlait moins fort et son chef se rapprochait doucement. Tout cela car, au fur et à mesure qu'il parlait, je m'étais relevé, aussi lentement que possible, dominant maintenant de toute ma gigantesque hauteur, n'importe quel homme sur ce bateau. Mais, quand je fus de nouveau debout, un autre détail me frappa. Le bateau ne bougeait plus. Le pont était stable et nous ne nous enfoncions plus dans la mer. Et la solution m'apparut devant les yeux. En réalité, le bateau de mes nouveaux amis avait enserré celui qui coulait, à la manière d'un étau qui se referme. Ainsi, alors que trois bateaux et trois ponts s'étaient alignés, tous continuaient à flotter, les uns grâce aux autres. Après ces quelques instants de réflexion, et donc de silence forcé, j'ouvris la bouche pour, cette fois encore, ne lâcher que quelques mots.

- Si j'ai envie de salir mes fourrures, je salis MES fourrures, messieurs.

Dans l'instant, je dû esquiver un uppercut, lancé par le dénommé Jormund, qui m'avait immédiatement pris pour cible. Apparemment, cela ne lui avait pas plu que je m'accapare son trésor. Mais cela m'importait peu, je n'étais pas là pour être aimé. J'étais le grand méchant loup et les trois petits cochons se présentaient à moi, armés et mécontents. Cette fois, nul doute qu'ils ne se planqueraient pas dans leurs maisons respectives. Mais, dans mon esprit, il ne faisait aucun doute que le conte de fée ne se reproduirait pas aujourd'hui. Cette fois, ce serait le loup qui aurait la peau du chasseur.




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Un psychopathe, l'homme invisible et une pierre. (PV : Revan, Ginseng Baodong)
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