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 Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson

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MessageSujet: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Dim 26 Juin - 0:23



 
Si tu me cherches, tu me trouves.

 

L’histoire que je vais vous raconter s’est produite il y a de cela quelques mois. Il faisait bon et chaud. Nous étions juste bien. Le vent était frais et apportait à notre nez de nombreux effluves rappelant la mer et ses poissons. Pour certains, l'odeur était dégoûtante alors que pour d'autres, c'était un rassemblement de souvenirs de pêche et d'aventure. Un rideau sombre commençait à descendre du ciel apportant dans la mer les derniers rayons de soleil. C'était à cette heure que la ville commençait à d’animer de nouveau. Ce n'était plus du tout le même train de vie. Les gens nobles et riches abandonnaient leur place aux plus mécréants des hommes afin de retrouver leur lit. Certains partaient travailler prenant ainsi la place du quart de soir tandis que d'autres, ne faisaient que préparer de mauvais coups. Pour la plupart, ils souhaitent se détendre cherchant ainsi une taverne afin d'y boire un bon coup voir plus si affinités. C’était d'ailleurs dans l'une de ces tavernes que l'histoire débuta.

Bon, t'as fini ton charabia la narratrice? J'aimerais bien reprendre ma place. Après tout, ne suis-je pas le personnage principal de cette histoire? Tu ne réponds plus? Bien, comme cette bouffonne l'avait dit, je me trouvais actuellement dans la taverne la plus perdue de la ville. La bière avait un goût de pisse, mais que voulez-vous, taverne  de piètres qualités n'amènent que de la bouffe de merde. Je sais que vous êtes en train de vous questionner sur ma présence en ces lieux. Il y avait plusieurs réponses à cela : premièrement, l'ambiance était pas mal animée. Il ne se passait pas un seul moment sans qu'il ne s'y passe pas une bagarre. Deuxièmement, il y avait très peu de femmes. Je dois dire que je les déteste. Je ne m’entends pas super bien avec les femmes. Ce n’était pas une grande histoire d'amour.  Et troisièmement, heu…heu c’était quoi déjà le troisième point? Je ne m’en souvenais plus. Bof ce n’était pas la mer à boire et heureusement je me dis!  Malheureusement, avec tout ça, j’avais perdu le fil de mes pensées. Une serveuse passa tout près de moi et je ne priai pas pour lui agripper le bras :


« Excusez-moi, puis-je avoir du rhum s’il vous plait. Pas que votre bière goûte l’urine de chat, enfin, je n’en ai jamais pris non plus, mais ce que je veux dire par là, c’est que j’ai déjà bu meilleur qualité même en étant dans des tavernes encore plus médiocres que la votre. »


Bonjour la délicatesse! Vous ne trouvez pas aussi que mes pensées différentes aussi de mes paroles? Avouez que de m’entendre parler ainsi vous en bouche un coin. Héhéhé. Avec moi, il y a toujours des surprises. La jeune femme se retira bien rapidement de ma poigne et poussa un petit « humpfh » tout en tournant la tête digne des petites pimbêches que j’avais eu la chance de croiser.  Enfin, elle revint quelques instants après en déposant « brutalement » ma chope sur la table. Elle en renversa une partie tout en me défiant du regard. Malheureusement pour elle. Je n’étais pas la bonne personne pour jouer à ce petit jeu. Je plongeai alors mon seul œil rouge dans les siens puis je tournai légèrement la tête mettant bien en évidence mon masque. Je pouvais palper le malaise à main nue. Comment voulez-vous soutenir leur regard lorsqu’un visage masqué comme le mien vous fixait sans arrêt?  Je croisai mes bras sous ma poitrine.

- Puis-je avoir une chope pleine cette fois-ci?

- Elle l’est…
- Non, le contenu est sur la table. Vous avez peut-être l’habitude de lécher les tables lorsqu’on vous prend par-derrière, mais ce n’est pas le cas pour moi. Vous comprenez, on m’a bien élevée pour ma part…

Des rires commencèrent à se faire entendre dans la salle. Je savais que les hommes étaient friands des bagarres entre femmes; surtout lorsqu’elles déchiraient leurs vêtements. Malheureusement, avec moi, il n’y avait pas ce plaisir. La jeune femme rougit de honte ou de colère, je m’en fichais pas mal. Elle tourna les talons faisant claquer sa jupe puis elle revint avec une nouvelle boisson qu’elle déposa délicatement sur ma table. Je me relevai agilement la regardant de haut; je pris en main la nouvelle boisson et je lui jetai en plein visage.

