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 Les derniers instants d’une condamnée.

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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 14 Mar - 2:56

Et voilà que tout ce beau monde se déplace afin de me dégager d’ici au plus vite, sauf que bien sûr, certains marines n’étaient idiots. L’un d’eux hurla bien vite de m’exécuter sur-le-champ ce qui n’était pas du tout une mauvaise idée. À quoi bon tourner le couteau dans la plaie? Quand on sait que tout aurait pu être terminé au moment même où Ian était apparu. Oui, bon il aurait très certainement eux des morts côté marine face à la colère du pirate, mais est-ce que me voir morte n’en valait-il pas la chandelle? Après tout, si je venais à m’enfuir, qu’est-ce qui pourrait arriver de pire? Vous n’y avez pas pensé à celle-là? Enfin, Ian ne semble pas laisser la chance à mes bourreaux de m’éloigner ou même de m’exécuter il apparaît tel un boulet de canon lumineux au milieu de tous en les envoyant tous se fracasser plus loin. Il détache aussitôt mes liens faisant ainsi mes lourdes chaînes au sol et je ressens me force revenir à moi. Pfiou! Le granit marin c’est vraiment chiant ma parole et c’est bien la première fois que j’en porte. Je me lève alors debout et me masse les poignets et fais bouger mes épaules dans tous les sens histoire de me dégourdir un peu. Je sens alors une main se déposer sur mon épaule et il s’agit là de Ian qui me domine de toute sa hauteur. Je bouge la tête de façon à le regarder sur le côté et je suis capable d’y discerner la colère. Chose que je n’avais pas pu voir l’or de notre première rencontre. Pour tout dire,  ce n’est que maintenant que je remarquai la différence de taille. Oui, c’est dans ce genre de moment que je pense à cela, et alors?

Enfin, à ce moment même, une deuxième personne s’était ajoutée à notre duo. Je ne sais pas qui il était, mais de ce que je pouvais voir, il protégeait les arrières de notre homme lumineux. Il devait donc être là pour moi aussi. Je poussai un profond soupir. Pourquoi est-ce qu’on ne me laissait pas tranquille? Deux personnes qui allaient maintenant s’attirer les foudres de la marine, dont un que je ne reconnaissais absolument pas pour avoir épluché de nombreuse fois les primes.  Et puis, qu’elle idée, merde! Pourquoi est-ce que ce blond stupide avait décidé de crier devant tous qu’il allait devenir le roi des pirates?! Alors là, il peut dire adieu à sa liberté, je vous le dis! Enfin, mon second sauveur décida finalement de prendre la parole pour un discours qui mit sous silence les hommes qui en voulaient à ma vie. Je les écoutai calmement, parce que, voilà, qu’est-ce que vous vouliez que je fasse? Après cela, un marine décida finalement de discuter avec le sabreur. Bon, et maintenant sa lance des fleurs. Ça me croit innocente d’un côté et ça lance des fleurs sur le courage de l’autre côté. Mais où est-ce que je suis tombée? Où son les marines qui voulaient ma tête roulante sur le sol. Où étaient ces civils qui me huaient?

Savez-vous ce que je réalisai à ce moment même? C’est que si on ne me laissait pas mourir, j’allais au moins donner raison à ses pauvres moutons aveuglés par leur justice à la noix. J’éclatai finalement de rire. Pas un petit rire tout mignon, non un rire qui se voulait rempli de folie comme si mon esprit n’était plus du tout aussi saint. Ce qui était plutôt le cas.


« HahahahahAHHAHAAHAH HAHAHAHAHA »

Je me penchai légèrement vers l’arrière toujours gorge déployée et je tenais même mon ventre avec mes deux bras. Cela me prit quelques instants avant de ne reprendre mon calme.


«Putain, vous êtes chiant à parler comme ça! Mais arrêtez avec votre innocence! Même si admettons, qu’il y aille vraiment eu un contexte derrière ses crimes, ça ne pardonne pas le fait que j’aille réellement commis ses crimes. Oui je suis coupable d’avoir commis ses crimes. Oui j’ai tué des enfants, pas de mon présent, mais il n’empêche que j’ai préféré sauver ma vie plutôt que la leur. Oui, j’ai tué des marines et je m’en bas complètement les cou… Ha oui, je suis filmée, un peu de tenu. Oui j’ai menti à la marine. J’ai utilisé l’un d’eux afin qu’il fasse retirer ma prime de 10 millions de berrys. Et alors qu’il m’avait accordé leur pardon, je les ai de nouveau trahis en causant carnage et problème. J’ai même tué une famille qui se trouvait au mauvais moment et à la mauvaise place lors d’un combat qui m’a tout enlever y compris ma raison de vivre et la personne qui m’était le plus proche… »

Je sens en cet instant un bouillon de colère qui se tortille tout au fond de mes tripes. Il voulait une méchante; quelqu’un sur qui lancer les premières pierres. Il voulait voir du sang et une tête roulés et bien ce ne serait pas la mienne! Non, j’allais leur montrer qui était réellement Kassidia Nadaho même si cela impliquait de mentir et de verser le sang d’innocent. J’allais, de ce même fait, donner raison à mon frère qui avait essayé de me convaincre que le crime c’était de famille et que cela faisait partie de nos gênes. Il fut un moment où nous partagions tout après tout.  Je me retournai finalement vers le marine en armure qui nous avait adressé la parole.

«  Mais qu’est-ce qu’on s’en fou de ce que je représente pour Ian ou de ce qu’il représente pour moi? Savoir si c’est un ami où s’il ment qu’est-ce que ça te fera à toi? Oui je le connais, et alors? Tout ce qui m’importe, c’est qu’il ne soit pas mon ennemi et que je ne le sois pas pour lui non plus! »

Ian n’était pas mon ami, mais pas mon ennemi. C’était un allié que je n’aurais pas cru revoir dans ce genre de situation. Il avait tant essayé de m’aider et de me convaincre de le rejoindre par le passé, que le revoir maintenant était assez ironique après le refus que je lui avais offert. Enfin, j’étais tout de même satisfaite de voir qu’il y avait toujours une personne qui pensait à moi et pour qui je semblais compter. Bon, n’allez pas croire que j’allais me laisser attendrir par ce sauvetage. Après tout ce n’est pas comme si je m’étais librement jetée dans les bras de la marine suite à mon combat. Si j’avais eu la possibilité de fuir, je l’aurais fait. Je n’avais juste plus la force de me battre seule, mais maintenant que la moitié des choses avaient été accomplies par mes deux mousquetaires, il était temps de mettre les voiles.

Maintenant en possession de mes pouvoirs, je fis craquer mon cou ainsi que mes omoplates. S’il y avait bien chose que je savais maintenant, c’est que je n’allais plus me cacher. Non, le monde entier allait savoir qui j’étais, primé ou pas. Je n’allais plus fuir et il allait comprendre qu’on ne fait pas chier une Nadaho! Je couvris alors en partie ma mâchoire de diamant formant comme un exosquelette rappelant un canidé aux dents pointues. Mes mains et mes pieds prirent alors la forme de pattes griffues alors qu’une grande queue de diamant remplie de pic à la fois tranchant et pointue se matérialisa derrière moi. Je fis quelques pas sur le côté histoire de ne pas frapper Ian avec et je fouettai l’air de cette dernière. Bon il faut dire que c’était plus pour intimider, car sous mes vêtements je ressemblais à une vraie momie. Un choc de troc et je me retrouvais à nouveau sol. Je ne sais même pas si mes blessures étaient complètement guéries. Enfin, ce que je ne savais pas c’était que derrière moi, une partie du t-shirt qu’on m’avait donné était relevé dans mon dos à cause de la queue et laissait voir aux personnes derrière moi les bandages. Je leur jetai finalement un regard par-dessus mon épaule.


« J’espère au moins que vous avez quelque chose pour fuir? »

Parce que bon, je ne crois pas être capable de faire une course poursuite de l’infini et ni même de me battre, alors si on a pas de bateau pour fuir…
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Zimmer Gerásimos
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Adjudant-Chef
MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 14 Mar - 19:20

Le voilà qui lançait l'assaut! Zimmer s'était retourné, il avait tenté d'intervenir, mais le pirate était bien trop rapide. Pourquoi agissait-il ainsi? Pourquoi vouloir sauver un monstre comme Nadaho? Elle avait rejetée son humanité, en se rendant coupable de crimes aussi terrifiants, elle avait abandonnée l'idée d'un jour être considérée comme un être humain. Elle devait payer pour ça, elle voulait visiblement payer pour ça, alors pourquoi? Pourquoi Wilson devait-il s'en mêler? Il n'avait rien de mieux à faire que de se mettre dans les pattes de la marine?

