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 Les derniers instants d’une condamnée.

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MessageSujet: Les derniers instants d’une condamnée.   Lun 6 Mar - 22:31

Je ne sais pas cela faisait combine de temps que je dormais, mais lorsque je me réveillai, mon corps me faisait souffrir le martyr m’arrachant ainsi une grimace de douleur. Je tentai de m’asseoir et j’observai rapidement mon corps de mes deux yeux. Car oui, il semblerait qu’on aille retirer mon cache-œil ainsi que mon masque. D’ailleurs, il me manquait pas mal de vêtement dis-donc! Mon corps était recouvert de bandage et je portais comme seul véritable vêtement une petite culotte puisque le reste de mon corps était couvert de tissus blancs. J’étais une vraie momie. Cela me prit du temps avant de comprendre la raison de cet état, puis je me souvins de Noraku, de mon combat contre ce dernier ainsi que celui de Gareth. Je me souvins des derniers instants que j’avais passés avec mon compagnon puis je sentis mon estomac se serrer un peu et ma gorge se noua. J’essayai de me lever de mon lit, mais réaliser aussitôt que j’y étais menottée d’un bras. Quoi?! Qu’est-ce que je faisais menotter!? Et où était Gareth?!

« Laissez-moi sortir! Je veux voir Gareth! Laissez-moi voir Gareth! »

Puis j’entendis de l’autre côté de la porte des gens qui pouvaient très bien être des gardes appeler un médecin précisant que la prisonnière s’était éveillée.  J’imagine que la prisonnière c’était moi. Après tout ce que j’avais fait comme dommage lors de mon combat contre mon frère… NON! Il n’était plus mon frère! Qu’il crève ce bâtard! La porte s’ouvrit finalement laissant place à un homme qui portait de petites lunettes rondes et qui avait une chevelure blond doré. Il replaça vite fait, d’un geste qui semblait plus un tic, ses lunettes sur son nez et m’observa de ses grands yeux. Parce que bon vu la paire de fonds de bouteille qu’il avait, ses yeux faisaient au moins deux fois la taille d’un œil normal. Bref, ce n’était pas l’important…

- Bonjour mademoiselle, Nadaho. Je suis le médecin responsable dans cette prison.

- Où sommes-nous? Me risquai-je.
- Vous êtes actuellement dans la prison d’east Blue et…
- (je le coupe direct) Est-ce que je suis arrivée seule? Il y avait-il un homme de très grande taille avec des cheveux sombres et une carrure imposante?!
- Non, mademoiselle, vous êtes arrivée ici seule.

Mon regard devint aussitôt vide alors que des larmes se mirent alors à couler. La rage qui m’avait parcouru s’était aussitôt dissipée. Le médecin commença à m’ausculter sans que je ne bronche ou ne bouge le moindre cil.


« On m’a chargée de vous maintenir en vie jusqu’à votre exécution. »


Je tiltai légèrement, mais sans plus. Au point où j’en étais, mourir ne me dérangeait pas du tout. Même si dans tous les cas, je ne rejoindrai pas Gareth dans la mort. Bref, le médecin finit de regarder mes blessures et s’assura que tout était en fonction chez moi puis me laissa seule. Ce fut le tour d’un second membre de la marine à s’approcher de moi. Il s’agissait d’une femme et elle tenait dans ses mains de nouveaux habits. Soit un simple pantalon et un simple t-shirt puisque mes vêtements à moi n’étaient pas du tout en état. Elle m’aida à me vêtir m’expliquant rapidement que mon exécution se ferait dans les prochaines heures. Si elle cherchait une réaction de ma part, c’était mal parti pour elle. Enfin, soit, la mort m’attendait et puis quoi? Elle voulait que je me mette à chialer? J’acceptais mon sort et puis c’est tout.

¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

L’exécution avait été programmée pour 13h et annoncée un peu partout à Loguetown. Les escarméra avaient été installés un peu partout histoire de diffuser l’exécution pour les gens qui ne pouvaient pas se déplacer.  La marine semblait vouloir faire ça en grand pour quelqu’un comme moi. C’était un peu stupide d’ailleurs. Ils auraient mieux fait de me laisser mourir sur le sol à la place ça aurait été plus rapide et ça leur aurait évité de dépenser autant d’argent pour ça. Mais bon, il voulait montrer l’exemple qu’il disait. J’eus une petite pensée pour Valentino qui m’avait fait confiance et que j’avais réussi à trahir, mais cela en avait voulu la peine. J’espérais simplement que cela n’allait pas avoir de répercussion sur lui. Après tout, c’était lui qui s’était arrangé avec son paternel pour retirer ma prime. Bon, tant pis. Je suis sûre qu’il survivra. 13h finit par sonner et un homme grimpa sur l’estrade.

« Mesdames et Messieurs, merci de vous être déplacés aujourd’hui. Aujourd’hui est un jour spécial. Un jour où l’exemple sera montré à tous les forbans et criminels de ce monde! Vous êtes donc rassemblé ici, aujourd’hui, pour assister à l’exécution de Kassidia Nadaho, anciennement recherché pour 10 millions de Berry! Faites-la monter sur l’échafaud! »


Mes mains étaient toutes deux liées derrière mon dos attaché à une chaîne qui était relié à un collier qui se trouvait dans mon coup. Mes menottes étaient elles-mêmes attachées à une chaîne qui faisait le tour de ma taille. Une autre chaîne descendait derrière mes jambes reliant ainsi mes chevilles ensemble. Cela me permettait d’avancer, mais à petits pas. Je montai non sans difficulté jusqu’en haut et je vis à cet instant la foule qui se tenait. Il y avait tant de monde et ils commençaient déjà à me huer. Je crus même recevoir une roche sur le genou. On me força à me mettre à genou et je gardai la tête haute. Si je devais mourir, ce serait au moins avec dignité. Je regardai devant moi, tentant de garder un visage impassible.

« Kassidia Nadaho, vous êtes jugé aujourd’hui pour les crimes suivant : Trahisons envers la marine, mensonges, meurtre de citoyens innocents, meurtres de marine et pour couronner le tout, meurtre d’enfants. »

Une vague de cris de dégoût et d’objet vola un peu jusqu’à moi. Mais je savais qu’il allait utiliser des éléments de mon passé pour accentuer mes crimes d’aujourd’hui et pour prouver au monde que je devais bel et bien mourir.


« Kassidia Nadaho, vous serez donc décapité ici présent. Avez-vous quelque chose à dire, avant de nous quitter? »

Je tournai légèrement la tête en sa direction et affichai finalement un sourire à la fois triste et carnassier. Bref, c’était un mélange des deux comme si la mort ne me faisait pas peur, mais que la douleur d’avoir perdu Gareth était toujours présente. Je me retournai finalement vers la foule qui huait toujours autant.

« C’est avec la tête haute que je m’en vais et j’accepte volontiers cette sentence et je n’ai rien à vous dire de plus. »

J’aurais pu les prévenir, leur dire que ceux en qui ils croyaient n’étaient que des enfoirés. Qu’une grande partie des marines ici étaient corrompues jusqu’à l’os, mais j’en avais fini de me battre. Je ne battrai plus pour qui que ce soit.
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Zimmer Gerásimos
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 7 Mar - 0:59

-Monsieur? Un officier désire vous voir... Hésita la secrétaire.

Le barbu sirota tranquillement son verre de vin, assis sur son canapé de velours. Il releva lentement la tête, à la façon d'une tortue pour s'adresser à la jeune femme.

-A-t-il prit rendez-vous? Demanda-t-il le plus tranquillement du monde. 

-Heu... non monsieur. S'inquiéta la secrétaire, reconnaissant une situation qu'elle n'avait que trop vu.

-Parfait alors dans ce cas faites le entrer ma chère. Répondit l'officier, toujours aussi tranquille et souriant.

-B... Bien monsieur.

Quelques secondes passèrent une fois que la demoiselle eût quitter la pièce. Quelques secondes de silence, l'officier en profitait comme on profite d'une musique aux notes divines et au son enchanteur. Silence qui hélas fut rapidement troublé par des pas lourds et pressés en provenance du couloir, c'est à peine si l'officier assit dans son fauteuil daigna lever un sourcil. Soudainement, la porte claqua et le bruit qu'elle provoqua fit trembler les murs, mais pas autant que la voix du grand homme en uniforme qui avait pratiquement planté ses doigts dans le bois de la pauvre porte innocente.

-Vous vous fichez de moi c'est ça?!

-Officier Meito, que me vaux le plaisir de votre présence?

Le calme que dégageait cet homme semblait divin, pourtant, il n'avait pas l'air d'atteindre le moins du monde le nouvel intervenant.

-Je n'arrive pas à croire que l'état major n'ai pas encore prit la décision de vous remettre à la vie civile! Vos décisions seront notre perte Djerin! Hurlait l'officier en faisant les cents pas devant le bureau.

-Vu votre état j'imagine que vous êtes venu me parler de notre bon vieil adjudant-chef Gerásimos? Vous désirez peut-être un café? Lança nonchalamment l'officier Djerin en lui tendant une tasse déjà remplie.

-Une exécution! Vos allez envoyer ce malade surveiller une exécution! Pourquoi semblez-vous prendre le sujet avec tant de légèreté?! C'est très grave ce qu'il vient de se passer! Répondit Djerin en descendant la tasse de café brûlant d'une traite. Après ce qu'il s'est pas passé il n'y a pas si longtemps à Loguetown en plus! Comme si ce monstre pouvait se balader librement sans risque! Avez-vous seulement idée du nombre de civils qui seront présents ce jour là?!

-Je vous en prie, personnellement je trouve qu'il s'en est plutôt bien sorti contre ce pirate lumineux, et puis ce n'est qu'une exécution... Qu'est-ce qui pourrait mal tourné hein?

Pendant ce temps, à Loguetown, la journée entière avait été réservée à la préparation de l’exécution. Zimmer avait briefé ses hommes pendant de longues heures sur les démarches à suivre, les différentes manœuvre à suivre et les postes à surveiller. Il avait pu voir les quelques autres unités dépêchées sur place pour faire en sorte que la tête de la criminel roule bien sur le sol à 13h. Il y avait parmi eux une escouade qui avait attirée son attention. Une troupe de soldat en armure chevaleresque dirigée par un gradé dans le même accoutrement.