- Je crois que vous me prenez pour une idiote, mademoiselle. Vos manières sont bien déplacées. Avez-vous l’habitude de cracher dans les breuvages de tous les clients que vous n’aimez pas?

Je lui lançai l’argent pour la première bière prise, puis je me rassis à ma place.

- Ne vous approchez plus de moi, vous et vos mauvaises manières ainsi que tous ceux qui souhaitent me contrarier davantage. Je ne suis plus d’humeur à l’humour.


Au moins, ils étaient avertis… Si tu me cherches. tu me trouves.

 


Dernière édition par Kassidia Nadaho le Lun 27 Juin - 18:46, édité 1 fois
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Ian Wilson
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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Lun 27 Juin - 17:29

Si tu me cherches, tu me trouves


Massacrons nous dans la taverne


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Ça fait combien de temps  que j'ai quitté West Blue déjà ? 3 ou 4 mois ? J'aurais dit moins... Mais je peux me tromper. Enfin peu importe en réalité : parce que cette rencontre là, je m'en souviendrai toute ma vie.

Figurez vous qu'un jour...

C'était la nuit d'ailleurs...

Je me baladai tranquillement à la faveur d'une nuit chaude et claire dans les bas-fonds d'un royaume dont le nom m'échappe totalement aujourd'hui. Enfin, quant je dis « bas-fonds », il ne faut pas le prendre au pied de la lettre. L'endroit n'a rien d'un coupe-gorge non plus, n'exagérons rien... Bon, je vous le concède, pour un couple de milliardaires, ce serait l'endroit parfait pour transformer son enfant en orphelin psychopathe qui se déguise en chauve-souris pour combattre le crime. Mais pour ceux qui ne font pas partie de la haute (comprenez « la lie de la société »), c'est l'endroit idéal pour s'amuser loin des yeux du gouvernement, faire des affaires, tisser des liens, et pourquoi pas, se prendre une cuite monumentale. C'était d'ailleurs dans ce but prestigieux s'il en est que je suis rentré dans ce bar, claquant joyeusement les portes.

Au premier coup d'œil, je compris que la soirée s'annonçait veloutée, pour ne pas dire suave. Ah, ce doux chant des brigands qui s'échangent des coups de couteaux dans l'ombre, cette douce fragrence de rebut de l'humanité en perdition qui vient raccourcir sa vie misérable mais aventureuse en cotisant pour sa cirrhose. J'eus même la petite satisfaction d'observer mon portrait surmonté d'une somme rondelette, placardé au milieu de nombreux autres. À combien est le cours du connard en ce moment ? 7 millions ? Pas trop mal...

À peine entré, j'eus droit à un spectacle des plus divertissants : une cliente venait d'humilier proprement la serveuse, pour une sombre histoire de mollard perdu au fond d'un verre. Nombreux furent les mâles en rut à crier au catfight. Hélas pour eux, la serveuse était peu-être fort vexée, mais elle n'était pas idiote. Son œil exercé avait rapidement identifiée ladite cliente comme une menace à prendre au sérieux. Contrairement aux autres traînes-patins qu'il y avait dans ce rade et malgré son gabarit poids-plume, elle avait l'air, pour quiconque savait observer, non seulement d'une combattante aguerrie, mais aussi d'un véritable prédateur prêt à égorger quiconque viendrai le titiller d'un peu trop près.

C'est d'ailleurs pour ça que, impeccable dans mon costard blanc et les lunettes de soleil toujours sur le pif, je vint m'asseoir à sa table, sans vergogne aucune, souriant et affable. Car pour un pirate comme moi, le défi et le danger sont deux amies infidèles qui n'ont de cesse de nous faire succomber à leurs charmes. J'interpellais donc la serveuse trempée jusqu'aux os.

"Hé mam'zelle ! La même chose s'il vous plaît ! Mais sans le supplément morve, j'ai pas les moyens."

J'extirpais une cigarette que j'allumais à la flamme d'une bougie. J'inspirai longuement et exhalait un épais nuage de fumée en fixant le plafond. Pas de doute, ça allait être une soirée comme je les aime : endiablée. Je tentais donc mon sourire n°47 pour cliente difficile et dangereuse, et posais mes longues jambes sur la table. Je ne me souciais de rien. Ni de sa réaction, ni de l'affiche de prime à mon nom accroché juste derrière moi, ni de l'avis de recherche qui signalait le respect comme disparu.