 Non ce n'était pas ça, il y avait une raison bien plus profonde à son intervention, quelque chose de plus important qu'une simple mauvaise blague. Bien que la question travaillait Zimmer, pour le moment, il était impuissant, l'homme lumière venait de propulser sur lui un soldat. La violence du choc avait propulsé le cyborg dans un mur éloigné et il était maintenant bien encastré. Plusieurs secondes passèrent ainsi avant qu'il ne parvienne à s'extirper de l'édifice, dégageant le soldat qui ne bougeait plus d'un cil. Mort? Inconscient? Qu'importe, il connaissait les risques et il venait de faire son travail. Cependant, le vrai problème restait l'évasion de Nadaho, c'était intolérable, ça ne pouvait arriver!

 Tandis que tous s'étaient lancés une discussion. Une discussion? Sérieusement? Pourquoi encore perdre du temps?! L'objectif n'est pourtant pas compliqué! Éliminez la cible! Mais... Ce sabreur... C'était le civil de la dernière fois! Tant pis pour lui, il protégeait un pirate, il était donc complice. Donc c'était un ennemi. Toujours dans sa course, Zimmer ouvrit la veste de son uniforme. Dévoilant son abdomen métallique.

Dans une charge violente, le cyborg se jeta en avant, les genoux au sol en se laissant glisser vers ses ennemis. Les pièces mécaniques de tout son être s'activèrent, la gatling incorporé à son corps sortie de son abdomen et ouvrit le feu sur le groupes d'adversaires, en glissant vers eux, il se rapprochait des cibles. En tirant avec la gatling, il encaissait le recul et ralentissait, c'était certes un assaut puissant, mais ce n'était que le début de l'affrontement.

-Vous n'échapperez pas à votre jugement !


Zimmer's Theme
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"La marine est à la mesure de la science, sa puissance est infinie et son potentiel sans aucune limite!" 
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Ian Wilson
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Pirate
MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Jeu 16 Mar - 4:41

Les derniers instants d'une condamnée


On se pose et on boit frais ! Zack le sage et Zimmer l'explosif !


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Le rugissement de Zack se répercuta à travers toute la place, amplifiée par l'acoustique naturelle. Le fracas de l'acier contre l'acier tinta haut et fort tandis que je jetais un œil furtif par dessus mon épaule, un sourire naissant brièvement sur mon visage. Je ne m'étais pas trompé sur son compte...

Mais la suite me surpris autant que les autres : le Démon Rouge exhortait tout le monde au calme et à la discussion, car il souhaitait visiblement éviter les effusions de sang inutiles. Son discours, je dois bien l'admettre, me laissa brièvement sans voix alors qu'il rengaina son sabre. C'était d'autant plus admirable de sa part que lui, contrairement à moi, n'était pas immunisé aux attaques physiques. Il ne possédait pas la carapace de Kassidia pour se protéger, n'était pas un cyborg blindé comme Zimmer, et n'était bardé d'une armure aussi imposante que ce gradé qui descendait calmement pour entamer les négociations. Non, pour Zack, la seule garantie de survie était son arme, ce sabre infusé de légende qui était, combiné à sa seule dextérité et à la force de son bras, son seul paravent contre l'hostilité du monde. Si ça ce n'est pas du courage...

J'admire la sagesse de cet homme, et je suis désormais convaincu qu'il n'existe pas meilleur second pour une tête brûlée comme moi. Ses mots soigneusement choisis me touchèrent au cœur. Je me sens mal... dans une certaine mesure, en tout cas. Je ne regrette absolument pas mes actes, bien au contraire. Mais je déplore d'avoir eut à frapper aussi fort. Je m'en veux de ne pas avoir été assez vif et d'avoir laissé le temps aux bourreaux de me forcer la main. Je déplore de ne pas avoir été fort au point que j'aurais put me permettre de me retenir sans que cela n'impacte la réussite de mon sauvetage.

Hélas, la vie est ainsi faite qu'on ne peut revenir sur le passé, aussi fort qu'on s'y apesantisse. Ces hommes ont fait le choix de supprimer une vie à laquelle je tiens, et j'ai donc fait le choix de m'interposer sans leur laisser aucune chance de parvenir à leurs fins. Tout comme Zack a décidé de m'accompagner dans cette folle aventure, et d'appeler la Marine à l'apaisement sans aucune garantie, pour le meilleur ou pour le pire. Nous voici donc tous à assumer les conséquences de nos choix. Comme des hommes.

J'ai pris la vie de ses hommes, sans le préméditer. Ces dégâts collatéraux causeront sûrement une immense peine à des femmes, des enfants, des amis. Et je devrais vivre avec ça sur la conscience. Je croise brièvement le regard de mon acolyte, et opine du chef à son attention. Non seulement j'approuve sa démarche, mais je vais l'épauler si l'occasion m'est laissée.

Ainsi donc, le chevalier en armure ôte son casque et viens entamer les pourparlers, se présentant comme l'Adjudant-chef Davian Thule. Il salue notre courage, sans omettre de me rappeler qu'il garde à l'esprit que j'ai le sang de ses ouailles sur les mains (enfin, les pieds). Je peut mon tromper, mais ce qu'il dit en regardant Zack... il déplore sincèrement que toute la lumière ne soit pas faite sur cette affaire, et que le Démon Rouge ne sera écouté par personne au sein de l'organisme qui représente la justice, encore moins quant cela ne va pas dans son sens. Certains sont passés en cour martiale pour moins que ça ! Cet homme avait un sacré aplomb pour abonder dans le sens du dialogue. Il avait l'air droit dans ses bottes, et ça, ça se respecte...

Et ce fut ce moment que Kassidia choisis pour éclater de rire et y aller de son petit laïus, ce qui m'arrache un léger soupir. D'un côté, elle se vidait, elle extériorisait ce qu'elle avait sur le cœur depuis, on le devine, trop longtemps, exposant sa souffrance à la face du monde. Et ça, c'est bien. Elle aussi, elle assume ses choix, son passé, ses erreurs. Un jour viendra peut-être où elle se pardonnera. Je comprend soudain qu'elle a perdu récemment l'une des seules personnes qui comptait dans sa vie solitaire, et je comprend mieux ce qui a put la pousser à cesser le combat.

Mais de l'autre, je sais que ses dires seront détournées ou ignorées par le Gouvernement Mondial. Car la parole d'une criminelle notoire ne saurait se voir accordé du crédit, n'est-ce pas ? Qu'importe. Je la sens bouillonner intérieurement. Une marmite de colère. Ça me fait sourire. Dans « violence », il y a « vie ». C'est ainsi qu'elle voit sa seule façon d'exister ? Cela me convient. Qu'elle vive, et elle verra d'autres chemins... Je serai là.

Mais n'anticipons pas. Le chevalier Davian s'adresse à moi, et par respect, je me tourne à demi pour lui présenter mon profil. Ce n'est pas par manque de courtoisie, bien au contraire, mais parce que nous sommes toujours encerclés par des hommes armés, et qu'il s'agirait de ne pas l'oublier. Parce qu'autant je m'en cogne grave de ce qui peut me tomber sur le coin de la gueule, autant ce n'est pas le cas de mes deux compagnons. Kassidia a d'ailleurs l'air relativement mal en point.

C'est donc en gardant cela à l'esprit que je plante un œil dans celui du Marine en armure qui me rappelle à nouveau qu'il a bien noté que j'avais pulvérisé ses petits camarades, tout en louant néanmoins ma bravoure et celle de Zack, et en notant au passage qu'il reconnaît la puissance de mon fruit du démon. Sa question me prend cependant de court. Qui est Kassidia pour moi, et est-ce qu'elle compte vraiment à mes yeux ? Mais c'est quoi ces questions venues de l'espace ??? Si je mettais un genou à terre avec une rose entre les dents et que je clamais haut et fort que Kassidia était mon âme sœur, ma seule raison de vivre et l'amour de ma vie, ils allaient nous laisser partir en nous présentant leurs excuses les plus sincères ? Plus que si je leur disait que c'était juste une connasse qui me devait du fric ??? Corroborant mon questionnement interne, la belle répondit avec véhémence qu'on s'en battait la rate modèle géant, d'un ton peut-être un poil trop salée qui m'arrache un nouveau soupir. Je me masse les tempes, puis reporte mon attention sur Davian.