 Étrange, était-ce un régiment qu'il ne connaissait pas? Il ne s'y intéressa pas vraiment, ils avaient leur secteur, lui avait le sien, pas besoin de faire copain-copain pour bien travailler. Les heures passèrent et bientôt, le moment fatidique arriva. Au garde à vous sur une petite estrade montée au pied de l'échafaud, Zimmer ainsi que les autres gradés, avaient une vue sur la foule, et pouvait ainsi réagir en fonction de ce qui se passait. Lorsqu'on fit grimper la condamnée sur la structure de bois, la foule se mit à la huer et à l'insulter les soldats au sol faisant leur maximum pour calmer les civils.

Une pierre vola et frappa le genoux de la condamnée, dans l'instant, Zimmer pointa du doigt l'endroit d'où venait le jet tout en resserrant sa casquette sur son crâne tandis que ses hommes circulaient dans la marrée humaine pour appréhender le gêneur. Nous y étions, le moment fatidique. Les crimes de Kassidia Nadaho étaient énoncée haut et fort. En entendant ses crimes, le cyborg était satisfait que la marine ait capturé et fait abattre une tel personne, un tel monstre. Pourtant, quelque chose le figea, quelque chose frappa Zimmer là où il ne s'y attendait pas.

« C’est avec la tête haute que je m’en vais et j’accepte volontiers cette sentence et je n’ai rien à vous dire de plus. » 

Ces mots avaient l'air si sincères, comme si elle comprenait enfin ses crimes et qu'elle acceptait de tout son être d'en payer le prix. Le cyborg avait traqué bien des pirates, tués nombres de révolutionnaires, mais aucun n'avaient jamais eût cette clarté d'esprit au moment fatal de leur rendez-vous avec la mort. Zimmer était heureux, aujourd'hui, une criminelle allait être exécuté et en plus de ça, pour la première fois de sa carrière, la condamnée allait être coopérative.


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"La marine est à la mesure de la science, sa puissance est infinie et son potentiel sans aucune limite!" 
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Ian Wilson
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 7 Mar - 18:47

Les derniers instants d'une condamnée


Dis moi que tu veux vivre !!! Ian Wilson à la rescousse !!!


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J'émerge péniblement d'un sommeil cotonneux, tiré des doux bras de Morphée par la clameur constante et criarde des conversations de personnes que je ne peux encore pas discerner. Je me relève un peu trop vite pour ma situation, puisque je me paye le dessous de la table en plein dans les ratiches dans une exclamation étouffée absolument ridicule, ponctuant allègrement les choppes vides qui, ébranlées par cette rencontre, ont préféré rouler dans le vide pour finir leur vie en mille morceau sur le parquet. Histoire de parachever le tableau, une migraine atroce se réveille sur le coup, ce qui me donne l'impression que j'ai un pivert dans la tête par dessus le marché.

Qu'est-ce que vous voulez ? Y'a des jours comme ça, on est pas en veine... Grognant et grommelant, une main sur le pif pour tenter d'atténuer la vive douleur qui en émane, je m'extirpe gauchement de sous le meuble pour me remettre sur mes guibolles, attrapant au passage le paquet de cigarettes que j'ai laissé sur le plan de bois.

"Bwaaaaahaaah..." Baîlle-je en me grattant le paquet sans aucune forme de respect pour la clientèle peu nombreuse de la taverne venue se restaurer séant.

Nous sommes toujours dans la Taverne « le Gold Roger », où mon pote Zack et moi avons trouvé refuge après notre altercation d'hier avec la marine. Et faut admettre que, dans le feu de l'action, on a peut-être un peu chargée la mule... Je m'accoude au bar, enfilant péniblement ma veste. Tiens ? Mais où est Zack ??? Répondant à ma question muette, le vieux Will Cook, tenancier de son état, surgit de l'arrière-boutique.

« Il est à l'étage, je viens de l'entendre se lever. »

J'opine du chef, souriant bêtement à travers le suc qui m'embrume encore le cerveau. J'ai toujours l'impression que ce type peut lire dans mon esprit... Mais revenons à mon poteau !

S'il y a bien une chose dont je me rappelle très clairement, c'est le banc de filles en pâmoison devant le semi-mink. Nul doute que le bretteur, en fin séducteur qu'il est, avait très certainement passé une bonne partie de la nuit à éliminer son taux d'alcoolémie. Si vous voyez c'que j'veux dire... Je lève d'ailleurs un verre de rhum fraîchement rempli à sa santé, lui qui vient d'être fraîchement vidé.

Ah, le voilà qui descend ! Je lui adresse un signe de main encore vaguement imbibé. Les mots ne suffisent pas à exprimer la gratitude que j'éprouve à son égard. Ça n'a pas été une mince affaire de le convaincre de rester à mes côtés, de ne pas se lancer sur le champs à la poursuite du Wadô en faisant cap fissa pour South Blue. Mais courir au navire alors que la Marine patrouillait dans toute la ville nous aurait inéluctablement conduits à se faire repérer et canarder, ce qui n'était bon ni pour sa santé ni pour celle du bateau. C'est de bien mauvaise grâce qu'il a accepté de tempérer ses ardeurs (ce qui me vaudra sûrement des intérêts sur ma dette, tel que je le connais!).

Mais pour me faire pardonner, je lui ait fait une promesse solennelle que je tiendrai jusqu'à mon dernier souffle : S'il acceptait de faire partie de mon équipage, d'utiliser ses talents de navigateurs et de bretteur pour m'aider à devenir Roi des Pirates, je jurais sur mon honneur de faire de lui mon second, et surtout de l'accompagner lui aussi, de mettre ma force au service de sa quête pour retrouver les sabres de Roronoa Zoro. C'était, en soit, un échange de bon procédé...

Il ne m'a pas encore donné de réponse définitive. Bah, nous verrons cela en chemin !

Nous étions donc prêts à partir lorsque la cohue qui régnait à l'extérieur de l'établissement s'amplifia brusquement, ce qui réveilla mon mal de crâne latent et m'arracha un grognement de mécontentement au passage. Je me retourne à demi sur ma chaise, m'adressant autant à eux qu'au tavernier.

"Rhaaaaa mais qu'est-ce qu'ils ont à gueuler de bon matin, ces cons ?!?"

Ce à quoi, le vieil homme me répond.

« Oh, trois fois rien ! Juste une exécution publique. Un gros morceau apparemment. C'est pour ça que la Marine était sur les dents ces derniers temps. »

Je me remet en place, vaguement rassuré. Au moins, on allait nous foutre la paix, et Zack et moi pourrions nous éclipser ni vu ni connu. Je fais tourner le breuvage dans mon verre d'une main distraite, et continue la conversation d'une voix tout aussi distraite.

"Ah ouais ? Vache, ce doit être un caïd..."

« Oui... à ce que j'ai entendu dire, c'est une raclure de la pire espèce qui aurait été autrefois primée à 10 millions de berrys, se serait vu accordé une grâce exceptionnelle... et aurait récidivé. Meurtre d'officiers, meurtre d'enfants... la totale quoi... »

Je me fige. Mon cœur a manqué un battement, ce qui fait que je manque m'étouffer avec ma picole et que je repose le verre un peu plus brutalement que je n'escomptais le faire. Quelque chose m'a fait tiquer, mais mon cerveau embrumé a du mal à trier... Meurtre d'enfants ? Non, non, impossible, j'ai dût mal entendre... Je suis obligé de redemander, la main serrée autour de mon verre.

"Kof... Attends, quoi ? Meurtre d'enfants ??"

L'ancêtre croise les bras et hoche la tête d'un air grave.

« Oui, je sais, c'est difficile à croire hein ? Surtout quant on voit ce p'tit bout de femme, avec ses cheveux blancs... » Il se penche, cherchant à tâtons quelque chose sous son bar, entre les bouteilles et la caisse. Il se redresse, et pose un vieil avis de recherche défraîchis que je ne connais que trop bien. « Tiens, c'est elle... Kassidia Nadaho. »

Kassidia Nadaho...

Le verre explose entre mes doigts aux jointures blanchies, ce qui m'attire des regards dont j'ai autant à foutre que la dernière chaussette sale de l'arrière-grand-père de ta tante par alliance.

Kassidia... Kassidia Nadaho va se faire exécuter, ici, à Loguetown.

Une décharge électrique me secoue la colonne vertébrale. Je tremble. Je tremble tellement que j'ai l'impression que mes membres vont se disloquer et partir à l'aventure chacun de leur côté.

Non non non non non... juste... non. Non, non non, non. Non. NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!

Je bondis de mon tabouret avec tant de force qu'il vient embrasser le mur, tandis que j'attrape le tavernier par le col tel un naufragé qui se raccroche à une planche. Les yeux exorbités et le visage livide, je hurle plus que je ne parle.

"Tu te fous de moi comme de la savate de Goldorak ?!? C'est vraiment vrai ?!? Te fous pas d'ma gueule l'ancêtre, sinon j'te fais manger toute la baraque par les naseaux !!!"

Le vieux Will me regarde comme si je débarquai de la lune sur un poney unijambiste qui chie des arcs-en-ciels en chantant du black métal suédois.

« Mais... Mais... Mais je te jure ! T'as qu'à regarder dehors si tu ne me crois pas ! Son nom est sur toutes les affiches !!! »

Je lâche le vieil homme pour venir plaquer mes mains sur ma tronche de pauvre con avec un claquement sonore.

"RAAAAAAAAAAH NOM D'UN TROU D'BALLE !!! Mais c'est pas possible, c'est pas possible, c'est PAS possible !!! Pas elle !!! Oh les salauds les salauds les salauds d'enfoirés de fils de leur race de mère !!! Bon sang d'banzaï, c'est pas juste !!!"

Ah non mais chienne de vie !!! Tu parles d'un réveil à la con !!! Je ne pouvais pas imaginer pire nouvelle... Entre mes doigts, je remarque Zack, qui a visiblement l'air de ne rien comprendre à mon soudain émoi. Je me rue sur lui et l'attrape par les épaules, les joues et les yeux rougis par les larmes qui perlent le long de mes paupières.

"C'est une putain d'injustice, frère ! J'la connais, cette nana ! Si elle est accusée de tout ça, c'est parce qu'elle a été vendue gamine à des Marines véreux qui faisaient combattre les gosses dans une arène !!! C'est... c'est pas juste, elle mérite pas ça..."

Je me recule, m'essuie le visage, tâchant de reprendre un tant soit-peu la maîtrise de moi-même. Je souffle mon excès d'émotion. Des couilles, Ian ! C'est pas en chialant que tu amélioreras les choses ! Et ça t'aidera pas non plus à avoir l'air digne de confiance ! Je respire un grand coup, mais c'est d'une voix rauque et saturée de tristesse et de rage que je m'adresse au Démon Rouge.