"Faut pas s'en faire, ma jolie. Leur bière est dégueulasse, mais il paraît que leur rôti de sanglier est à tomber. Je vous en offre une assiette ?"

Dis moi : As-tu déjà dansé avec le diable au clair de lune ?


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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Lun 27 Juin - 19:31

Les conversations avaient repris leur plein, tandis que moi, je me retrouvais à boire la choppe à moitié vide qui avait été renversé par l’empoté de service. Plus personne n’osait me regarder, même si certain osait en me jetant un petit coup d’œil de tant à autre. Après tout, il valait mieux me garder en vue puisqu’on ne sait jamais ce qui peut me passer par la tête. À vrai dire, je ne m’attendais plus à rien du tout de cette soirée. Et moi qui souhaitais passer un petit moment agréable, c’était maintenant à l’eau. Je ne pouvais nier que c’était un peu de ma faute. Si seulement je ne disais pas tout ce qui me passait par la tête. Quoi que non, ce serait bien moins amusant!

Je croyais fermement que j’allais passer le reste de la soirée seule, mais quelqu’un osa s’avancer vers ma table. Il osa même poser son fessier sur le banc tout près de moi. Je le regardai un moment de la tête aux pieds. Il était habillé très proprement pour quelqu’un de son genre. De plus, il ne sembla pas du tout gêné par ma présence et ma petite mise en scène. Je retins un petit sourire, car malgré mon œil visible, ma bouche l’était maintenant puisqu’il me fallait ouvrir la fermeture éclair pour réussir à mettre quelque chose entre mes lèvres brillante et douce. Heureusement, cela ne dévoilait en rien ma véritable identité. Deux longues jambes se déposèrent lourdement sur la table, faisant ainsi trembler cette dernière. Je retins ma chope pour éviter de renverser ce qu’il me restait de rhum. Je voulus lever mon doigt pour le mettre en garde, mais je me retins à la dernière minute. S’il avait envie de plonger son magnifique pantalon blanc dans du rhum, ça ne me regardait pas. Ce n’était pas à moi de laver ses vêtements. Quand il se mit plus à l’aise, je remarquai alors les affiches derrière lui. Il y avait sa tête ainsi que la mienne. J’avais donc à faire à un rechercher de la marine. J’étais curieuse. Que pouvait-il avoir fait pour avoir une prime de 7.000.000 de berry? Enfin, ce n’était pas autant que moi, mais je savais que je pouvais me détendre. Il ne faisait pas partie de la marine.


« Faut pas s'en faire, ma jolie. Leur bière est dégueulasse, mais il paraît que leur rôti de sanglier est à tomber. Je vous en offre une assiette ? »

J’inspirai profondément avant d’expirer tout le contenu d’air que pouvaient contenir mes poumons. Je mis doucement la paume de ma main sur ses pieds afin de les pousser pour qu’il retombe au sol.

« Volontiers, mais je n’ai pas pour habitude de manger avec des pieds près de mon nez. Donc si cela ne vous dérange pas, pouvez-vous, s’il-vous plait, déposer vos pieds sur le sol, monsieur le rechercher. »


Je fixai un peu plus l’affiche et souris à nouveau montrant mes dents blanches immaculées.

«  Ian Wilson dit la Jambe céleste. C’est un beau titre que tu as là. Tu l’as choisi toi-même ou…. »

Je ne terminai pas ma phrase. Je laissais planer  un petit suspens. Ainsi il ne savait pas réellement ce que je pensais de ce surnom. Bien que personnellement, je le trouvais amusant. Ça ne m'impressionnait pas. Je fis glisser ma main droite derrière ma longue chevelure blanche libérant ainsi mes épaules de cette soigneuse tignasse. Mes épaules étaient nues, car je ne portais pas ma veste. Elles étaient aussi blanches que le reste de ma peau.  Je l’avais déposé sur le dossier de ma chaise. Je remis alors ma main tout aussi  claire sur ma chope avant de la porter à mes lèvres. On y remarqua alors du verni noir sur chacun de mes ongles. Le breuvage glissa doucement entre mes lèvres réchauffant ainsi ma gorge. Une fine goutte s’échappa de la commissure glissant doucement sur mon menton. Je m’essuyai rapidement du revers de ma main non occupé. La chope retrouva sa position initiale.