"Je la considère comme une amie. Et à partir d'aujourd'hui, elle fait partie de mon équipage... Tout comme le Démon Rouge ici présent, enfin, s'il le veut bien..." dis-je en désignant Zack du pouce. "... et à ce titre, je suis prêt à me battre de toutes mes forces pour les protéger."

Profitant que l'action soit au point mort, je sors une clope que j'allume avant d'en tirer une bonne bouffée. À côté de moi, Kassidia arbore son ensemble « Diamants pour soirée mouvementée », et prend une posture défensive, couvrant un angle supplémentaire, avant de me dire tout bas qu'elle espère qu'on a un plan de fuite. Quelle tronche on doit avoir, Zack, elle et moi :  tous de dos, formant un triangle de défense au milieu d'une marée d'hommes en armes. Ça promet, comme début d'équipage... Je ricane, puis je plante un regard d'acier dans celui de Davian.

"Davian Thule... Je n'ai pas tué tes hommes par plaisir, et crois bien que j'aurais fait autrement si j'avais pu. Mais je ne laisserai personne s'en prendre à ma famille. Alors comme on a tous envie d'éviter les bains de sang inutiles, y'a deux manières de procéder : Soit tu nous laisses partir, et tout se passe bien... Soit tu décides de t'interposer, et dans ce cas, je ne peux pas te garantir que tout le monde s'en sortira indemne... Après, si tu veux régler ça par un duel, ça peut aussi s'env..."

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que mon attention est attirée par un son lourd et rythmé, comme si un roulement de tambours résonnait depuis l'autre bout de la place. Je tourne la tête si vite que je manque me ruiner les cervicales, et qui vois-je revenir de là où je l'ai expédié avec perte et fracas ? Ce cher vieux Zimmer, qui charge comme un rugbyman avant d'opérer un power slide des familles !! Digne d'une rock-star !!! Sauf qu'en lieu et place de guitare, c'est sa fameuse gatling rutilante qu'il tient en son sein (enfin, qui lui sort du ventre, mais l'analogie était plus heureuse dans ce sens là). Et tandis qu'il nous hurle que nous n'échapperons pas à notre jugement, son arme se met à tourner dans un sifflement qui me rappelle de mauvais souvenirs...

Le temps se fige.

C'est pas possible, ce mec a pété les plombs ? Il croit vraiment que ça va me faire plus de mal que la dernière fois ? Je vais pour rire, mais c'est alors que je vois Kassidia, qui surveillait l'angle elle-aussi, se replier sur elle-même, au ralenti. Je la regarde un instant, dubitatif... puis je vois la couche de diamant se former sur les parties de son corps qu'elle ne peut abriter avec sa queue. Je me rappelle soudain que la mitrailleuse à répétition du cyborg n'est pas un outil de frappe chirurgicale, mais un distributeur de mort de masse. J'ai été trop négligent, et je lui ait permis d'approcher assez prêt pour profiter du trou que j'ai précédemment creusé dans les lignes des Marines. La dispersion des balles est telle que, à cette distance, ce n'est pas simplement moi qu'il vise, mais tout ceux qui se trouvent dans mes environs immédiats ! Mais quel fada !!! Il sait bien que les balles vont me traverser et ricocher sur l'échafaud d'acier derrière moi. Et même s'il a l'espoir fou qu'elle ne traverserons pas le corps de Zack pour venir se ficher dans son pote en armure, il est évident qu'il n'a aucune idée des capacités de Kassidia : les balles rebondiront sur sa carapace à elle aussi !!! Il va faire un carnage !

Pas le temps de réfléchir ! Je ne pourrais l'empêcher de tirer, et je ne pourrais pas sauver tout le monde... je pare donc au plus urgent : Zack.

Le temps reprend son cours.

D'une bourrade dans l'épaule, je propulse Zack sur le type en armure en hurlant...

"ATTENTION !!!"

… dans le but de les jeter à terre, à l'abri des grêlons d'acier. Peut-être le bretteur aura vu venir l'attaque ? Auquel cas il se mettra à l'abri, mais ça me semble peu probable étant donné qu'il tournait le dos au cyborg à ce moment là. J'agis donc à l'instinct. Le crépitement infernal de l'arme retentit, et la pluie de balles s'abat sur nous.

Elles me traversent de toutes parts, comme d'habitude. Kassidia tiens bon grâce à sa carapace, mais les soldats qui se trouvaient face à elle se prennent un retour de bâton pas piqué des hannetons et dégustent méchamment.

Je vois rouge. Cette fois, tête de fer est allé trop loin.

En un flash, j'ai disparu.

Un milliardième de seconde plus tard, je me rematérialise suspendu dans les airs, le tête à l'envers, le visage juste à hauteur de celui du cyborg qui continue sa glissade. Et sans lui laisser le temps de comprendre ce qui va lui arriver, je frappe, les traits défigurés par une expression de rage. Compte tenu de la résistance du bonhomme, je ne me retiens pas, bien au contraire : Mon pied chargé de lumière vient s'abattre à 300 000 kilomètres par seconde sur le sommet de son crâne. Le but de la manœuvre ? Le planter dans le sol, lui faire cesser le feu et, accessoirement, lui coller la migraine de sa vie.

Ceci fait, je reviens quasi instantanément à mon emplacement initial, et j'épaule Kassidia pour l'aider à se relever. Son armure de diamant l'a empêché de se faire changer en passoire, mais le choc en retour ne lui a pas fait du bien. Autour de nous, de nombreux soldats sont grièvement blessés par les balles perdues, et agonisent dans un concerts de cris de douleurs et de flaques pourpres. C'est le moment de tirer notre révérence. Avec l'aide de Nadaho, je relève Zack, et m'adresse d'un ton glacial aux quelques soldats encore valides qui auraient la mauvaise idée de bouger un orteil.

"Ce type doit avoir deux centimètres d'acier dans le crâne, il survivra. Que ceux qui ne sont pas dans son cas nous lâchent la grappe... ou je les atomise tous un par un. C'est mon dernier avertissement."

Je fais signe à la diamantée et à l'hybride de commencer à tracer la route jusqu'au port. Je fais confiance à Zack pour la guider jusqu'au New Dawn, et la protéger si d'aventure le chemin était semé d'embûches. Moi, je souffle, un filet de sueur perlant de mon front. C'est que mine de rien, j'ai pas mal puisé dans mes réserves. Mais je reste un Logia, et je ne laisserai pas mes amis se faire attaquer dans le dos. Jetant négligemment mon mégot par terre, je m'adresse alors au chevalier, un soupçon de regret dans la voix.

"Davian Thule... Nous faisons tous deux ce qui nous semble juste : nous protégeons les nôtres. Tu es un homme d'honneur. Dommage que ce ne soit pas le cas de tous tes confrères... "


Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
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Dernière édition par Ian Wilson le Jeu 16 Mar - 18:06, édité 2 fois
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Zack Kalaan
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Pirate
MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Jeu 16 Mar - 14:52

Au moins, il avait eu le mérite de faire réagir les gens autour d'eux, et... plutôt dans le bon sens pour la plupart. Enfin presque... Zack put lire, dans le regard de certains soldats de la Marine, qu'il avait plutôt fait mouche dans le mauvais sens... Pour eux, c'était une criminelle, il fallait l'éliminer, quel qu'en soit le prix. Puis voici qu'un des gradés descendait de l'échafaud pour venir à leur rencontre, avec une attitude posée et pacifique. Le jeune métisse inclina la tête avec respect face à cet homme dont il émanait un statut et une force admirable.