"Mon ami... elle compte beaucoup pour moi, je ne peux pas la laisser se faire tuer comme ça. C'est une femme d'honneur, et un excellent cuistot par dessus le marché.
J'ai pris ma décision : je la veux dans mon équipage ! Autant que je te veux à mes côtés. Tu sais ce que ça veut dire ? Que je suis prêt à mettre ma vie en jeu, comme je suis prêt à le faire pour toi. Je vais aller la sauver, pas plus tard que tout de suite, mais je n'arriverai jamais à quitter le port sans toi...

Je t'ai juré sur mon honneur que nous irons à South Blue et je tiendrai parole. Je sais que je t'ai déjà demandé beaucoup, mais... Acceptes-tu de tenter le diable avec moi ?
"

Je lui tend la main. Que va t-il me répondre ?

Je ne sais plus qui dans l'auberge énonce à voix haute que l'exécution est prévue pour 13h. Je me retourne, surpris.

"Quelle heure est-il ??"

Tous les regards se tournent vers l'horloge pendue au mur.

« Une heure moins cinq, chef... »

"..."

«... »

"ALERTE GÉNÉRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAALE !!! "




Les cloches sonnent au moment pile où j'atterris sur le toit d'une boutique. À mes pieds, la grand-place noire de monde hue et conspue la jeune femme aux cheveux d'argent qui se tient sur l'échafaud, entourée par des gros bras armés jusqu'aux dents.

J'y suis !!! Putain de cul, je suis essoufflé, suant et transpirant, mais j'y suis !!

« Kassidia Nadaho, vous êtes jugé aujourd’hui pour les crimes suivant : Trahisons envers la marine, mensonges, meurtre de citoyens innocents, meurtres de marine et pour couronner le tout, meurtre d’enfants. »

La voix du magistrat couvre à grand peine les sifflets et quolibets de la populace.

« Kassidia Nadaho, vous serez donc décapité ici présent. Avez-vous quelque chose à dire, avant de nous quitter? »

Je retiens mon souffle, l'oreille tendue à m'en faire craquer le tympan.

« C’est avec la tête haute que je m’en vais et j’accepte volontiers cette sentence et je n’ai rien à vous dire de plus. »

Je sens une froide étreinte me serrer les entrailles.

Elle a abandonné. Elle tend le cou aux bourreaux.

Elle se laisse mourir.





Mes cocos.

Jamais. Je n'ai jamais ressenti une telle rage monter en moi, se répandre dans mes veines comme autant d'acide bouillonnant, me tordre les tripes au point que mes poings serrés me semblent sur le point de se briser eux même. Jamais je ne me suis à ce point senti sur le point d'exploser...

D'ailleurs, dans une explosions d'énergie lumineuse à faire pâlir le soleil de midi, j'explose. À m'en arracher les poumons, à m'en briser les cordes vocales. À faire crier grâce à tous les échos, à faire trembler les murs de Jéricho.

"KAAAAAASSIIIIIDIIIIIIAAAAAAAAAAAA !!!!!"

Un silence de mort s'est abattu sur la place, tandis que des centaines de paires d'yeux montent vers moi, toujours irradiant d'une aura d'énergie plus pure qu'un reflet sur l'acier. Je ne les vois pas. Je ne vois personne d'autre. Rien qu'elle, au centre d'un océan de ténèbres. Je continue de porter haut et fort le chant de mon âme.

"QU'EST CE QUE TU ME JOUES, LÀ ?!? JE CROIS PAS UN MOT DE CES CONNERIES !!! TU CROIS VRAIMENT QUE C'EST COMME ÇA QUE TU VAS HONORER LEUR MÉMOIRE ?!?!? EN TE LAISSANT TUER PAR CEUX QUI ONT FAIT DE TA VIE UN ENFER ?!!??!! S'ILS VOYAIENT ÇA, ILS SE RETOURNERAIENT DANS LEURS TOMBES !!!!!!!"

Je reprend brièvement mon souffle. L'émotion perle au bord de ma voix. Mais dans mes yeux, dans mon cœur, dans mon corps, il n'y a nulle peine. Et ma colère n'est pas dirigé contre elle, mais bien contre ses geôliers.

"Ça fait trop longtemps que tu es seule. Je ne laisserai jamais ça se reproduire, tu m'entends !!! Je t'ai fait une promesse, et tu sais que rien ni personne ne m'empêchera de la tenir !!! Alors dis-le... Dis ce que tu as au fond du cœur... Dis la vérité ! DIS QUE TU AS ENVIE DE VIVRE !!!"

Les ténèbres disparaissent, laissant finalement place à la réalité. Aux soldats de la marine qui vont me barrer le passage. Aux bourreaux qui tenteront probablement de finir leur travail avant que je n'ai une chance de sauver leur prisonnière...

Ils pensent vraiment pouvoir aller plus vite que la lumière ?

Qu'ils essaient. Qu'ils osent, pour voir! Je brille, chargé de plus d'énergie que je n'en ait jamais accumulé. Mes mains sont jointes, mon Mirror Master est prêt. Que quiconque possédant une arme fasse mine d'esquisser le moindre geste envers elle. Je suis déjà paré à bondir sur l'échafaud. Mon plan est simple : les bourreaux vont se manger la plus grosse châtaigne de leur vie. Je prend la clé, je libère Kassi.

Réponds-moi, Kassidia...

Bats-toi...


Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
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Zack Kalaan
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 7 Mar - 20:32

- Mmmh...

Emergeant d'une nuit d'un sommeil bien court, Zack s'étira de tout son long comme un félin en bâillant. La faim le tenaillait. Faut dire qu'hier, la fin de journée mouvementée passée, il avait fallu un coin aussi symbolique que celui-ci pour pouvoir trouver refuge pour Ian le Bondissant. Le blondinet s'en était sorti indemne, il ne lui avait pas collé d'emmerdes sur le dos, mais le jeune métisse l'avait suivi agilement, invisible depuis les toits, pour le rejoindre dans ce lieu d'asile, qui pour Zack avait été le plus enchanteur du monde. Encore des pas dans l'Histoire...

En tout cas, le choix de le suivre n'avait pas été... Où était son sabre ?...

Les yeux encore fermés, il tâtonna vers l'endroit où il se souvenait l'avoir posé, selon vraisemblablement sa posture actuelle sur le dos dans le lit et sa rotation. Un oreille sous la tête donc il était dans le bon sens. Sa main n'atteignit pas son sabre mais s'égara sur une forme joliment galbée d'un fessier féminin. Zack ouvra un œil... Ah oui...

Comme il se disait plus haut, le choix de suivre Ian n'avait pas été une mauvaise idée en soi. L'auberge avait eu son lot de demoiselles enfiévrées. Et lui... avait un appétit débordant. En se redressant un peu, les trois corps calés contre lui confirmait cet état de fait. Ebouriffé, bâillant de nouveau, il passa sa main dans ses cheveux en batailles et posa son regard sur Sandai Kitetsu qui était confortablement installé dans son fourreau contre le meuble de lit.

- Tu t'es bien rincé l'oeil ?... sourit Zack en murmurant, amusé. Hm... mes fringues...

Le Démon Rouge attrapa une bouteille sur la table de nuit, la secoua... la retourna... Indubitablement vide. Chier, fallait se lever et quitter ces trois corps chauds et accueillants. Il vit sa veste sans manches par-terre. Ok et d'une. Les sandalettes étaient à côté... Le futal par contre... Où était-il ?...

Zack farfouilla la pièce du regard. Nope... pas de trace... Puis il se rappela.. Ah oui... son bermuda avait été défait dans le lit. Bon... spéléologie alors ! Soulevant le drap, le sabreur fila en dessous pour fouiller, déplaçant une jambe par-ci, un bras par-là, ou encore juste une main, un pied... Ah ! Bingo ! Mais c'est sous le corps chaud d'une des jeunes femmes... Elle gigote, gémit un peu, Zack ferme un œil, se mord la lèvre et tend la main pour attraper le bout de tissu qui dépasse afin de le tirer doucement à lui. C'est qu'elle s'éveillait un peu, la coquine...

- Mmmm... Zack ?... Déjà prêt pour recommencer ?... lui souffle-t-elle, mutine, avec le sourire, alors que Zack remonte de sous les draps pour croiser son regard, de nouveau ébouriffé par son expédition.

- Avec la nuit qu'on a passé ? Gourmande va ! sourit le semi-Mink. Désolé, trésor. Mais là, j'ai une toute autre faim en tête. Un truc consistant qui remplit l'estomac si tu vois ce que je veux dire !

A peine eut-il fini sa phrase qu'elle accrocha sa nuque pour l'embrasser. La vile tentatrice ! Zack lui rendit, souriant, un brin désireux, mais point trop n'en faut ! C'était que son ventre criait famine, et il n'y avait bien que ça pour le forcer à ne pas replonger dans les bras accueillants -tout autant que les belles jambes divines- de la demoiselle.

- Profitez encore du lit, mesdemoiselles, c'est le grand blond qui paye, répliqua le jeune homme, taquin et se rhabillant déjà.

Bermuda, ok. Sabre ok. Gilet, ok. Sandalettes, aux pieds. Il attrapa sa besace, et son cylindre étanche d'une main, son long manchon moulant de l'autre. Remettant ce dernier à son bras droit, il avait calé sa ceinture entre ses dents pour sortir de la chambre, refermant doucement la porte, mais vite, pour que ces dames restent bien au chaud. Descendant les escaliers, son manchon en place, il bouclait sa ceinture quand son regard croise celui de Blondin. Son vague signe de la main laisse voir à Zack qu'il cuvait un truc bien comme il faut. Lui rendant son salut, il s'adressa au tenancier, s'étirant encore tel un fauve, son bandana n'ayant pas quitté son cou malgré sa nuit endiablée.

- Chef... à manger...

Mais avant que le gérant ne puisse lui répondre, Ian grogna contre les bruits ambiants du dehors. Autant Zack avait l'ouïe fine, autant quand il dormait... une tempête ou un tremblement de terre ne le réveillait pas. Mais maintenant qu'il émergeait, en effet... ça braillait sévère dans le coin. Pfff....