«  Je m’appelle Ayumi… Ayumi Midori. Je sais que nous n’avons pas encore mangé, mais merci pour le repas… »

Un gargouillement bien assez fort pour être entendu dans toute la salle se fit alors entendre. Malheureusement, il provenait de mon ventre. Je baissai la tête rougissante de honte. Tsss, tu pouvais pas te taire deux secondes toi!
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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Jeu 30 Juin - 1:24

Si tu me cherches, tu me trouves


Massacrons nous dans la taverne


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Il y'a des jours comme ça, il ne faut pas.

Il ne faut pas te parler un peu plus fort que d'habitude. Voir même, ne pas te parler du tout. Il ne faut pas te toucher. Ne pas rester sur ton passage. Ne pas s'approcher, ne pas respirer le même air que toi, ne pas même faire mine de te regarder de travers. Il y a des jours comme ça où la première personne qui ferait l'erreur de franchir ton espace vitale se fera instantanément et irrémédiablement pulvériser, dynamiter, disperser et ventiler aux quatre coins de Grand Line façon puzzle.

Voilà à peu près le genre de réaction à laquelle je m'attendais.

Autant dire que je me fais rembarrer le plus courtoisement du monde par ce qui ressemblait à une véritable furie deux minutes auparavant, j'en reste comme deux ronds de chapeaux. Je ne fais même pas mine de résister quant elle repousse mes grosses patounes de la table. Cette femme est... Surprenante, sinon inconstante, c'est le moins que l'on puisse dire. Je met même quelques secondes de trop à comprendre qu'elle m'a clairement identifié comme le fugitif que je suis, le seul, l'unique et inimitable moi-même.

Il faut admettre à ma décharge que son sourire rivalise presque avec le mien en terme d'éclat. N'eut été mes lunettes de soleil, j'en aurais été ébloui. Tiens, elle connaît mon nom ? Eh bien oui, triple andouille que je suis, ma belle trogne est placardé juste en face d'elle ! Oh, serait-ce de l'ironie que je décèle dans sa voix cristalline quant elle me demande l'origine de mon surnom ? Et on passe au tutoiement, donc. J'en ricane d'aise.

"Hahahahaha... Je ne sais plus vraiment comment ça a commencé. Paraît que je suis éblouissant... Si tu croises des types qui ont la marque de mes pompes tatouée sur la tronche, demandes leur, ils t'en parleront mieux que moi."

Et d'appuyer cette tirade d'un clin d'œil charmeur. J'en profite pour la mater plus en détail. Tellement de choses à dire... Un corps sculpté par un dieux qui avait largement oublié d'être myope, un œil qui vous sonde jusqu'aux tréfonds du slibard, une tignasse plus blanc que la neige... Bon, niveau nichons, c'est pas folichon. Mais franchement, à ce stade de perfection, s'attarder à ça serait de l'indécence pure et dure, et c'est pas le genre de la maison, vous le savez bien. Et quant elle essuie la larme d'alcool qui coule le long de son menton, mon sourire ne peut que s'étirer (parce que si c'était autre chose, il faudrait interdire ce rp aux moins de 18 ans).

Elle se prénomme donc Ayumi Midori.

"Enchanté, ma belle. Au fait, tu peux m'appeler Ian. Pas de chichis entre nous, hein ?"

Un nom qui ne me dit rien. Et pourtant, je suis presque sûr de l'avoir déjà vu quelque part. Ça m'inquiète. Car autant je peux être con, autant un joli petit lot dans son genre, il faudrait m'enlever les deux hémisphères du cerveau pour que je l'oublie.

Mais qu'importe, elle me remercie pour le repas, et son ventre en profite pour nous faire entendre un chant de son peuple. Voici donc ma compagne du soir terriblement gênée. C'est un scandale, il faut faire quelque chose ! Un gentleman dans mon genre ne peut laisser une dame dans l'inconfort. J'en profite donc pour apostropher la serveuse qui vient de m'apporter ma choppe de rhum.

"Eh mignonne! Tu nous met deux assiettes de rôti avec ça, tu sera un amour ! Et fissa s'il te plaît, j'ai vraiment les crocs."

Dans ses yeux passent une envie me planter une fourchette dans la gorge. Puis je vois sa pupille faire un détour par l'avis de recherche derrière moi, et toute intention hostile disparaît de son visage, emportant toute couleur au passage. Elle file donc en cuisine transmettre la commande. J'avale une gorgée de ma boisson, et expire un grand coup avant de tirer une nouvelle taffe sur ma clope. Y'a pas à dire, ça fait du bien par où sa passe. J'enchaîne alors sur le ton de la conversation.