- Enchanté, Davian Thule, Chevalier de l'Ordre des Justicar d'Avalon, Adjudant-Chef de la Marine. Je suis Zack Kalaan. On me surnomme aussi le Démon Rouge. Je suis désolé que ma requête ne soit pas réalisable... j'aurai pensé... que c'était possible... Si je viens de me condamner pour mon acte, alors tant pis... J'en assumerai toutes les conséquences. Je suis vraiment navré de ce qui s'est passé. Mais cette femme ne devait pas mourir. Pas sans que... la lumière soit faite.

Et puis, tout à coup, la fameuse condamnée explosa de rire littéralement. Zack se retourna un instant, haussant un sourcil. Elle était vraiment mal et endolori au possible. Tout en elle le signalait, malgré son ton et ses paroles vives de rancœur, de Rage de Colère. Elle disait avoir tout perdu, dont une personne qui lui était la plus proche au monde. Le sabreur en fut d'autant plus peiné. Il ne pouvait que comprendre... Quand son père avait été emmené d'une... Mais quand sa mère avait rendu son dernier souffle à cause de toute la tourmente qu'on lui avait fait subir... Zack aurait pu tuer tous les habitants de son Village, sans distinction. Il était prêt à mourir ensuite. Elle devient brûlante... Il pouvait le percevoir. Elle avait décidé de donner raison à ses bourreaux et détracteurs. Un coup de fouet malsain, mais un coup de fouet tout de même pour se donner une chance de vivre.

Tout alla très vite ensuite. Trop vite. Des paroles furent échangées, mais Zack n'eut pas le temps d'en saisir toute la teneur. Un bruit assourdissant -surtout pour son ouïe plus développée- résonna dans les lieux. Un bruit qu'il avait déjà entendu. L'homme de métal. Celui qui avait cette arme meurtrière dans l'estomac. Non ! Que faisait-il ?! Il tirait... en rafale ?! Pour juste les atteindre eux ?! Quel acte fou ! Insensé ! Non ! Déjà il entendait des soldats se prendre des balles qui les transperçaient, soit par perdition, soit par ricochet sur l'échafaud ou l'armure brillante de la demoiselle à côté d'eux. Il avait vu la femme se recouvrir d'une peau étrange, étincelante. Alors elle aussi ?... Un fruit du démon ?...

Pas le temps de s'en rendre mieux compte, Zack sentit une poussée sur son épaule qui l'envoya dans les bras de l'Adjudant-Chef Thule ! Tombant au sol avec lui, il entendit les balles les frôler de peu. Se redressant, quelques secondes plus tard, avec l'aide de Ian et la femme, le Démon Rouge ne put réfléchir davantage. Il observa si le Marine qui lui avait servir d'amortisseur -métallique-, allait bien. Il voulut lui tendre la main pour l'aider à se relever, mais Ian flasha la zone le temps d'un déplacement. L'arme du gradé de métal continuait de mitrailler, mais sous terre. Il allait certainement arrivé à se sortir de là rapidement. Il fallait s'enfuir. Ce type était de la même trempe que ce Marine de l'Histoire dont on parlait avec véhémence... Mâchoires d'Acier... quelque chose comme ça. Ce gars avait même été jusqu'à vouloir se faire ériger une statue et à manquer de tuer son propre fils. Une leçon sordide... Et bien voilà l'image que le gradé pratiquement inhumain lui renvoyait.

Ian leur fait signe de partir. Zack hocha la tête et alla en avant avec la femme. Il savait où se situer dans la ville à force d'avoir été sur les toits. Le New Dawn n'était pas loin. Servant de guide à leur « protégée », il sillonna pour éviter le maximum d'hommes. Mais déjà certains tentaient de leur barrer la route, avec des armes blanches ou des armes à feu. Le Démon Rouge dégaina Sandai, grondant et grimaçant. Il prit ses appuis en courant, allant rapidement de gauche à droite et de droite à gauche. La femme avait peut-être un fruit du démon pour la protéger, mais elle était épuisée, ça se voyait. Il fallait lui éviter les blessures ou autre au possible. Lui était encore frais et en pleine possession de ses moyens.

- Désolé... mais vous ne me laissez pas le choix... Tora... Oni... No... KOGEKI !!!

Esquivant un maximum les balles et la lancée des hommes à l'arme blanche, Zack trancha à plusieurs reprises pour contre-attaquer, juste assez pour les blesser sans les tuer, mais aussi pour ouvrir la brèche afin de permettre à celle qu'il escortait de passer sans dommage. Sans s'arrêter, il continua de courir, zigzaguant en vérifiant continuellement si elle arrivait à le suivre. Enfin, le port ! Quelques mètres, le New Dawn était en vue et à portée !

- Monte à bord ! Vite ! lança-t-il à la femme.

Poursuivis encore, Zack se retourna pour voir si Ian se pointait vitesse lumière. Sandai tourna dans sa main, prêt à barrer la route pour les empêcher de non seulement atteindre la jeune femme, mais aussi pour qu'ils n'endommagent pas le navire. Le plaçant à la verticale face à lui, le Démon Rouge se concentra pour viser les armes et ne blesser que pour handicaper ses opposants.

- Tora Oni... Gari !

L'arme à feu, qui allait tirer, se trouva tranchée aussitôt, puis Zack repoussa un autre homme d'un coup de pommeau puissant au thorax. Il se recula et bondit pour monter sur le New Dawn, tranchant les cordages en trop pour leur permettre de partir rapidement. Les voiles se déployèrent d'un coup, le vent soufflant dans le bon sens, miraculeusement.

- Ian, dépêche toi !!! lança-t-il, sans savoir où était le blondinet.

A la barre, Zack tournait le gouvernail pour prendre déjà la direction du large. Ils n'auraient pas de seconde chance. Il ignora totalement la douleur qui le lançait dans le corps, sur le flan gauche. Plus tard... Il s'en occuperait plus tard...
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Davian Thule
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Sous-Lieutenant
MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Ven 24 Mar - 23:31

Davian venait de parler, le sabreur qui venait d'arriver inclina poliment la tête et se présenta lui aussi, signe qu'il savait faire preuve de courtoisie.

«- Enchanté, Davian Thule, Chevalier de l'Ordre des Justicar d'Avalon, Adjudant-Chef de la Marine. Je suis Zack Kalaan. On me surnomme aussi le Démon Rouge. Je suis désolé que ma requête ne soit pas réalisable... j'aurai pensé... que c'était possible... Si je viens de me condamner pour mon acte, alors tant pis... J'en assumerai toutes les conséquences. Je suis vraiment navré de ce qui s'est passé. Mais cette femme ne devait pas mourir. Pas sans que... la lumière soit faite.  »

Davian soupira, effectivement, c'était dommage, mais le monde est ainsi fait. Ce sont les plus puissants qui dirigent, eux qui dictent leurs lois et qui décident de ce qui est bien ou mal…

Mais voilà que Kassidia éclata de rire, la tête en arrière et se tenant le ventre de ses deux mains, ça n'était pas un rire de joie, mais celui d'une personne qui commence à perdre l'esprit…

«Putain, vous êtes chiant à parler comme ça! Mais arrêtez avec votre innocence! Même si admettons, qu’il y aille vraiment eu un contexte derrière ses crimes, ça ne pardonne pas le fait que j’aille réellement commis ses crimes. Oui je suis coupable d’avoir commis ses crimes. Oui j’ai tué des enfants, pas de mon présent, mais il n’empêche que j’ai préféré sauver ma vie plutôt que la leur. Oui, j’ai tué des marines et je m’en bas complètement les cou… Ha oui, je suis filmée, un peu de tenu. Oui j’ai menti à la marine. J’ai utilisé l’un d’eux afin qu’il fasse retirer ma prime de 10 millions de berrys. Et alors qu’il m’avait accordé leur pardon, je les ai de nouveau trahis en causant carnage et problème. J’ai même tué une famille qui se trouvait au mauvais moment et à la mauvaise place lors d’un combat qui m’a tout enlever y compris ma raison de vivre et la personne qui m’était le plus proche…

 Mais qu’est-ce qu’on s’en fou de ce que je représente pour Ian ou de ce qu’il représente pour moi? Savoir si c’est un ami où s’il ment qu’est-ce que ça te fera à toi? Oui je le connais, et alors? Tout ce qui m’importe, c’est qu’il ne soit pas mon ennemi et que je ne le sois pas pour lui non plus!