Un échange entre Ian et le patron notifièrent qu'il s'agissait d'une exécution publique. A cette nouvelle, Zack eut le réflexe de se raidir et de grimacer. Tout ce qui tenait de l'affichage publique, pour une exécution ou tout autre lynchage, lui était en horreur depuis ce qui était arrivé à son père. Soupirant fortement, évacuant ces mauvais souvenirs, le jeune métisse ne put prendre de répit dans son flot de pensées quand Ian beugla à nouveau.

Oi... Y'a pas assez déjà avec ces andouilles dehors ?...

Puis le voilà qui s'agitait -pour pas changer- et qui secouait le tenancier comme un prunier. Quelle mouche le pique ?... Mais il va pas le frapper quand-même ? Non, mais il lui attrape le visage bruyamment. Et il braille encore.

Le sabreur haussa un sourcil devant ce spectacle matinal inattendu. Il ne tenait pas l'alcool à ce point le blond ? Nan, à y regarder, c'était pas ça. Il y avait quelque chose de beaucoup plus profond. Merde... Ca avait l'air sérieux. Sur le pied de guerre, Ian l'attrapa par les épaules, ce qui fit reculer la tête de Zack par réflexe. Il voulait pas se faire tenir la pomme de bon matin comme le gérant.

- C'est une putain d'injustice, frère ! lui criait-il. J'la connais, cette nana ! Si elle est accusée de tout ça, c'est parce qu'elle a été vendue gamine à des Marines véreux qui faisaient combattre les gosses dans une arène !!! C'est... c'est pas juste, elle mérite pas ça...

Zack plissa ses yeux rouges, l'air d'un sérieux implacable et sinistre sur le visage. Le Démon Rouge remontait en flèche. Ian pleure... Ce type... pleure... Echo malsain de quand sa mère s'était effondrée alors que la Marine avait... emporté son mari... Injustice... Injustice... La main du métisse se resserra sur la garde de son sabre. Sandai vibrait déjà de faim... Non, non. Ne pas céder comme ça. Pas si on peut éviter le sang. Mais... les paroles et l'état de Ian eurent un effet de sonnerie d'alarme chez lui. Il n'entendit pas vraiment son discours ensuite, concentré sur son état. Peau, sueur, larmes, gorge, contraction musculaire. Pas de bluff... Il était vraiment mal.

Puis il lui tendit la main. Hein ? Quoi ? Pourquoi ?

Par réflexe, Zack fit un mouvement de recul. Très bref, très subtil, mais senti. Le métisse releva son regard rouge vers Ian, songeur et sombre, avant de souffler.

- Tu brailles trop, Blondin. Allons la sortir de là avant que tu ne fasses tout exploser, à commencer par mes oreilles. Chef... oublie la commande de bouffe.

Chier, il avait vraiment la dalle. Bah, il mangerait plus tard. Puis voilà qu'après, le grand lumineux hurle à nouveau. Aïe... ses pauvres tympans. Bon bon, en route, et vite.

Le blond passa devant. Le Démon Rouge prit le temps de défaire son foulard de son cou pour le serrer autour de sa tête. Ca allait être dangereux... risqué... mais, si la cause était telle que celle que Ian lui avait décrite, alors pas question de laisser une Injustice se faire si ils pouvaient l'en empêcher. Non... pas question que quelqu'un soit tué alors qu'il avait été « mal jugé ». Non... jamais...

Grognant, Zack secoua la tête et bondit pour suivre son acolyte. Il reprit le chemin des toits, suivant sans trop de peine le Wilson qui fusait pour retourner à la place publique, là où trônait l'échafaud et... la condamnée à mort. Woh... Bordel, c'était... immonde.
Le sabreur grimaça de plus en plus. La foule qui huait, cette personne qui... abandonnait... Ses paroles étaient celles d'un relâchement total, fatal même. Non... Le bras de Zack tenant Sandai se contracta violemment. La foule... la condamnée... la foule... haineuse... si... mauvaise... méchante... Accusatrice... Ian avait dit qu'il connaissait cette femme... qu'il savait que ce n'était qu'une foutue conspiration...

Oh que oui, Zack ne connaissait que trop bien le fait d'être hué, rejeté, jugé, et condamné par Injustice et Ignorance.

Grognant, posté en hauteur non loin de Ian, personne ne le voyait ou ne faisait attention à lui. Normal, le Lumineux irradiait, littéralement. Et il gueulait encore. Mais cette fois, Zack ne gronda pas. C'était un putain de discours... quelque chose de profond et viscéral. Ian avait au moins ce mérite, c'était d'être porté sincèrement par ses émotions et ses convictions. Et il était hors de question pour lui de la laisser mourir. Pas comme ça.

Si seulement... quelqu'un s'était battu comme ça pour lui et sa Famille à l'époque...

Alors que Ian reprenait ses esprits et son souffle, le Démon Rouge se faufila depuis les hauteurs pour se rapprocher de l'échafaud. Il était prêt à intervenir, Sandai ayant, d'un son à peine audible, fait entendre qu'il était prêt à être dégainé.

Non... Il n'y aura pas d'Injustice aujourd'hui.


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Davian Thule
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Jeu 9 Mar - 0:12

Le matin même.

« Loguetown en vue !! » Cria la vigie

À l'annonce de ces mots, les marins présents sur le pont commencèrent les préparatifs d'accostage. Davian et Sara, quant à eux, interrompirent leur séance d'entraînement à l'épée pour aller au bastingage et regarder de loin la ville qui se profilait à l'horizon.

« Alors c'est donc la fameuse ville de Loguetown, l'endroit où le non moins célèbre Gold Roger fut exécuté il y a longtemps...
- C'est aussi un passage presque obligatoire pour les pirates qui veulent se rendre sur Grand Line, il n'est donc pas étonnant que la ville sois très connue dans le monde. » lui répondit sa sœur d'arme.

Les deux chevaliers rengainèrent leur épée avant de se faire un brin de toilette. Il fallait dire qu'ils s'entraînaient depuis l'aube sans interruption, inutile donc de préciser qu'ils étaient en sueur.

Une fois lavés et changés, ils purent voir la ville de plus prêt. Effectivement, c'était une belle ville, avec ses magasins, ses restaurants et ses citoyens qui vaquaient à leurs occupations aussi diverses que variées. Dans un certains sens, cela rappelait à Davian la capitale d'Avalon, Port-Soleil. Bon, Loguetown était beaucoup plus petite, mais l'ambiance était à peu prêt la même…

Quoique, lorsque le Justicar fut à quai et que les hommes de l'équipage mirent pied à terre, l'ambiance ne semblait pas au beau fixe...Elle était tendue, voire houleuse…

Les officiers de la marine présent sur place, et qui les accueillirent, mirent Davian et ses hommes au courant de la situation actuelle : une exécution allait avoir lieu, et la criminelle en question n'était pas une petite pointure.

Ordre fut donné aux hommes des Juges des Mers d'aider aux préparations, ainsi que de vérifier qu'il n'y aura aucun débordement le moment venu. Les ordres étant ce qu'elles sont, Davian et les siens mirent la main à la pâte, il fallait préparer l’échafaud pour la condamnée et ses bourreaux, une estrade à partir de laquelle les gradés de la Marine pourraient observer la foule, et un cordon humain de sécurité pour éviter que la foule en colère n'en fasse trop. Il y eu également une répartition des lieux à surveiller entre les différentes unités présentes, parmi les soldats déjà sur place, Davian remarqua un officier aussi gradé que lui, mais avec un uniforme de couleur vert, et ce dernier était clairement le genre d'homme à exiger la discipline de ses subalternes à toute heure…

Mais Davian n'en avait pas grand-chose à faire, tant que les soldats faisaient bien leur travail, inutile de chercher à faire ami-ami avec les autres.
Finalement, l'heure de l'exécution approcha, les soldats étaient disposés sur deux rangs.
Le premier rang, au niveau du sol, comportait les simples soldats, ont y trouvait les hommes de Davian, reconnaissables avec leurs armures et leurs grandes arquebuses, ainsi que les autres soldats de la Marine, Sara s'y trouvait également, la main sur le pommeau de sa lame, regardant la foule d'un œil avisé. Concernant le deuxième rang, posé sur l'estrade, il s'agissait simplement des officiers, parmi lesquels, équipé intégralement de son armure, casque, épée au fourreau et bouclier au bras, Davian se trouvait. Derrière eux, en hauteur, se trouvait l'estrade.

Lorsque la condamnée à mort fut amenée, la foule se mit à la huer, une pierre fut même jetée et atteignit la femme au genoux, mais le gêneur fut vite maîtrisé. Davian, lui, se contenta de regarder celle qui allait mourir, alors qu'elle passa à côté de l'estrade des officiers, pour monter sur l'échafaud via un escalier placé derrière.
Il ne l'avait vu que quelques secondes, mais son physique n'était pas des plus communs. Des cheveux blancs, un œil rouge...Et ce regard, le regard de quelqu'un qui a accepté son sort, le regard d'une condamnée qui a arrêté de lutter pour sa survie et qui va maintenant quitter ce monde...Dans d'autres circonstances, le chevalier aurait aimé échanger quelques mots avec elle, histoire de connaître son histoire et les raisons qui l'ont poussée à finir ici… Mais ce ne sera pas possible, dommage…

Lorsqu'elle fut placée en hauteur, le magistrat commença à parler haut et fort, quand bien même sa voix couvrait à peine les hurlements de la foule. Il énonça les différents crimes commis par condamnée, répondant au nom de Kassidia Nadaho. Les mots du magistrat atteignirent les oreilles de Davian.

 « Kassidia Nadaho, vous êtes jugé aujourd’hui pour les crimes suivant : Trahisons envers la marine, mensonges, meurtre de citoyens innocents, meurtres de marine et pour couronner le tout, meurtre d’enfants. »

À l'annonce desdits crimes, la foule hurla de plus belle. Cet homme savait comment mettre les gens en colère, ce qui prouvait de bon talents d'orateur…

Davian quant à lui, ne put s'empêcher de fermer les yeux sous en casque en soupirant. Il n'avait jamais vraiment aimé les exécutions publiques, tout comme Sara qui s'arrangeait pour se mettre à l'écart. Oh, il dût en faire dans son pays, ou également voir son père en pratiquer. Il est dans la tradition des Thule d'appliquer la sentence qu'ils ont énoncé, et interdiction de déroger à la règle, car les Thule sont les Juges, les Jurés, et les Bourreaux. Ces trois mots écrits sur la voile du Justicar n'étaient pas là pour faire joli, ni pour intimider les autres, mais pour rappeler à Davian qu'il avait des devoirs, et ce, où qu'il soit…

Mais il ne s'attendait pas à ce qui allait suivre...