"Alors, Ayumi-chérie... Qu'est-ce qui peut bien amener une jolie jeune fille bien élevée comme toi dans un tel trou à rat ?"

Le respect ? Ah ben, si vous avez des nouvelles, faites moi signe...


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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Mar 5 Juil - 2:04

Je sens son regard lourd et pesant sur ma personne. Il m’observe de haut en bas, mais je fais comme si je ne le voyais pas. J’avais pris l’habitude de les laisser faire pourvu qu’il ne mette pas la main sur moi. Il jugeait la marchandise comme j’avais l’habitude de me dire. Pour ma part, je restai discrète. Il n’y avait rien à voir. Son costume m’empêchait de distinguer les traits de ses bras ou même de son torse. Tout ce que je savais, c’est qu’il avait fière allure dans son habit et qu’il était assez grand. Bien plus grand que la normale et même assis, cela faisait une grosse différence.

Mon ventre avait crié famine et voyant mon malaise, Ian, comme il voulait que je l’appelle, s’empressa d’appeler la serveuse que j’avais humiliée, il y a quelques instants, et commanda aussitôt nos assiettes. Un petit sourire gêné s’afficha sur mon visage. Il ne m’avait pas été donné de voir des hommes aussi galants ces derniers temps. Ne sachant pas comment réagir à toute cette attention, je ne me contentai que de détourner la tête observant par l’une des fenêtres qui menait vers une ruelle. Je m’étais habituée à rembarrer la plupart des hommes et femmes qui venaient à moi. Avec le temps, lorsque l’on vit constamment en fugitif, on finit par devenir paranoïaque et c’est ce qu’il m’arrivait. Je ne faisais confiance à personne, je ne laissais personne me toucher. C’était dur pour moi… Comment étais-je censée m’amuser avec toute cette tension? Et puis, il ne faut pas croire que j’étais une fille facile. Je ne prenais pas les premiers venus. Oh non! J’avais tout de même des goûts à respecter.

Un nuage de fumée flotte jusqu’à mon visage, me faisant légèrement toussoter. Je me retourne alors vers mon compagnon de table qui me regarde avec un air intéresser sur le visage. Pour ma part, j’essaie de ne pas m’asphyxier avec la fumée secondaire qu’il poussait après chaque fois qu’il portait ce poison à ses lèvres. Une petite grimace de dégoût traversa un moment mon visage. S’il voulait se tuer, c’était son problème pas le mien. Je soupirai légèrement. Il fallait me retenir, car si je m’écoutais, je serais la femme la plus capricieuse de ce monde et personne ne pourrait vivre heureusement à mes côtés.

Ian décida finalement par me demander ce que je venais faire ici. Un petit rire s’échappa malgré moi. Premièrement, Ayumi chérie sonnait totalement faux à mes oreilles. Un prénom qui n’était pas réellement le mien suivit d’une chérie était quelque peu troublant. Puis vint alors la « jolie jeune fille ». Mis à part mon corps, il n’avait pu voir mon visage? Peut-être avais-je des cicatrices partout? Mon nez n’était peut-être pas fin, mais bien crochu et gros?


- Oh, vous savez (oui elle était retournée au vous), je ne recherche pas nécessairement les tavernes de renom. Je me pose simplement où c’est le moins cher. Quand on est sans le sou, on fait avec ce que l’on peut. On dort dans les rues, on squatte les navires discrètement sans se faire prendre, puis on mange et bois là où c’est le moins coûteux. Même si ce n’est pas très goûteux. Vaux mieux cela, que de manger dans les détritus d’autrui.

Oui, bon c’était un peu incohérent mon histoire. Vous vous demandez sûrement d’où me venait l’argent pour réussir à boire et manger? Secret! Une dame ne doit jamais parler de ce genre de chose devant autrui. Elle se doit de garder tout cela pour elle. Si vous êtes assez chanceux, peut-être le saurez-vous le moment venu? Mais pour l’instant présent, je ne souhaitais pas parler de cela à personne. Je regardai alors ma chope pratiquement vide tout en jouant avec celle-ci nerveusement de mes doigts agiles et immaculés. Je ne pouvais pas travailler réellement sans qu’on me demande d’enlever mon masque. À moins d’être défigurée, jamais je ne pourrais retirer ce masque sans être reconnue par qui que ce soit. Il m’était donc très difficile de me faire de l’argent légalement depuis que mon visage était affiché sur les moindres tableaux. C’était bien désagréable de vivre ainsi quand on n’a pas souhaité cette vie.