Elle bouillonnait de colère, cela se sentait, elle ne voulait pas nier ses crimes, au contraire, elle les reconnaissais. Davian soupira, résigné, il était évident que Kassidia ne pourra connaître la rédemption, quelle déception.

C'est alors que Ian prit la parole, profitant du silence pour s'allumer une cigarette.

« Je la considère comme une amie. Et à partir d'aujourd'hui, elle fait partie de mon équipage... Tout comme le Démon Rouge ici présent, enfin, s'il le veut bien... » dit-il en désignant Zack du pouce. « ... et à ce titre, je suis prêt à me battre de toutes mes forces pour les protéger. »

Davian soupira, en un sens, il comprenait, mais cela n'excusait pas le fait que Ian ait tué ses hommes. C'est là qu'il vit que Kassidia recouvrit sa mâchoire et ses doigts d'une matière brillante, non, en fait, il s'agissait de diamant brut ! Et une queue fit également son apparition à la base de son dos… Un fruit du démon aussi ? Bon sang !

D'un geste vif, Davian recula tout en remettant son casque et rabattit sa visière. Il est évident que la « négociation » prenait fin, et cela fut confirmé lorsqu'un bruit étrange se fit entendre. Tournant la tête vers son origine, le chevalier vit alors son camarade officier se relever des décombres où Ian l'avait expédié plus tôt, il courrait dans leur direction avant de de glisser sur ses genoux... et de déboutonner sa veste ? Sans qu'il ne puisse réagir ou se questionner sur le comment du pourquoi, Davian se fit percuté par Zack et tomba presque sur le sol. Pourquoi Ian avait fait cela ?

Et la réponse vint, dans un bruit infernal, l'autre officier utilisait une puissante arme pour tirer sur les autres ! Quelle puissance ! Davian ne se faisait aucune illusion : son armure ne résisterait pas face à une telle puissance de feu, heureusement qu'ils étaient dans le même camp… Mais d'où sortait cette arme ?

Et voilà que Ian enfonça l'autre officier dans le sol d'un coup de talon, aucun doute sur sa force à présent. En s'aidant de Nadaho, l'homme-lumière releva Zack et s'adressa aux reste des soldats

 «Ce type doit avoir deux centimètres d'acier dans le crâne, il survivra. Que ceux qui ne sont pas dans son cas nous lâchent la grappe... ou je les atomise tous un par un. C'est mon dernier avertissement.  » 

Simple et efficace, le message semblait être passé. Faisant signe à ses complices de fuir, Wilson jeta ensuite son mégot par terre avant de s'adresser au chevalier qui se relevait.

« Davian Thule... Nous faisons tous deux ce qui nous semble juste : nous protégeons les nôtres. Tu es un homme d'honneur. Dommage que ce ne soit pas le cas de tous tes confrères... » 

Et il s'enfuit à son tour…

Davian resta un moment bouche bée, il se doutait qu'en outre-mer existait des gens aux pouvoirs surnaturels, mais autant en si peu de temps… Non, il fallait qu'il se ressaisisse ! Il était un chevalier d'Avalon ! Il savait qu'il pourrait perdre des hommes, tout comme il savait qu'il pourrait mourir ! Il ne connaissait pas la peur, et pour son honneur, pour ceux qui sont morts aujourd'hui, il allait les empêcher de s'enfuir !

Secouant vivement la tête, Davian avisa Sara, qui par chance, n'était pas blessée.

« Reste ici et occupe toi des blessés avec les dix hommes ! Les autres, avec moi ! Ne les laissez pas s'enfuir comme ça ! »

Les soldats rugirent en le suivant, armes au clair. Foi de Thule, ils ne partiront pas facilement après tout ça !
Ils coururent donc jusqu'au port, le choix le plus évident si quelqu'un voudrait s'enfuir, sans compter les hommes blessés trouvés sur le chemin…

Ça y est ! Le port était en vue ! Zack venait encore de repousser d'autres soldats avant de bondir sur le pont d'un grand navire. Ian et Kassidia s'y trouvaient déjà, le sabreur coupa les cordages et le bateau partit plein vent !

« Oh que non ! »

Sur la gauche, le jeune Thule vit le Justicar, appareillé perpendiculairement par rapport au quai. Il s'y dirigea avec les autres hommes à grande vitesse et héla ceux déjà présent. Quoi, vous pensiez que tous les hommes de Davian étaient présent à l'exécution ? Vous aviez tort ! Il en restait une demi-dizaine pour garder le navire et le préparer rapidement en cas d'urgence.

Or, justement, c'est un cas d'urgence.
« Armez les canons bâbords, et vite ! »

Au vue de la position du Justicar et du navire pirate, le côté bâbord faisant face au large, et avait l'autre bateau dans sa ligne de mire.
Les deux canons furent rapidement armés, cela grâce au nombre de soldats présent sur place.

« Visez ce navire ! Tirez pleins bois !
- Avec ce vent et leur vitesse, nous n'auront droit qu'à un tir de chaque messire !
-Raison de plus pour bien l’abîmer… FEU ! »

Les mèches furent allumées, les boulets fusèrent dans un bruit infernal vers le navire pirate, allait-il être touché ? Davian était réaliste, il ne pourrait pas le couler avec seulement deux tirs, à moins d'un miracle et que la réserve de poudre ne soit touchée… Mais si le poupe était abîmée, voir même le gouvernail, alors se sera une demi-victoire pour la Marine, sans compter les dégâts internes si le deuxième boulet perforait le flanc du navire.

Mais ça, il ne pourrait le dire…


Désolé de l'attente, manque d'inspi' et j'étais un peu occupé en ce moment ^^
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Sam 1 Avr - 0:16

Voilà, j’avais dit ce que j’avais à dire et Ian avait aussi répondu de sa façon aux questions du marine qui voulait mettre de l’importance sur la relation que Ian et moi entretenions. Enfin, je décide de ne pas trop m’attarder sur ce sujet puisqu’il semblerait que le second marine que Ian avait un peu plus tôt balancé contre un mur n’appréciait pas du tout la petite discussion que nous entretenions. Il décida plutôt de passer à l’action faisant sortir de son estomac une artillerie comme je n’avais jamais vu auparavant et se mit aussitôt à nous tirer dessus. Tous sans exception. Heureusement pour moi que je possédais un pouvoir permettant de me protéger. Malheureusement il m’était impossible de protéger tout le monde et puis au vu de mon état, il m’était impossible de tenir mon pouvoir trop longtemps. Enfin, Ian écrasa d’un solide coup de pied la tête de ce même soldat et nous indiqua de fuir alors qu’il assurait nos arrières.

Zack passa alors devant moi et nous courûmes de toutes nos forces même si je savais que notre fuite ne serait pas facile. Non en réalité, courir me faisait souffrir plus qu’autre chose. Le médecin, dans la prison, m’avait peut-être soignée, mais il n’avait rien fait de bien spectaculaire. Il m’avait tenu en vie et rien de plus, car il savait que mon exécution était pour bientôt. Mes blessures m’élançaient, j’avais le souffle court et mon visage déjà bien blême était recouvert de sueur. Courir était quelque chose de naturel pour moi alors sentir cette sueur sur mon corps n’indiquait rien de bon. Un premier groupe de marine nous barra la route. Zack zigzagua afin d’éviter les projectiles alors que moi j’utilisais encore mon pouvoir puisant dans le peu de force qui me restait pour protéger mon torse, enfin, les points vitaux les plus importants. Je sentis à ce moment une balle s’enfoncer dans la chair de ma cuisse et je poussai un cri de douleur qui me surprit plus qu’autre chose. Je tombai aussitôt un genou au sol et regardai mon torse qui se soulevait à une vitesse folle. Je grinçai alors des dents et me levai à nouveau pour poursuivre ma fuite vers le navire qui n’était pas bien loin. Zack se retourna rapidement en ma direction pour voir si tout allait bien pour moi et je déposai alors ma main contre ma cuisse recouverte de mon propre sang qui s’écoulait de ma plaie et je lui souris pour lui faire comprendre que tout allait bien.