« C’est avec la tête haute que je m’en vais et j’accepte volontiers cette sentence et je n’ai rien à vous dire de plus. »

Lorsqu'il entendit cela, Davian se retourna et regarda la condamnée. Tête haute, le dos droit, elle avait bel et bien acceptée son sort, et voulait partir dignement…

À cet instant, malgré tout ce que le magistrat avait déclaré, Davian ne se retint pas d'éprouver une légère pointe de respect envers cette femme. Qui sait, dans une autre vie…

Soudain ! Une explosion de lumière ! Tellement intense que cela semblait occulter le soleil !

Davian ferma aussitôt les yeux et s'abrita derrière son scutum , ses hommes en firent autant, et probablement tout ceux qui se trouvaient sur la place.

Une voix retentit alors, une voix d'homme, et à en juger par la distance, il devait se situer en hauteur, peut-être sur un toit.

«  KAAAAAASSIIIIIDIIIIIIAAAAAAAAAAAA !!!!! »

Un silence de mort tomba sur la place publique, puis tous levèrent les yeux vers l'homme qui avait hurlé. Ce dernier irradiait de la même lumière que précédemment, un fruit du démon ? Très probable, et celui-ci devait permettre d'utiliser la lumière…

« QU'EST CE QUE TU ME JOUES, LÀ ?!? JE CROIS PAS UN MOT DE CES CONNERIES !!! TU CROIS VRAIMENT QUE C'EST COMME ÇA QUE TU VAS HONORER LEUR MÉMOIRE ?!?!? EN TE LAISSANT TUER PAR CEUX QUI ONT FAIT DE TA VIE UN ENFER ?!!??!! S'ILS VOYAIENT ÇA, ILS SE RETOURNERAIENT DANS LEURS TOMBES !!!!!!! »

L'homme-lumière s'arrêta pour reprendre son souffle, mais tous avaient ressentis la colère présente dans sa voix. Qui était-il par rapport à Kassidia ? Un ami proche, un parent, voir un amant ?

« Ça fait trop longtemps que tu es seule. Je ne laisserai jamais ça se reproduire, tu m'entends !!! Je t'ai fait une promesse, et tu sais que rien ni personne ne m'empêchera de la tenir !!! Alors dis-le... Dis ce que tu as au fond du cœur... Dis la vérité ! DIS QUE TU AS ENVIE DE VIVRE !!! »

Quelle audace ! Quelle colère ! Quel tempérament ! Il était plus qu'évident que cet homme tenait beaucoup à Kassidia, de son point de vue, et dans d'autres circonstances, Davian n'aurait pas hésité à faire la même chose… Et voilà que l'homme-lumière semble emmagasiner de l'énergie entre ses mains, une attaque ? À cette distance ?

À présent l'heure n'était plus à l'admiration et à la surprise, Davian dégaina son épée et ordonna à ses hommes de faire évacuer les civils, quand bien même ces derniers commençaient déjà à quitter les lieux, pressentant le danger. Le chevalier s'exclama ensuite d'une forte, modifiée à cause de son casque, mais tout de même audible, pour l'homme au loin.

« ASSEZ !! QUI OSE ? Qui es-tu, homme de lumière ? Si tu tiens vraiment à récupérer cette femme, si elle compte vraiment à tes yeux... Alors viens te battre en homme au lieu de rester au loin ! APPROCHE DONC SI TU TE PENSE AUSSI FORT !! »

Pour donner plus de force à ses paroles, Davian commença à faire percuter son épée contre son bouclier, il s'agissait d'un ancien rite pour provoquer l'ennemi et l'inciter à se battre ou à fuir. Ce geste fut alors répété par les hommes du chevalier, du moins ceux qui avaient une épée et un bouclier, les autres frappaient leurs armes sur le sol.

Si une quinzaine de soldats faisaient déjà un beau tintamarre, je vous laisse imaginer ce que cela produisait lorsque c'était toute une armée qui le faisait…

« ALLEZ VIENS ! NOUS T'ATTENDONS ! À MOINS QUE TU NE SOIS QU'UN LÂCHE ?! »

Une partie de lui avait le mauvais pressentiment qu'il provoquait un ennemi plus dangereux qu'il avait l'occasion d'affronter, mais cela importait peu. Les chevaliers d'Avalon ne connaissent pas la peur, et même si cet homme était plus fort que les marines présents sur place, Davian pourra toujours tirer une leçon de cet affrontement.


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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Ven 10 Mar - 0:14

J’ai l’impression que le monde entier me regarde, que chacun de mes faits et gestes sont observe par chacun d’eux, mais je n’en ai que faire. Je n’ai pas l’intention de dire quoi que ce soit de plus. Cela fait 13 ans que je lutte pour ma vie. J’avais finalement trouvé une raison de poursuivre, des buts à atteindre, mais on m’avait tout enlevé d’un coup. Je venais de foncer dans un mur et je ne crois pas avoir la capacité à me relever; pas cette fois. J’observe doucement de ma hauteur les gens qui m’entourent. Il y avait de nombreux marines dont plusieurs, en armure ce qui était pourtant peu commun pour des marines. Bon, on ne peut pas dire qu’il ne faisait pas leur boulot. Après tout, il était bien plus plaisant de voir une tête rouler sur le sol que de s’arrêter sur les vraies questions, mais bon, on n’est pas tous des chiens qui donnent la patte dès qu’on leur demande.

J’étire finalement mon cou, histoire de bien leur présenter ma nuque. Après tout, j’ai bien dit que je comptais partir la tête haute. Je sens finalement la lame froide contre ma nuque sachant que mon heure était maintenant arrivée. Je me permis même de fermer les yeux demandant pardon à mon ami de ne pas accomplir sa dernière volonté et de vivre pour les deux. Mais à cet instant, une tout autre personne décida finalement de faire son apparition hurlant ainsi mon nom. Cette intonation, cet éclat, cette voix, elle me rappelait quelqu’un, mais qui? Puis je levai finalement la tête afin de regarder dans la direction que venait cette voix. Que ne fut pas ma surprise d’y voir ça tête de blondinet. Dans d’autres circonstances, je me serai très certainement permis un petit sourire, mais à la place je me contentai de plongeai mon regard sur sa personne même si son éclat m’obligeait à fermer un œil. Je conservai un visage sans expression malgré son discours qui aurait pu toucher n’importe qui, mais en ce qui me concernait, c’était terminé. Oh, il avait peut-être seulement réussi à me faire grimacer légèrement lorsqu’il m’avait dit avoir toujours été seul, mais ce n’était pas vrai. Gareth m’avait sortie de ma solitude et m’avait suivie même si je ne le désirais pas. Il m’avait obligée à l’accepter auprès de moi et était devenu la personne qui m’était le plus proche, mais il n’était plus.

Je secouai la tête gardant ainsi le silence. Il voulait que je vive, que je lui dise que je le voulais, mais ma tête me criait autre chose. Je voulais qu’on me laisse seule. Si Ian décidait de s’afficher avec moi, il allait avoir plus de problèmes qu’actuellement. Enfin, je n’eux pas besoin de dire quoi que ce soit. Un marine en armure décida finalement de faire des siennes provocant ainsi Ian en duel. Un soupir s’échappa d’entre mes lèvres et je roulai un peu des yeux. Pourquoi tout se boucan pour moi? Qui étais-je réellement pour avoir droit à tout cela? On tira finalement ses mes liens derrière moi et me  força à me lever. Si les gens évacuaient la foule, il fallait bien évacuer la prisonnière non? Après tout on ne désirait pas la voir s’envoler avec le nouvel arrivant. Le présentateur s’approche alors de moi d’un air mauvais et parle les dents serrées :

-  C’est pour cela que tu n’as pas fait des tiennes! Tu savais que des complices t’attendraient!

Je lui jette à peine un regard blasé.

- Oh, une simple connaissance, mais je n’ai rien à voir avec lui.

On me tire alors plus fort vers l’arrière et je faillis perdre l’équilibre.

« Débarrassez-vous de cette vermine, Soldat! Nous devons exécuter notre prisonnière dans les plus brefs délais! Ne nous décevez pas! »

On m’entraîna alors rapidement et de force pour m’évacuer rapidement des lieux. Enfin, rapidement était exagéré vu la distance que je parcourais à chacun de mes pas, je n’allais pas bien bien vite. Puis, les menottes me faisaient souffrir le martyr et m’arrachaient la peau à chacun de mes mouvements. Nous étions maintenant en bas de l’échafaud et deux rangés de marines s’étaient formées de chaque côté empêchant ainsi toute personne de passer au travers leur rang et m’empêchant ainsi de fuir, mais pour aller où?
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Ven 10 Mar - 2:05

Le moment avait beau être marquant, ce n'était pas ça qui allait sauver la condamnée car tout crime doit être payé, et pour ce que cette criminelle avait osé faire, la mort était un châtiment des plus cléments. De plus, voir rouler la tête d'un monstre tel que cette femme rassurerait sans doute les civils, la marine ne peut permettre à de ce genre de créatures de vivre. Sans compter que sa mise à mort était aussi un fringuant exemple à quiconque tenterait de suivre la même voie que la condamnée.

 Certes, ça n'arrêterait pas la vague de piraterie et de crime qui gangrène le monde, mais ça en décourageait plus d'un. Zimmer se demandait comme des gens pouvaient ouvertement choisir la voie de l'illégalité. Si ces gens cherchaient de l'action, qu'ils intègrent les rangs de la marine où qu'ils deviennent au minimum chasseur de primes mais pourquoi poursuivre le chemin de ceux qui volent et pillent les peuples libres? Se ranger contre la marine, c'était se ranger contre la justice, et il faut être fou pour se ranger contre la justice.

«  KAAAAAASSIIIIIDIIIIIIAAAAAAAAAAAA !!!!! »

Qui? Qui osait interrompre une exécution si importante? Un complice? Un intervenant extérieur? Impossible de savoir avec toute cette lumière. La réponse à la question se trouvait justement derrière cet éclat de lumière, non, en son centre. C'était la source lumineuse qui hurlait.