Je levai alors ma tête fixant le blondinet assis face à moi plongeant ainsi mon unique œil dans les siens. Comment faisait-il pour s’afficher ainsi? Quoiqu’il ne fût peut-être pas victime comme moi et qu’il était réellement un criminel dangereux. Une question me brûla alors les lèvres que je mordillai. Allais-je m’attirer les foudres de ce dernier si j’osai? Ha et puis merde! On ne vit qu’une fois!


-Dites-moi, qu’avez-vous fait pour être primé ainsi, si ce n’est pas trop indiscret? J’ai rencontré de nombreuses personnes dans ma vie et je cherche à comprendre comment vous faites pour vivre ainsi. Avoir votre nom et votre visage affiché ainsi partout, ne vous empêche-t-il pas de vivre pleinement?

Je m’étais, par curiosité, avancer vers lui, levant ainsi mon fessier de ma chaise tout en prenant appui sur la table devant moi. Je ne m’en étais pas rendu compte et heureusement que je ne portais pas le décolleté. Je le fixai toujours aussi déterminée à avoir une réponse de sa part. Peut-être qu’instinctivement mon corps s’était approché pour créer un sentiment d’intimité comme s’il n’y avait que moi pour entendre sa réponse.
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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Mar 5 Juil - 19:38

Si tu me cherches, tu me trouves


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Pendant que la belle noie le poisson en s'épanchant sur sa vie de misère, je sirote l'alcool qui m'a été servi en l'écoutant d'une oreille distraite (la fille, pas la boisson ! Suivez un peu!). Qu'elle m'excuse, mais ce n'est pas par manque de compassion que j'ai du mal à me concentrer sur ce qu'elle me décrit, et que je connaît déjà trop bien: Ce rhum a vraiment un goût de pisse.  Effectivement, je comprend mieux pourquoi ma compagne de table s'est fichue en pétard quelques posts plus tôt. Bouarf, je me dit que finalement, ce n'est peut-être pas si terrible, qu'il a peut-être juste un peu trop vieilli dans un tonneau mal conçu...

Jusqu'à ce que je vois la serveuse remettre sa culotte en loucedé derrière le comptoir. Nos regards se croisent une seconde, et je comprend que cette odeur de marée qu'il ma semblé sentir flotter quant elle m'a apporté mon verre n'était en rien due à la proximité de l'océan. Non, elle n'aurait pas osé...  Je lève discrètement ma choppe pour la complimenter sur la qualité du breuvage. Elle se passe la langue sur les lèvres (celles du haut, faut pas abuser quant même...) et se gratte l'entrejambe à travers ses jupes bouffantes avant de me faire un clin d'œil.

Oh la salope !

Je manque de m'étouffer pendant qu'elle se marre comme une baleine. Mais là, la jolie jeune femme à qui je tiens compagnie s'adresse directement à moi, et la plus élémentaire des politesse m'empêche d'aller distribuer une fessée monumentale à la mal élevée qui s'esclaffe à l'autre bout de l'établissement. Je tousse donc dans mon poing pour me donner une contenance (et finir d'expectorer ce qu'il reste de liquide douteux dans ma bouche), avant de tirer une autre bouffée que je souffle sur le côté, pour ne pas importuner mon aimable interlocutrice. Imperturbable, je souris de toutes mes dents. Elle veut donc savoir ce que j'ai fait pour rejoindre le clan des bannis de la société ? Elle voulait savoir si cela m'empêchait de vivre pleinement ?

"Pas le moins du monde, ma chérie ! Voir que tu déranges des vieux cons trop faibles pour lever leurs culs de leur fauteuils à tel point qu'ils sont prêts à payer une fortune pour ta tête, c'est même une source de fierté pour un pirate ! Je vais pas vivre dans la crainte pour si peu."

Je rit à gorge déployée, et m'affale d'avantage dans ma chaise. Je souris en coin, et ferme les yeux sous mes lunettes de soleil. Si on m'avait dit que j'allais me retrouver à discuter de mes choix de vie en rentrant dans ce bar...

"Je n'ai jamais rien fait que je puisse regretter, ma belle ! Je me suis simplement rebellé pour vivre libre, et ça n'a pas plut au commandant de la Marine qui se trouvait là. "

Et voilà, dès qu'une jolie fille croise au large de mes cottes, je ne peux plus m'empêcher de partir en leçon de vie. Comment ça, « j'me la pète » ? Mais je vous emmerde ! Je suis comme ça. Et j'assumerai jusqu'au bout. Je ricane (à sucre), en penchant mon visage pour planter mon regard dans le sien par dessus mes lunettes.