Nous arrivâmes alors au navire. Zack nous avait débarrassés de nos adversaires seul pour me permettre de ne pas utiliser le peu d’énergie qui me restait. J’avais du mal à souffler alors, ne me demander pas de combattre. Je montai alors à bord du navire et regarda autour de nous. Zack coupa vite les cordages qui nous maintenant au quai. Il s’appropria la barre et hurla à Ian de se dépêcher bien qu’il pouvait toujours se trouver à une certaine distance de nous. Pour ma part, je sentis ma vision devenir trouble et ma tête se mit à tourner autour de moi. Une douleur lancinante se répercutait sur tout mon torse comme si on venait de me frapper. Je baissai le regard et pu voir que mes vêtements étaient tâchés de rouge… Je déposai ma main contre mon front, comme s’il me fallait la soutenir et je poussai un grognement. Je perdais énormément de sang et ce n’était pas beau à voir. Enfin, le vent commença à nous porter un peu plus loin, mais nous fûmes vite rattrapés par le navire de la marine où de nombreux soldats étaient déjà  à leur poste afin de nous poursuivre. J’entendis des cris, mais je ne compris pas grand-chose. Pour tout dire, à ce moment-là, tout sembla se passer rapidement. Un premier tir de canon fut entendu et un énorme splash retentis tout juste à côté de notre navire. Un second tire se fit entendre, mais cette fois-ci, j’avais capté le boulet et mon corps avait bougé plus rapidement que mon cerveau. Cela allait être ma dernière utilisation de mon pouvoir pour le moment, car ce que j’allais faire allait me demander tout mon pouvoir, toute la force qui me restait. Le deuxième boulet s’était aussitôt dirigé vers le gouvernail de notre navire et puisqu’il s’agissait là de notre moyen de fuite, il m’était impossible de leur permettre de le détruire. Mon corps était recouvert de cette matière si précieuse et qui m’avait sauvé de nombreuse fois et je m’étais interféré entre celui-ci et sa cible… Je m’étais contracté du plus que je pouvais et quand le boulet avait percuta mon ventre, l’impact avait été plus fort que je ne le pensais et j’avais reculé vers l’arrière bien que je plantais mes pieds dans le bois du navire. Un cri s’échappa alors de ma gorge et je sentis à nouveau la sueur s’écouler sur mon visage. Mon cri semblait plus désespéré qu’autre chose. Je sentais que je ne tiendrais pas encore bien longtemps, mais le projectile continuait de tourner sur lui-même. Je jetai alors un regard vers Zack tout en lui souriant, puis je le saluai brièvement de la tête. Mon pouvoir s’annula de lui-même, et je sentis alors le projectile tourner sur ma peau maintenant à nue et pire encore. Mon corps fut projeté vers l’arrière sous la force de l’impact, car il ne s’agissait là que de quelques secondes à peine. Je sentis mes os s’écraser et se briser en de nombreux morceaux, puis je percutai la rambarde sentant l’objet traverser mon corps en entier… De mon geste, j’avais dévié le projectile de sa cible initiale, mais j’avais surestimé ma capacité à tenir face à ce dernier.

J’étais assise contre la rambarde et poussai un hoquet comme si je cherchais mon souffle alors que mon sang s’échappait maintenant de ce trou béant. Je sentis alors, des larmes couler le long de mes joues et la douleur était-elle qu’elle m’empêchait de bouger. Un bouillon aussi rouge que le reste sortit de ma bouche et s’écrasa alors sur mon torse. Enfin, j’offrais un spectacle bien sanguinolent. Tout ce que je savais maintenant, c’est qu’il ne me restait que quelques instants à vivre. Je regardai désespérément autour de moi à la recherche de quelqu’un, comme si mourir seul m’était horrifique. Ma vision était trouble, je ne percevais qu’une silhouette et je le sentis prendre ma main. Un sourire se dessina sur mon visage malgré tout…


« Me…merci… »


Savoir que j’allais voir Gareth et que j’avais tout de même essayé de vivre comme il me l’avait demandé me soulageait… Ma respiration se faisait de plus en plus courte et saccadée. Mes yeux se fermaient d’eux-mêmes alors que mon corps s’affaissait doucement sur le côté. Puis un dernier souffle s’échappa finalement d’entre mes lèvres entrouvertes et ma tête tomba mollement sur le côté.

[hrp: Comme vous l'avez très certainement vu, j'ai décidé de quitter le forum, alors j'ai tout de même fait un dernier poste avec Kassi... Je m'excuse auprès de vous :/ ]
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mer 12 Avr - 1:08

Les derniers instants d'une condamnée


... Une étoile s'éteint...


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Pourquoi ?

Pourquoi ne suis-je pas resté en arrière pour retenir Davian Thule et ses hommes, comme je l'avais prévu ? Pourquoi me suis-je rué à la suite de mes compagnons qui courraient au navire ?

Je ne sais pas.


Sûrement que je me suis dit que je leur avait fait gagner assez de temps comme ça. C'est en remontant la piste de sang frais et de soldats hors de combat que j'ai commencé à entendre les coups de feu. Décidément, les marines sont de vraies têtes de pioche. Pas moyen de leur faire lâcher le morceau, même après le festival que je leur ait servi. Je m'active.

Quant je déboule enfin sur la jetée dans un dérapage magistral qui soulève un nuage de poussière plus épais que les dossiers du fisc sur ce politicien qui employait sa femme avec de l'argent publique, j'aperçois finalement le New Dawn, toutes voiles dehors, qui met le cap sur le large tandis qu'une autre cohorte de troufions s'entasse sur le ponton par dessus leur camarades évanouis (ou morts, mais connaissant le Zack, j'en doute) pour trouver une position de tir optimale pour coller une praline à MON équipage. C'est peut-être ça qui me fout en rogne. Je fonce dans le tas, sans réfléchir, et je me met à les latter bien comme il faut. J'y serai encore si je n'avais entendu l'appel du Démon Rouge qui, par dessus le tintamarre ambiant, m'exhorte à me remuer le fion.

C'est là que la pression redescend, et que je me rend compte que je suis en train de jouer au con, très sévèrement, compte tenu de mon niveau de fatigue. Je balance un dernier coup de satton et, me changeant une dernière fois en rayon lumineux, je franchis l'espace surplombant la mer agitée pour finalement réapparaître sur le pont, chancelant, m'appuyant sur le grand mât pour reprendre mon souffle. Des tâches rougeâtres dansent brièvement devant mes yeux. Je secoue la tête. Ça aller... je me rue vers le poste de pilotage pour y retrouver mes camarades, en piteux état. Tous deux sont blessés, et Zack a les dents si serrées que je crains de les voir sauter en mille morceaux. Mais au moins, ils sont en vie. Kassidia fait même un petit signe de tête pour signifier que tout va bien. Une vague de chaleur envahi mon cœur. Nous l'avons fait. Nous y somme !!! Un sourire commence à poindre sur mon visage...

BAOUM !!!

Au bruit de ce coup de canon qui ébranle l'air, l'adrénaline afflue aussitôt dans mes veines, nappant le monde d'un voile grisâtre tandis que mon regard se plante vers la source du bruit : un navire de la marine bien sûr, aux amarres à peine larguées.

Pourquoi ?

Pourquoi je n'ai pas profité d'être resté à terre pour bousiller autant de bâtiments ennemis que possible ? Pourquoi je leur ait laissé une chance de se lancer à nos trousses ?

Je ne sais pas.


Probablement que j'ai été trop sûr de moi, et de l'effet que j'ai fait sur la place ; que j'ai naïvement crus que les Marines auraient compris les simples mots qui sortaient de ma bouche et qu'il resteraient sans bouger... Mais quel triple buse j'ai été ! Quel con ! Mais quel con !!!

Pas le temps de se morfondre : si je ne fais rien, on va se faire couler comme des marins d'eau douce... ça y est, je vois le boulet ! Réagissant d'instinct, je me change à nouveau en rayon, et réapparaît dans les airs, devant le projectile que je dévie d'un magistral chassé latéral dans un grand cri haineux.

Mais ce n'est que quant il s'écrase à la surface de l'eau dans une explosion assourdissante que je vois du coin de l'oeil la tâche noire qui me fonce dessus et que je prend conscience de ma terrible erreur de jugement : ce n'est pas un seul canon qui a tiré, mais deux, à l'unisson. Et moi, comme un débile, j'ai foncé sans réfléchir. Et maintenant, me voilà cueilli à contre-pied par un boulet qui me dépasse sans que je puisse rien y faire, et file droit vers le navire.