« QU'EST CE QUE TU ME JOUES, LÀ ?!? JE CROIS PAS UN MOT DE CES CONNERIES !!! TU CROIS VRAIMENT QUE C'EST COMME ÇA QUE TU VAS HONORER LEUR MÉMOIRE ?!?!? EN TE LAISSANT TUER PAR CEUX QUI ONT FAIT DE TA VIE UN ENFER ?!!??!! S'ILS VOYAIENT ÇA, ILS SE RETOURNERAIENT DANS LEURS TOMBES !!!!!!! »

"Ceux qui ont fait de ta vie un enfer"? Parlait-il réellement de la marine? Comment pouvait-il avoir l'audace de présenter les gardiens de l'ordre et de la justice comme les monstres sans cœur et les assassins véreux? Si cette femme était pirate, traîtresse ou simplement ennemie du peuple, alors soit, que sa vie soit un enfer! Elle à elle-même tourné le dos à la vie en perpétrant ses crimes! Mais assez avec la condamnée. Le nouvel intervenant n'était peut-être pas inconnu à Zimmer... 

« Ça fait trop longtemps que tu es seule. Je ne laisserai jamais ça se reproduire, tu m'entends !!! Je t'ai fait une promesse, et tu sais que rien ni personne ne m'empêchera de la tenir !!! Alors dis-le... Dis ce que tu as au fond du cœur... Dis la vérité ! DIS QUE TU AS ENVIE DE VIVRE !!! »

Ce ton, cette voix, ce ne pouvait tout de même pas être...

-WILSON!! 

Le cyborg avait déjà combattu ce forban, il n'avait pas eût le luxe de le mettre derrière les barreaux lors de leur dernière altercation et il comptait bien se rattraper aujourd'hui. Les civils étaient en cours d'évacuation tandis que l'adjudant-chef ne demandait qu'à en finir avec ce malotru. Cependant, un autre gradé semblait avoir la volonté de s'en prendre au lumineux.

« ASSEZ !! QUI OSE ? Qui es-tu, homme de lumière ? Si tu tiens vraiment à récupérer cette femme, si elle compte vraiment à tes yeux... Alors viens te battre en homme au lieu de rester au loin ! APPROCHE DONC SI TU TE PENSE AUSSI FORT !! »

C'était osé, mais était-ce vraiment la bonne idée? Ian Wilson avait l'air décidé à récupérer la condamnée et il était fort probable qu'il tente d'agir de façon rapide et explosive.

« ALLEZ VIENS ! NOUS T'ATTENDONS ! À MOINS QUE TU NE SOIS QU'UN LÂCHE ?! »

Le chevalier en armure était courageux, mais cela n'allait peut-être pas suffire pour sortir victorieux de cette situation. Bien que fou de rage à l'idée que le pirate repointe le bout de son nez, Zimmer se devait de réfléchir clairement. Il fallait penser tactique, stratégique. Voyant la condamnée qui commençait à être évacuée, le marine se pressa de l'approcher d'assez prêt pour être à porté de voix tout en vociférant des ordres aux bourreaux.

-Le pirate est là pour elle idiots! Abattez la maintenant et tout de suite! 

Si Ian voulait vraiment la libérer, alors la marine aurait un problème de moins à gérer si la tête de Kassidia Nadaho roulait sur le sol dans les secondes à venir. Les rangés de soldats assuraient une protection précaire mais certainement pas suffisante. Il fallait plus que ça pour arrêter le pirate, il fallait s'adapter. Zimmer fixait son adversaire, surveillant le moindre de ses gestes, il se plaça dans la trajectoire qui séparait Ian de la condamnée, s'imposant comme le mur de la justice contre lequel allait devoir se frotter l'homme-lumière pour atteindre son objectif. Mais le cyborg ne pouvait s'empêcher de remarquer le changement d'attitude du forban, alors que la dernière fois il était nonchalant et provocateur, il était aujourd'hui si passionné dans ce qu'il disait, comme si il se sentait un peu trop concerné par l’exécution de Nadaho.

-Pourquoi cet air si sérieux? Murmura Zimmer pour lui-même.


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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Ven 10 Mar - 11:13

Les derniers instants d'une condamnée


Maintenant, ça va chier !


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Le premier à réagir à mon speech est une boîte de conserve comme on n'en voit plus depuis longtemps. Classe, comme armure ! Et couillu le bonhomme ! Épée au clair et bouclier levé, il me somme de venir me frotter à lui si je l'ose, histoire qu'il me fasse tâter de sa grosse lame... Et je regrette aussitôt d'avoir écrit cette phrase, parce que les sous-entendus sont aussi nombreux et sexuels que sales. Mais passons !

Si je me pense aussi fort ? Non mon pote... je me sais plus fort. Nuance.

Les grouillots sentent que le temps tourne à l'orage, et commencent donc à décarrer vite fait pour pas s'en prendre une par ricochet. Contrairement à ce que je pensais, les bourreaux sont cons comme des manches, et au lieu de se magnier de foutre un coup de surin à leur prisonnière (qui me snobe allègrement au passage), ils préfèrent l'évacuer pendant que les ouailles du gonze en armure resserrent les rangs en formant un rempart, tout en continuant à faire un vacarme de tous les diables qu'ils espèrent intimidant. C'est alors qu'à travers la cohue générale, je remarque une silhouette massive se dresser entre moi et ma princesse en détresse, exhortant les bras flasques de la justice à en finir illico avec elle. Une silhouette que j'identifie instantanément comme étant ce foutu Marine à l'œil bizarroïde, celui qui m'a coursé avant de tenter de m'enfermer.

Et la bonne blague, c'est que les bourreaux lèvent leurs lames.

Le temps se fige.

Les cocos.

Je commence à en avoir doucement plein l'oignon. Je suis un mec plutôt cool en général. Mais quant on me fait chier à ce point là, je deviens pire que Godzilla avec la gueule de bois. Quant je suis comme ça, je discute plus. Je dynamite, je disperse, et je ventile ! Je vais leur montrer qui c'est Ian Wilson, et pourquoi on m'appelle La Jambe Céleste. Aux quatre coins d'East Blue on va les retrouver éparpillés par p'tits bouts façon puzzle.

"Je n'ai peut être pas été assez clair..."

Et pendant qu'une batterie fait un roulement dans le lointain pour marquer ma vanne pourrie, je lance mon rayon lumineux. Mon plan est fixé : la priorité, c'est Kassidia.

"Mirror Master !"

Zimmer le cyborg se trouve sur ma trajectoire, je ne peux donc atteindre Kassidia directement. Mais le bouclier et l'armure du chevalier qui, lui, se trouve toujours en haut de l'échafaud (et donc derrière tout ce beau monde) sont tellement réfléchissants que je m'en pâme d'avance. Le trait de lumière part donc droit sur lui, et rebondit pour se diriger vers la cohorte, prenant ainsi les soldats à revers. Je me matérialise donc dans les airs, au niveau du magistrat et des bourreaux qui regardaient encore le toit de la boutique. Tête à l'envers, suspendu en l'air, j'arrache la clé des menottes de la ceinture du juge, puis...

Le temps reprend son cours.

"... DÉGAGEEEEEEEEEZ !!!"

Avant même qu'ils ne comprennent d'où vient cette soudaine clarté, j'assène mon plus puissant coup de pied latéral dans la tempe du maître de cérémonie, qui sous l'impact, passe presque instantanément de la stupeur à l'état gazeux. L'enfoiré se change aussitôt en boulet de canon propulsé à la vitesse de la lumière, et embarque avec lui les deux bourreaux et tous les Marines sur leur chemin pour venir s'encastrer avec perte et fracas dans le mur d'une maison qui se trouvait derrière la maison. Mes pieds ont juste le temps de retoucher le sol que je me tourne vers le cyborg qui, si mes calculs sont exacts, devrait commencer à se retourner en comprenant que nul ne va plus vite que la lumière, et balance un "Jigoku ni... Ikimasu !" chargé à bloc dans le troufion le plus proche. Vu la puissance que j'y met, il devrait se changer lui aussi en un projectile suffisamment vénère pour envoyer le gradé (et tous ceux qui se trouvent devant et derrière lui) faire la bise aux bâtiments à l'autre bout de la place.

Sans perdre de temps, j'enfonce la clé dans la serrure des menottes de Kassidia et les déverrouilles. Tandis qu'elles tombent lourdement en tintant sur le pavé, je me redresse de toute ma hauteur derrière la frêle jeune femme, défiant du regard toute personne qui n'aurait pas eut la sagesse de fuir. La rage ardente de tout à l'heure a laissé place à une colère blanche que ma voix transpire sur toutes les fréquences. Avec juste assez de force pour couvrir le vacarme, j'appuie chaque mot, chaque syllabe avec une menace de mort latente que, j'espère, tout le monde imprimera bien, cette fois-ci. Car se sera mon dernier avertissement. Je pose une main sur l'épaule de ma protégée.

"Je suis Ian Wilson, et je serai le Roi des Pirates. Et personne... ne touche... à mes amis."

Je sais que, bien que je sois au pied de l'échafaud et lui au sommet, je tourne le dos au chevalier qui m'a défié, et je ne doute pas que la distance et la hauteur ne l'empêcherons pas de se jeter sur moi. Je ne crains pas son épée, mais si sa lame me travers, elle touchera Kassi... Je fais confiance à Zack pour couvrir mes arrières. Les épéistes, c'est son domaine.

Ma jambe droite devient lumineuse à nouveau. Je suis prêt à meuler avec autant de sévérité quiconque osera s'approcher ou même faire mine de lever son flingue.

"C'EST COMPRIS !?!?!? "


Code by Joy / reworked by Sajnek


Whoop Whoop Whoop Whoop Whoop !!!
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Zack Kalaan
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Dim 12 Mar - 13:49

Les choses s'enchaînent tellement... et avec un chaos sans nom. Du haut de sa position, Zack grimaçait en voyant les événements se dérouler plus bas. Il ferma les yeux, secoua la tête et soupira. Trop de violence... Trop d'impulsivité... C'était ça qui avait tué sa Famille. De la violence, sans dialogue, sans chercher à savoir et à comprendre. Sandai vibrait de plus en plus alors que Ian avait ouvert les hostilités et que la Marine, comme son Devoir le lui dictait, manœuvrait pour d'une, accomplir la sentence tout en essayant d'empêcher Wilson d'atteindre sa cible, et de deux pour défendre, protéger et on en passe. Malgré ce qui s'était passé pour son père, malgré ces souvenirs de le voir emmener par la Marine si injustement -car non, il n'avait pas été coupable, Zack ferait lumière aussi un jour sur tout cela-, le jeune Kalaan respectait la base qu'on donnait à cette Organisation. C'était quelque chose qui parlait d'honneur, de devoir, de Vérité. Et c'était là le problème. La Vérité. Il y avait de la corruption, aucun doute là-dessus. Mais ces deux officiers, présents là, à l'échafaud, ne semblaient pas être de ces gens qu'on peut acheter. Au contraire. Dans leur attitude, leurs paroles, même si chacun devait avoir son grain de folie -qui n'en avait pas ? C'était ça la Vie!-, ils paraissaient profondément droits. Posture, geste... réaction. Même si pour Zack, l'immense gradé, que Ian avait affronté la veille, avait l'air un peu... comment dire... obtus... borné ?... Selon ce qu'il avait pu en observer, entendre et voir, ce... comment s'appelait-il déjà ?... Zipo ?... Zipper... Zi... rha... ! L'homme demi-métallique. Enfin ce type avait cette fâcheuse tendance que sa propre incorruptibilité s'étendait à toute la Marine.