"Tu sais, la vie est trop courte pour accepter de plier l'échine quant on a la force d'assumer ses choix. Alors que ça m'attire les foudres du Gouvernement, je m'en tamponne le coquillard avec une pelle. "

Parti dans mon rôle de professeur, j'en oublie que mon rhum est coupé à l'urine de femelle. Je finis donc ma choppe cul-sec, et bien sûr, je regrette. La serveuse me regarde avec un air de dégoût sur son joli minois. Je lui fait un clin d'oeil, et l'apostrophe avec véhémence.

"Oh gamine ! Il arrive ce rôti, ou vous êtes encore en train d'attraper le bestiau ?!"

Elle me fait un joli doigt d'honneur avant de repartir en cuisine. Mais je la vois sourire. Décidément, elle ne doute de rien, celle-là.

Peu importe. Je reporte mon attention sur le gente dame masquée. Plus j'y pense, plus je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part. Ses cheveux surtout. Malgré mes efforts, pas moyen de me rappeler... Je lève un sourcil interrogateur.

"Enfin, assez parlé de moi... Dis donc, le masque, c'est juste pour le style, ou y'a un vrai projet derrière ? Parce que ça a pas l'air confortable pour picoler..."


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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Mer 6 Juil - 4:21

Je le fixai droit dans les yeux, me penchant de plus en plus vers lui afin d’écouter ce qu’il avait à répondre à mon questionnement. Il sirotait son rhum, fit une drôle de tête et semblait comprendre ce que je disais plus tôt, mais là n’était pas l’important. Non! Il allait me dire ce que je savais déjà. Pourquoi serait-il ici alors sans prendre la peine de se cacher? Il vivait pleinement ses crimes. Pas comme moi, qui ai commis des atrocités plus jeunes et qui regrette tout. Enfin, une partie de moi à changer du tout au tout en vivant dans cet enfer. On ne peut pas en ressortir indemne. Il me fallait que du courage pour sortir de mon cocon. Mais quand allait-ce arriver? Aucune idée. C’était l’un des mystères de ma vie. J’allais me sentir prête un jour, mais ce jour n’était toujours pas arrivé.

Ian me répondit. BAM! L’utilisation du terme « ma chérie » fut comme si je venais de me prendre un mur. Je sentis mes épaules s’affaisser. Puis il poursuivit ses explications comme si indirectement il cherchait à me faire une belle morale. ARGH! Pourquoi fallait-il toujours qu’il utilise ses petits surnoms à l’eau de rose. Je ne me permettais pas ce genre de chose. J’assis mon postérieur bien ferme sur la chaise trop dure. Depuis combien de temps étais-je assise ici? Les chaises étaient tellement de base qualité qu’il commençait à me faire mal au fessier. Je me massai le bas du dos comme si cela allait aider tandis que ce dernier aboyait après la serveuse afin qu’elle nous amène nos plats. Il me questionne sur mon masque, mais je ne répondis pas de suite. J’hésitai un moment observant les clients tout autour. C’était un sujet que les gens essayaient d’éviter normalement puisqu’on ne pouvait pas savoir à quoi s’attendre. Normalement, je me contentais de grogner un « Ça ne te regarde pas! », mais il faut aussi dire que ces personnes ne prenaient pas la peine de me payer un repas. Petit soupir que j’arrêtai vite. Je posai ma main sur l’une des siennes et lui sourit calmement. Il fallait avant tout que je m’assure d’une chose…


- Mon cher Ian, je sais qu’il s’agit très certainement d’une habitude pour vous de parler ainsi aux dames que vous croisez, mais avec moi ça ne fonctionne pas. Alors s’il vous plait, arrêtez de me donner toutes sortes de petits noms. Chaque fois, mes dents grincent, mes poils se hérissent et un frisson me parcourir le dos. Vous êtes bien gentil, mais j’ai horreur de tous ces petits jeux.


J’abandonnai sa main sentant un poids se lever des mes épaules.


- Et si vous voulez vraiment tout savoir pour mon masque. C’est simple, je me cache. J’ai subi un terrible accident plus jeune. Mais ne vous inquiétez pas, on s’y habitue. On y a intégré une fermeture éclair pour que ce soit plus facile pour moi de manger sans devoir tout enlever.