Vers le poste de commande.

Vers Zack.

Et moi, triple connard qui a présumé de ses forces, n'ai que le temps de tourner la tête pour voir l'inévitable se produire. Encore que... Non, c'est bien pire que cela. N'écoutant que son courage malgré ses blessures, Kassidia se plante devant la mort métallique pour lui opposer sa carapace de diamant. Pendant une demie seconde, je me prend à y croire. De toutes mes forces, je supplie les étoiles de lui donner la force de repousser l'attaque...

Mais ce n'est qu'en voyant le regard désespéré qu'elle lance que je comprend que ses blessures ont eut raison de son corps, et qu'elle ne tiendra pas. Porté par l'énergie du désespoir, je lance mon mirror master pour essayer de revenir à temps et dégager cette saloperie de boulet vers l'infini et au delà... Je disparaît. Je réapparaît...

Vous connaissez ce dicton qui dit que c'est toujours celui qui habite le plus près qui arrive en retard ? Et bien, je suppose que c'est pareil avec l'homme le plus rapide du monde.




Car à la fraction de seconde où je me matérialise dans les airs, à moins d'un mètre de la jeune femme, de mon amie, de celle pour qui j'ai risqué ma vie et défié le Gouvernement mondial... son armure minérale cède, et la sphère métallique l'accompagne jusqu'au bastingage tribord où la belle vient s'écraser avec un craquement sinistre. Le boulet, lui, continue son chemin à travers l'abdomen en y creusant un tunnel pour ressortir de l'autre côté, me laissant brièvement voir l'horizon éternel à travers le corps de ma partenaire. Je sens aussitôt une tenaille glacée me tordre les tripes tandis que je me réceptionne lourdement sur le sol.

"Non, non non non... Non ! NOOOOOOOOOOOOOON !!! KASSIDIAAAAA !!!!!"

Je me précipite vers elle, mais il est trop tard. Nul besoin d'être médecin pour se rendre compte qu'avec un trou pareil au milieu du torse, elle n'en a plus pour très longtemps. Elle lâche un hoquet accompagné d'un flot de sang alors que je m'agenouille à ses côté, les mains tremblantes. Ne sachant que faire qui ne risquerai d'aggraver son sort déjà scellé, je lui pris la main, tendrement, la serrant avec force.

"Non non non, c'est pas possible, tu peux pas me faire ça... Kassi... Reste avec moi... Kassi..."

Ses yeux déjà voilés, le sourire frémissant qu'elle se força à m'adressa acheva de m'arracher le cœur. Ce fut d'une voix faible, presque un murmure, qu'elle prononça ses derniers mots par dessus sa respiration saccadée.

« Me…merci… »


Puis, dans un souffle, le dernier soupir de Kassidia Nadaho s'échappa de ses lèvres entrouvertes, la vie quittant son corps pour mener son âme vers des lieux qu'on ne pouvait qu'espérer plus cléments. Elle s'affale sur le côté, sa main glissant de la mienne. Je ne sais combien de fraction d'éternité je suis resté là, à la regarder dormir contre la rambarde.

"Kassi... Kassi... Je suis désolé... Kassi... Réveilles-toi... Kassi..."

Sans savoir pourquoi, je regarde mes mains aux paumes ravagées. Ce n'est qu'en voyant des gouttes translucides s'y écraser que je me rend compte que quelque chose ne va pas. Merde alors, il pleut ou quoi ? Je cligne des yeux et ma vue se brouille. Les gars, y'a maldonne... ça pas sur la mer, qu'il pleut... c'est sur mes yeux.

J'enfouis mon visage dans mes paluches pour y étouffer un sanglot qui manque néanmoins de me broyer les côtes. Une odeur de rouille et de sel me chatouille les naseaux tandis que je prend conscience de la présence d'un autre liquide sur mon visage. En rouvrant les yeux, je vois mes doigts maculés de sang, et comprend que c'est le sien, qui m'a été projeté à la figure lorsque le boulet l'a emporté.

Pourquoi ?

Pourquoi est ce que tout ceux qui me sont chers finissent par m'être arrachés ? Pourquoi quant je tente quelque chose, cela se termine systématiquement dans le sang, la peine et la mort ?

Je ne sais pas.


Je ne sais pas non plus ce qui me fit reprendre conscience. Sûrement les paroles de Zack...

Quoi qu'il en soit, je me relève brutalement, et tourne mes yeux hagards vers le Démon Rouge. Mon ami. Le seul qu'il me reste. Je fixe longuement la vilaine blessure qui déchire son flanc et teinte ses vêtements d'une flaque vermeil et, sans vraiment me rendre compte de ce que je fais, j'ôte ma chemise et la ceint autour de sa blessure, serrant autant que je peux pour arrêter l'hémorragie. Puis je lui met une main sur l'épaule, mon regard fixé sur le navire de la Marine, et pour la première fois, lui donne un ordre direct. D'une voix blanche.

"S'engager sur Grand Line maintenant serait du suicide. Il faut te trouver un médecin. Cap au Nord-Est, toutes voiles dehors et sans t'arrêter... Je reviens tout de suite."

Je fais quelques pas vers le bord, et prend une grande respiration. La douleur qui me tordait les entrailles a laissée place à un calme olympien, que je sens se muer lentement en un engourdissement généralisé. Toute lassitude m'a quitté, seul mon objectif compte. Je ramène mes mains au niveau de mon torse, je vise...




Et je réapparaît sur le pont du navire de la Marine, dans la stupeur générale, torse nu et le visage constellé de traces de sang. C'est un petit peu la panique parmi les marins, surtout quant je suis chargé à bloc d'une énergie qui suinte dans un léger sifflement par tous les pores de ma peau. Et c'est d'une voix calme comme le ciel d'hiver mais aussi tranchante qu'un coup de poignard que je m'adresse aux hommes d'équipages.

"Qui... a... tiré ?"

Beaucoup sortent leurs armes. Ce doit être l'équipe de secours, ceux qui étaient justement prévus pour rester à l'arrière et se tenir prêt en cas de pépin. Des innocents, d'une certaine manière, qui ne savent pas ce qu'ils ont fait, ni ce qui va leur tomber dessus. Nombre d'entre eux se jettent sur moi, sabre au clair, et leurs armes me traversent sans me causer le moindre dommage. En temps normal, je me serait contenté de les dégager... Mais là, je continue d'avancer à pas lents vers les canonniers en répétant ma question. Ils me regardent comme si la mort en personne venait les chercher.

Ce qui est le cas.

Faisant apparaître une longue épée de lumière solide dans ma main, j'embroche le tireur sous les yeux horrifiés de ses camarades qui reculent avec un cri d'effroi. Mon visage reste absolument impassible, mes yeux se perdent dans les siens tandis que son regard suppliant autant que surpris tente de comprendre pourquoi son destin vient à lui plus tôt que prévu. Je fais disparaître la lame de lumière, et alors que le moribond s'écoule au sol en se tenant le ventre pour empêcher ses boyaux de se répandre sur le sol, je remarque le second canon de bord, un peu plus loin, lui aussi entouré des auteurs de la mort de mon ami. Ma jambe gauche se charge de lumière, et d'un coup de pied rageur, j'envoie le canon le plus proche de moi heurter son confrère, écrasant de ce fait le second tireur sons une montagne d'acier et de débris de bois.

Pour faire bonne mesure, mes doigts miment la forme du pistolet tandis que je lève la main vers les voiles. Je tire une petites rafales de rayons lumineux rougeoyants qui les traversent sans difficultés, et qui ont surtout le mérite d'y déclencher un véritable brasier. J'aurais bien une pensée émue pour ces marins qui devront se battre corps et âme pour empêcher leur navire d'être la proie des flammes... Seulement voilà, j'ai la rage. La vraie.

C'est alors que je le vois : l'officier en armure brillante. Davian Thule. Celui qui a ordonné d'ouvrir le feu, sans aucun doute.

En un battement de paupière, je suis devant lui, les doigts chargés d'énergie et pointés droit entre ses deux yeux. De mon autre main, je braque également sa seconde, la rouquine, pour la dissuader de faire le moindre geste.