Hors, l'erreur se trouvait précisément ici. La Marine n'était pas infaillible car... elle était dirigée par des Hommes. Et l'Humain n'était pas du tout un facteur constant, loin de là. Chaque peuple en vérité. C'était ça qui faisait la beauté de la Vie et du Monde. Ce brassage. Ce côté impulsif, inconstant, surprenant. Le jeune métisse avait un sourire un peu triste. Il se sentait un brin utopiste dans ses pensées, mais peut-être pas tant que ça.

En tout cas, pour l'heure, la situation actuelle pouvait tourner en massacre et bain de sang. Pas forcément du côté duquel on pense. Non... tout Démon Rouge qu'on l'avait surnommé, Zack détestait faire couler le sang, n'en déplaisait au Kitetsu. Ce dernier, d'ailleurs, refit un son, signe que son Maître le garderait au chaud autant que possible dans son fourreau. Il pouvait y avoir un autre moyen d'éviter à la fois le conflit, l'affrontement et le sang. Mais avant d'avoir pu échafauder quoi que ce soit, Ian était parti dans l'action, pour la pure et bonne raison que la femme allait être tuée au lieu d'être emmenée juste un peu plus loin, en « lieu sûr ». Usant de son don du fruit de démon, Wilson s'était projeté -et très habilement, Zack devait le reconnaître- par le bouclier refléchissant d'un des Marines, afin de se retrouver près d'elle et « d'écarter » son escorte de bourreaux.

Zack se raidit cependant en voyant son acolyte agir. Les corps des hommes volaient, et s'écrasaient de manière violente un peu partout autour. Non, non ! Autant il comprenait ses agissements, autant... voir un corps s'encastrer ou se disloquer par le choc trop fort de ses coups. Non... Il aurait quand-même pu juste de contenter de les mettre « hors d'état de nuire » sans pour autant les tuer. Tous ne l'étaient pas, heureusement. Mais quelques uns venaient de rendre leur dernier souffle. C'était évident vu le choc... La colère était légitime... mais les actes, qui en résultent, peuvent devenir vite dramatiques. Et voilà qu'un des Marines, un épéiste, se dirige vers Ian pour le pourfendre avec son sabre.

... Idiot !

Ian était, selon ce que Zack connaissait des fruits de démon, devenu un élément. La lumière. Hors, la lumière est intangible. Donc le sabre lui passera au travers, sans aucun mal. Mais... la jeune femme était derrière lui !

Le Démon Rouge ne cogita pas un instant de plus, bondissant en courant rapidement. Personne ne le voyait, personne ne captait sa silhouette.

- ARRETE !!! cria-t-il à l'épéiste qui allait plongé sa lame sur Ian, sautant vers lui. NON !! ARRETE !!! ARRETEZ !!!!!!!!!!!

Un rugissement presque lui sortit de la gorge, retentissant dans toute la place, figeant le temps et s'accompagnant ensuite d'un son, unique. L'écho du métal retentit sur le lieu entier, un lourd silence planant juste après.

Sandai était en travers du sabre qui allait toucher Ian, le transpercer et atteindre la femme. Le souffle fort, les yeux d'un rouge inhumain dans le regard écarquillé du soldat Marine, Zack serrait les mâchoires, mal et tendu.

- S'il te plaît... baisse... ton sabre... articula-t-il, gardant sa posture et son attention vive, comme un bouclier entre cet homme et Ian, mais avec une lame. Je t'en prie... Je ne veux pas te faire de mal... N'attaque pas cet homme et cette femme...

Décontenancé, malgré un regard vers son supérieur au bouclier, le soldat hésita, mais ne bougea pas, gardant sa lame contre les vagues de celle du Sandai Kitetsu. Puisque qu'il avait l'attention de tout le monde, Zack releva son regard vers les officiers et s'éclaircit la voix pour parler haut et fort, la résonance de la place faisant le reste. Zack tourna son regard vers Ian, lui intimant silencieusement de ne pas attaquer encore, du moins pour l'instant. Il revint donc aux deux Marines, à tout le monde en fait, faisant glisser habilement, mais doucement, la lame de son opposant vers le bas, en signe de non agressivité.

- Ecoutez... S'il vous plaît... Arrêtez... Il est inutile d'en venir au sang ou à la destruction des édifices de cette ville. Ni de menacer quiconque. J'ai entendu de quoi cette femme est accusée... et... j'ai entendu aussi les paroles de cet homme de lumière... Il y a eu crime, peut-être... oui. Je n'en sais rien, je ne la connais pas. Mais ce que je sais... c'est que la Justice... La Marine... est dirigée et accueille des Hommes... Si son Code d'honneur et de conduite est clair, honorable, et juste, ce que je respecte par-dessus tout, chaque individu ne suit malheureusement pas ce Code. Car, tout Homme, même le plus juste, peu faire des choix qui ne vont pas dans le sens de celui-ci. Et parfois même... vont jusqu'à faire les choix les plus abjectes.

Son attention se porta vers l'immense homme à moitié métallique, et un peu vers son comparse.

- Je pense que vous êtes de ceux qui ont ce Code de Conduite, sans faire forcément des choix qui vont à son encontre. Peut-être même idéalisez-vous cette Organisation que vous avez rejoins, avec toute la volonté du monde à faire valoir ce Code. Mais ce n'est pas le cas de tous. La Corruption doit exister, comme partout ailleurs. Hors, il apparaît, selon ce que j'ai pu en comprendre, que cette femme a eu un problème avec des individus bien peu scrupuleux qui se cachent derrière la façade Juste de la Marine pour perpétrer des crimes plus odieux encore que ce dont on l'accuse. Je vous le demande... Hommes de la Marine. Gradés ou non. Vous qui avez fait ce choix d'entrer dans cet Organisme de Protection et de Code, laisseriez-vous le doute planer sur cette affaire ?... Laisseriez-vous la possibilité que la Corruption ait raison de la Justice ? La population trouverait-elle Juste qu'une femme, soit exécutée sans qu'on soit sûr qu'elle ait commis l'abomination des meurtres dont on l'accuse ? Je ne la connais pas, je le répète encore. Mais moi, en tant que civil, ça me ferait très mal de savoir que j'ai hué, frappé, ou pire encore, tué, une personne qui ne le méritait pas. Je veux savoir la Vérité. Je veux savoir... sans avoir recours à la violence. Si il y a un fruit pourri qui a amené à la condamnation et l'exécution de cette femme, alors non, je ne peux pas l'accepter. Mon Code d'Honneur me l'interdit. Je ne peux pas vous laisser attaquer ni cette femme, ni son protecteur... mais je ne peux pas non plus laisser des gens se faire tuer au nom de quelque chose de potentiellement faux. Quand aux bâtiments, ils ont aussi une Histoire et une Vie. Les détruire, c'est s'attaquer à l'Ame même de cette Ville si symbolique. S'il vous plaît. Wilson, et vous de la Marine... Gens d'ici et d'ailleurs. Vous ne voulez pas faire valoir la Vérité avant tout ?... Je crois que cette femme est innocente, et que... si crimes il y a eu... il y a une explication et une raison... Même si je ne la connais pas, quand je la vois... je ne la crois pas capable de tuer des enfants... ou des innocents tout simplement. Il faut fouiller le passé, trouver les réponses et comprendre. Je vous en prie. Je ne veux pas devoir m'interposer et faire couler le sang de quiconque. Je veux juste savoir la Vérité et éviter l'exécution d'une personne injustement accablée de crimes où les faits ne sont pas ceux que l'on pense.

Le Démon Rouge gardait son sabre en main, mais bas toujours, tout en parlant, regardant toute l'Assemblée, en haut, en bas, partout autour. Il était probablement idiot de sa part d'avoir fait ce discours, mais il en avait besoin. Il ne montrait aucun signe d'agressivité, au contraire. Tout indiquait chez lui qu'il voulait le calme, la paix, la Vérité et la vraie Justice. Il respectait tous ces hommes engagés, il n'avait aucune hostilité ni animosité. En tout cas, son Oratoire avait écouté, en partie peut-être au moins, car rien n'avait émis un son durant tout ce temps. Son opposant avait l'air d'avoir été touché, car il n'essayait pas encore de relever son sabre pour reprendre le combat. Peut-être juste parce qu'il attendait un ordre... ou le bon moment pour finir le travail.

Quoi qu'il en soit, Zack avait énoncé clairement ce qu'il avait sur le Cœur et ses intentions. Ses désirs et ses espoirs en fait. Ian avait probablement tué quelques hommes dans son intervention, et cela mortifiait un peu le jeune métisse. Mais cet homme l'avait accepté et accueilli sans une once de recul ou apprehension, ni de rejet. Il ne pouvait pas le laisser se faire attraper et capturer, même si ses sentiments, à son encontre, restaient mitigés. Il lui faudrait beaucoup de temps... Et peut-être même, en cet instant, le fait de s'être interposé et d'avoir fait comprendre qu'il le protégerait malgré tout, lui vaudrait son lot d'ennuis, et le mot était probablement très faible.

Déglutissant, Zack souffla, essayant quelque part de faire ce qu'il n'avait pas pu faire, dire ou autre le jour où son Père avait été emmené par la Marine. Là il pouvait agir et parler. Il pouvait peut-être faire en sorte que la Mort ne soit pas donnée par erreur ou pire.

En signe d'apaisement toujours, le Démon Rouge écarta son sabre de celui de son adversaire pour le rengainer doucement dans son fourreau. Cependant, si jamais l'homme levait à nouveau sa lame ou que quiconque d'autre attaquait... Sandai serait aussitôt de nouveau dehors pour l'empêcher d'atteindre ses cibles. En espérant que le Kitetsu ne vibre pas trop de sa soif de sang... Mais aujourd'hui, il avait un nouveau Maître. Et celui-ci, comme feux Roronoa Zoro, ne le laisserait pas s'abreuver sans sa permission et pas de n'importe quel sang.