"Espèce de... J'aurais dût te tuer. T'arracher la tête, te percer le cœur... Ou laisser ton pote le robot te plomber la tronche... Non, mieux, je devrais la tuer elle." dis-je en désignant son assistante d'une bref hochement de tête."Comme ça tu sauras ce que ça fait... Tu l'as tuée, connard... Tu l'as tuée … TU L'AS TUÉE !!!"

J'appuie plus fort sur son casque. Ce mec est plus grand que moi, c'est vrai. Mais la taille ne change pas grand chose quand on a l'équivalent d'un gros calibre pointé sur la tronche.

Puis, sans vraiment savoir pourquoi, la colère s'en va, remplacée par une tristesse sans bornes. Zack s'éloigne sur les flots, et si je ne me grouille pas, il sera bientôt hors de portée, même pour moi. Je ravale un sanglot, et une grimace de haine viscérale déforme mon visage.

"Davian Thule... Tu as tué celle qui devait rejoindre l'équipage du futur seigneur des pirates. Si je n'était pas pressé par le temps, tu serais déjà mort. Alors note bien ces mots : Je reviendrai te chercher. Je prendrai mon temps pour te tuer. Je serai pas aussi rapide et furtif que d'habitude, non. Comme ce boulet de canon, je vais faire dans le sonore et le dégueulasse. Et quant tu sera crevé, ton enfer aura un goût de paradis, tellement tu auras dérouillé."

J'hésite très sérieusement à en coller une à son amie. Juste histoire de dire... Mais mes épaules s'affaissent. Je ne supporterai pas de devenir une enflure de ce calibre. J'ai déjà bien assez à me reprocher pour le restant de mes jours, pas la peine d'y ajouter la vie d'une femme désarmée et d'un équipage incapable de se défendre contre mon pouvoir. Je baisse les armes, et m'en vais. Je tournant la tête, je plante un dernier regard de chargé de promesses funestes au chevalier.

"Je reviendrai."

Et je disparaît dans un flot lumineux pour me rematérialiser sur le pont du New Dawn, clignotant et à bout de force. Je fais signe à Zack de tenir le cap pendant que, porté par les nerfs plus qu'autre chose, je m'acharne à carper les voiles, les larmes aux yeux et la rage au cœur.

Une étoile s'éteint...


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Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
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Zack Kalaan
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mer 12 Avr - 10:44

Zack manœuvrait le New Dawn avec toute la force qu'il lui était possible. Sortir de là, vite, avant que...

Mais une décharge retentit derrière eux. Non pas une... deux ! Le sabreur se retourna vivement pour voir les deux projectiles leur foncer dessus ! Merde !!! Le gouvernail vira à tribord à toute vitesse. Ian était déjà revenu à bord. Malgré sa réactivité, Zack ne pouvait pas empêcher au moins un des deux boulets de métal les toucher.

Grimaçant, le Métisse vit alors un rayon lumineux fuser vers le premier, qui n'était malheureusement pas le plus dangereux. Mais voilà, dans la folie et le chaos qui régnaient, comment en vouloir à quiconque de la réactivité et de l'attention portée au bon endroit, au bon moment ?

Ian déviait sans problème le premier projectile mais... il n'avait pas vu ni entendu le second, qui fonçait droit... sur Zack. Blessé comme il était, et compte tenu de la trajectoire du boulet qui fonçait sur le point vital du navire, à savoir le poste de manœuvre, il était impossible à celui-ci de pouvoir sauver sa vie et celle du New Dawn à la fois. Grognant contre sa propre incapacité, ce qu'il vit ensuite le figea et le blessa encore plus que n'importe quoi au monde.

Une silhouette passa près de lui, fonçant vers la sphère mortelle. Kassidia !!!

- NON ! rugit Zack en la voyant faire.

Elle était trop affaibli ! Il le savait ! Mais c'était trop tard, mille fois trop tard. Kassidia usa de son pouvoir pour tenter de dévier ou repousser le métal enragé qui tournait à une vitesse folle et brûlante. Elle résista, plus longtemps même que Zack n'aurait cru possible. Il avait même Ô combien cru que cela finisse par marcher, dans une vague folle, mais inutile, d'espoir. Mais la réalité frappa aussi sûrement que le jeune homme vit le corps de Kassidia céder. Céder à la fatigue, aux blessures, à la force imposée de cette attaque. Un rugissement de douleur traversa le poitrail et la gorge du semi-Mink ainsi que l'étendue à des lieux à la rondes autour de cette scène. Le corps transpercé de la jeune femme retomba sur le pont, endommagé par la fin de course du boulet de canon. Non ! NON !

Zack alla vers la rambarde, oubliant un instant ses propres blessures. Ian avait hurlé et s'était jeté vers elle pour lui tenir la main, avec la rage du désespoir. Bien évidemment, dans ces moments là, on ne veut pas voir la réalité, l'évidence, ni rien. Le souffle court, muet, Zack regarda Ian et Kassidia. Il entendait les paroles du grand blond, mais... tout était sourd autour. Le sabreur voyait que la vie avait déjà quitté les prunelles de  la jeune femme alors que Ian lui suppliait de se réveiller. Une larme pointa à l’œil de Zack, qui avait l'air de revivre encore l'écho de son passé. Mais l'autre larme qui arrivait était d'une toute autre Nature. Grimaçant vivement, il ne put s'empêcher de sa tenir le flan où sa propre blessure le rappelait à l'ordre et à la réalité. Ils n'étaient pas hors de danger, loin de là !

- Ian... ! Faut qu'on se barre d'ici !... lâcha-t-il en toussant et reprenant la barre.

Et comble pour lui, le grand blond venait du même coup de s'apercevoir de sa propre blessure. Cet idiot prit le temps de défaire sa veste, pour finir torse nu -que Zack aurait pu trouver appréciable au demeurant sans cette affreuse situation- et de lui serrer sur sa plaie. Un son de protestation endolori s'échappa des lèvres du Rouge qui grogna de sa propre faiblesse. Il n'entendait plus grand chose, mais pourtant, le timbre de la voix de son acolyte lui parvint on-ne-sait-comment au creux de l'oreille :

« Je reviens tout de suite. »

Hein ?! Quoi ?! Mais qu'est-ce qu'il fait ?!

- IAN !

Mais trop tard, il voyait déjà ce dernier partir dans un grand éclair de lumière vers le Navire qui était responsable de l'attaque... et de la mort de Kassidia. Bordel ! Et le New Dawn prenait de la vitesse à vue d'oeil, les voiles gonflées à bloc par le vent favorable !

- Bordel ! Reviens, Ian !!! grimaça le sabreur en criant.

Il fit légère dévier le Navire pour ralentir suffisant la cadence afin de permettre à Ian d'avoir assez de temps pour revenir, préparant la contre-manoeuvre pour reprendre le cap le plus optimal pour s'en aller loin, très loin d'ici. Zack ne voyait plus le corps sans vie de Kassidia. Ses yeux rouges étaient tournés en arrière, pour voir des éclats lumineux sur le Navire de la Marine. Ian était fou, enragé, et meurtrier. Mais le New Dawn ne resterait pas à portée longtemps malgré toute la volonté de Zack.

Heureusement, le Blondin revint juste à temps alors que la distance devenait critique entre eux. Zack tourna le gouvernail avec force et rapidité, reprenant le vent en plein arrière pour enfin partir de cet Enfer. Cap... Nord-Est. Oui Ian avait parlé de ça, se souvint Zack derrière le voile qui pointait dans son crâne et devant ses yeux. Non ! Il fallait qu'il tienne bon !

Grognant, il serra le gouvernail dans ses mains à s'en faire blanchir les phalanges. Il devait tenir jusqu'au bout ! L'image de Roronoa Zoro s'imposa à son esprit, comme d'un soutien et d'un rappel à l'ordre. La Volonté ! Il devait avoir la Volonté de tenir autant que nécessaire ! Il céderait après ! Plus tard !

Secouant la tête, sa vision revenant à la normale, Zack oublia tout ce qui n'allait pas. Sa blessure, le corps de Kassidia, l'état de Ian. Il fallait trouver une Ile au plus vite. Il fallait tenir jusqu'à ce qu'ils soient vraiment hors de danger.

Déjà Loguetown disparaissait dans l'Horizon, loin derrière eux.
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Les derniers instants d’une condamnée.
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