Le Chaton a grand succès !:
 
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Davian Thule
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MessageSujet: Re: Les derniers instants d’une condamnée.   Mar 14 Mar - 1:23

L'intervention du pirate lumineux et la réponse de Davian avaient laissées place à un grand bruit lorsque les hommes de la Marine se mirent en position. Les bourreaux prirent Kassidia avec eux pour l'emmener ailleurs, quand bien même cette décision fut assez idiote.

« Débarrassez-vous de cette vermine, Soldat! Nous devons exécuter notre prisonnière dans les plus brefs délais! Ne nous décevez pas! »  

Mais justement, si il fallait l’exécuter, autant le faire maintenant… Les magistrats d'outre-mer sont étranges…

Mais voilà que l'officier en vert, qui identifia l'homme-lumière sous le nom de Wilson, s'approche des bourreaux :

-Le pirate est là pour elle idiots! Abattez la maintenant et tout de suite!   

Enfin une réponse sensée ! Les bourreaux levèrent alors leurs armes…

Mais ce qui suivi...Davian eut du mal à le réaliser… Il y eut de nouveau un éclat de lumière, le chevalier ferma les yeux…

« ... DÉGAGEEEEEEEEEZ !!! »

Sans que personne ne puisse réagir, l'homme-lumière venait d'envoyer valser le magistrat, les bourreaux et certains Marines dans le décors. Ils s'écrasèrent contre les murs des maisons, il est très probable que certains d'entre eux soient morts… Toujours sur l'estrade, Davian resta bouche bée quelques instant, tandis que Wilson enleva les menottes de Kassidia, qui était toujours à genoux.

Il posa ensuite une main sur l'épaule de la femme et prononça d'une voix lente et emplie de menace de mort :

 «Je suis Ian Wilson, et je serai le Roi des Pirates. Et personne... ne touche... à mes amis. C'EST COMPRIS !?!?!?   »

Dit-il en faisant s'illuminer sa jambe droite. Son pouvoir était redoutable, et il savait bien s'en servir…

Sans mentir, les pirates d'outre-mer sont vraiment différents des bandits qui pullulent dans les terres inhabitées d'Avalon, son pays natal… Mais l'heure n'était pas à la nostalgie et au mal du pays, car l'un des hommes de Davian s'approcha de Ian par derrière, lame au clair (veuillez cesser d'avoir des allusions tordues je vous prie…)

Mais au moment où l’épéiste allait frapper, voilà qu'un autre homme fit son apparition ! Ce dernier était vêtue légèrement et portait des traces noires sur son corps, des tatouages ? Mais ce qui importait le plus, c'est qu'il venait de bloquer la lame du soldat avec son sabre. Le son du métal frappant le métal résonna une seconde, puis le silence retomba. Tous regardaient à présent le nouvel arrivant qui ne fit pas ce à quoi tout le monde s'attendait : il prit la parole pour tenter de calmer la situation tout en baissant les deux lames :

« - Ecoutez... S'il vous plaît... Arrêtez... Il est inutile d'en venir au sang ou à la destruction des édifices de cette ville. Ni de menacer quiconque. J'ai entendu de quoi cette femme est accusée... et... j'ai entendu aussi les paroles de cet homme de lumière... Il y a eu crime, peut-être... oui. Je n'en sais rien, je ne la connais pas. Mais ce que je sais... c'est que la Justice... La Marine... est dirigée et accueille des Hommes... Si son Code d'honneur et de conduite est clair, honorable, et juste, ce que je respecte par-dessus tout, chaque individu ne suit malheureusement pas ce Code. Car, tout Homme, même le plus juste, peu faire des choix qui ne vont pas dans le sens de celui-ci. Et parfois même... vont jusqu'à faire les choix les plus abjectes.» 

Ces mots...qui est cet homme ? Si il intervient du côté de Ian, alors il est probable qu'il soit un complice, il profita de nouveau du silence pour reprendre la parole.

 « - Je pense que vous êtes de ceux qui ont ce Code de Conduite, sans faire forcément des choix qui vont à son encontre. Peut-être même idéalisez-vous cette Organisation que vous avez rejoins, avec toute la volonté du monde à faire valoir ce Code. Mais ce n'est pas le cas de tous. La Corruption doit exister, comme partout ailleurs. Hors, il apparaît, selon ce que j'ai pu en comprendre, que cette femme a eu un problème avec des individus bien peu scrupuleux qui se cachent derrière la façade Juste de la Marine pour perpétrer des crimes plus odieux encore que ce dont on l'accuse. Je vous le demande... Hommes de la Marine. Gradés ou non. Vous qui avez fait ce choix d'entrer dans cet Organisme de Protection et de Code, laisseriez-vous le doute planer sur cette affaire ?... Laisseriez-vous la possibilité que la Corruption ait raison de la Justice ? La population trouverait-elle Juste qu'une femme, soit exécutée sans qu'on soit sûr qu'elle ait commis l'abomination des meurtres dont on l'accuse ? Je ne la connais pas, je le répète encore. Mais moi, en tant que civil, ça me ferait très mal de savoir que j'ai hué, frappé, ou pire encore, tué, une personne qui ne le méritait pas. Je veux savoir la Vérité. Je veux savoir... sans avoir recours à la violence. Si il y a un fruit pourri qui a amené à la condamnation et l'exécution de cette femme, alors non, je ne peux pas l'accepter. Mon Code d'Honneur me l'interdit. Je ne peux pas vous laisser attaquer ni cette femme, ni son protecteur... mais je ne peux pas non plus laisser des gens se faire tuer au nom de quelque chose de potentiellement faux. Quand aux bâtiments, ils ont aussi une Histoire et une Vie. Les détruire, c'est s'attaquer à l'Ame même de cette Ville si symbolique. S'il vous plaît. Wilson, et vous de la Marine... Gens d'ici et d'ailleurs. Vous ne voulez pas faire valoir la Vérité avant tout ?... Je crois que cette femme est innocente, et que... si crimes il y a eu... il y a une explication et une raison... Même si je ne la connais pas, quand je la vois... je ne la crois pas capable de tuer des enfants... ou des innocents tout simplement. Il faut fouiller le passé, trouver les réponses et comprendre. Je vous en prie. Je ne veux pas devoir m'interposer et faire couler le sang de quiconque. Je veux juste savoir la Vérité et éviter l'exécution d'une personne injustement accablée de crimes où les faits ne sont pas ceux que l'on pense. »

Code, Honneur, Justice, Vérité… Il choisissait bien ses mots. Les paroles résonnèrent dans l'air de la place, écoutées par tous, aussi bien les soldats que les gradés, Kassidia et Ian…

L'homme tatoué déglutit, puis il fit un autre geste étonnant : il dégagea son sabre de l'épée du soldat pour le rengainer dans son fourreau. Étrange, vraiment très étrange.

Soit il disait la vérité, soit il s'agissait d'un très bon stratagème pour les forcer à baisser leur garde.
Davian décida donc de descendre de l'estrade lui aussi. Il s'approcha ensuite du nouvel arrivant en rengainant son épée et accrocha son bouclier dans son dos. D'un geste de la main, il ordonna au soldat de se décaler, puis il prit la parole en s'adressant en premier lieu à Sara.

 « Prends les hommes avec toi et allez vous occuper des blessés, après assurez vous qu'aucun civil ne retourne dans la zone... »

La jeune femme s'exécuta, puis Davian reporta son attention vers les autres. D'un geste aussi lent que celui du sabreur, il retira son casque, laissant le vent lui caresser le visage, les yeux fermés. Il le positionna ensuite au creux de son bras gauche en rouvrant les yeux. Son regard brun croisa les yeux rouges de son interlocuteur. Puisque cet homme avait montré sa bonne foi en rengainant son arme, le Code de Davian lui intimait d'entamer les négociations, et il serait outrageux de ne pas respecter ce jeune homme qui vient risquer sa vie en interrompant un moment aussi important.

Il s’éclaircit la gorge.

« Je suis Davian Thule, chevalier de l'ordre des Justicar d'Avalon, adjudant-chef de la Marine. Je salut ton courage, jeune homme, à moins qu'il ne s'agisse de folie que d'intervenir en sachant les conséquences futures. Toi aussi, Ian Wilson, mais je n'oublie pas que tu a tué des nôtres… »

Il regarde à nouveau le brun aux yeux rouges

« Quoi qu'il en soit, vous avez tous les deux interrompus l'exécution publique de cette femme, tout en sachant les crimes dont elle est accusée, et dont la prime est de dix millions de berrys. Tu propose de fouiller le passé ? De connaître les raisons de ses actes ? Grand bien te fasse, mais personne n'acceptera ta requête, j'en ai bien peur. Tu m'en vois vraiment navré, jeune homme, mais je crains que vous ne vous soyez vous-même ajoutés dans la liste des condamnés… Mais, comme je te l'ais dis, je salue ton courage pour vouloir venir en aide à quelqu'un que tu ne connais pas, ta dévotion t’honore. »

Il regarda ensuite Ian, car il ne l'avais pas oublié. Mais il fronça les sourcils.

« Ian Wilson...Je devine que tu a dû manger un fruit du démon très puissant pour savoir utiliser la lumière à ta guise, cela explique peut-être le fait que tu sois primé à sept millions de berrys, et je ne doute pas que ce chiffre augmentera si tu parviens à t'échapper...Ce que j'ai dis à ton complice est également valable pour toi. Charger une position ennemie pour sauver quelqu'un est honorable, cependant, comme je l'ai dis, je n'oublie pas que tu a tué certains des nôtres. J'ai une question : qui est Kassidia pour toi ? Est-ce qu'elle compte vraiment à tes yeux ? Et aussi, est-ce que toi tu compte pour elle ? »

Voilà, la discussion était lancée. Cela pourrait paraître pour de la trahison aux yeux de certains, mais Davian avait son propre Code à respecter, d'autant plus qu'il ne voulait pas risquer inutilement la vie de ses hommes. Si l'occasion de régler cette affaire calmement se présentait, alors il devait la saisir, quand bien même elle serait très mince.

Je sais que j'ai mis que Davian pourrait tirer une leçon en cas de défaite, mais éviter le combat face à un adversaire capable d'utiliser les attributs de la lumière était la plus sage décision qui se présentait maintenant, même si il ne les laissera pas partir sans coup férir.


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