La grognasse revient à la charge. Je m’arrêtai de parler observant cette dernière de mauvais œil. Elle marchait les fesses bien serrées. Elle était mieux de se tenir droite sinon, ça allait mal finir pour elle. Vous savez, je savais me montrer très patiente et j’étais aussi très douée pour dissimuler les preuves. Elle amène avec elle nous deux assiettes qu’elle s’empresse de jeter à nos tables. Elle ne souhaite pas nous parler et ne veut pas croiser nos regards. La tension monte légèrement dans la salle. Ils s’attendent à une explosion. Je lui avais tout de même dit de ne jamais s’approcher de moi. Je me tenais calme à ma place sans bouger le moindre muscle. Seul mon œil valide suivait les moindres de ses petits mouvements. Aucun ne lui échappait. Une sueur perlait sur son front. Je lui offre un sourire éclatant et carnassier.

- Puis-je savoir ce que vous faites encore ici? Si vous attendez un carton d’invitation de cet homme, sachez qu’il n’a très certainement pas l’intention d’attraper toutes sortes de maladies. Retournez à votre balai, c’est la seule chose que vous faites de bien…et même encore, cela laisse à désirer.  Maintenant si vous voulez, bien, j’aimerais manger et votre présence me coupe l’appétit.


Elle devient rouge pivoine et je crois qu’elle arrêta de respirer. Si elle avait été une théière, la fumée lui aurait très certainement sorti par les oreilles. Je ne sais pas si c’était ma façon de parler qui dérangeait le plus les gens, mais c’était deux styles qui n’allaient pas ensemble. Si je continuais ainsi j’allais très certainement me faire jeter à la rue, mais j’étais une femme. Allait-il vraiment le faire alors que je ne m'étais pas montrée violente? Seules mes paroles étaient percutantes et dégradantes, mais tant que cela ne déclenchait pas de bagarre… J’espérais qu’elle ne veuille pas s’en rendre là. Je ne sais pas comment ça allait se terminer. Enfin, sans attendre qu’elle quitte notre table, je me retournai vers mon assiette. Celle-ci semblait ne pas avoir été sabotée comme mon dernier breuvage. Ma tranche de rôti semblait bien tendre et juteuse. Les pommes de terre et les carottes semblaient avoir été cuites à la vapeur, tout ce qu’il y avait de plus normal. Mais avec tout ce qui se passait avec la femme, je ne me sentais pas très à l’aise de manger… Je pris ma fourchette faisant rouler une patate de son bout.

- Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas trop confiance…


Je pris le couteau à ma droite et tenant ma fourchette de ma main gauche et coupée un triangle de viande. Je le sentis puis le regardai dans tous les sens et le mis doucement dans ma bouche. La viande sur ma langue se mit à fondre d’elle-même. Je roulai des yeux. Hmmm, qu’est-ce que c’était bon. Je mastiquai encore quelques fois avant d’avaler et de prendre un bout de carotte entre mes lèvres.  Il disparut aussi rapidement dans mon estomac. J’avais tellement faim et toutes ses saveurs réveillaient mon appétit.

- Vous ne devriez pas fumer, ce n’est pas bon pour votre santé. Un bel homme comme vous ne devrait pas mourir plus jeune que prévu. Vous allez faire pleurer votre dame!
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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Jeu 7 Juil - 13:45

Si tu me cherches, tu me trouves


L'histoire d'une goutte d'eau qui rencontre un vase plein


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Je dois l'avouer mes amis, quant elle me prend la main, un frisson me parcourt tout le long de la zone génitale, et un festival d'images salaces vient danser la java dans mon esprit libidineux. Mais mon sourire s'évapore comme neige au soleil alors qu'elle me rembarre sur ma façon de m'adresser à elle avant de me lâcher la pogne. Ooooooh, madame aurait donc le cul serrée dans sa combinaison en latex façon SM, une petite sainte-ni-touche sous ses airs de rebelles ? Je me sens soudain d'humeur à lui rentrer dans le lard. Le code des pirates dit : « lâche-moi la grappe ». Je ne pensais pas à mal. Qu'elle se détende du fion! On est dans une taverne en train de boire du rhum millésime fond de culotte sale, pas dans la salle de réception de la reine de Luvneel, que diable ! Mais je n'ai pas le temps de revenir de mon étonnement qu'elle m'explique la raison dudit masque. Un accident ? Mon imagination galope sous mes cheveux cendrés. Avait elle un bec de lièvre ? Non, sa prononciation est claire et limpide, impossible avec une telle déformation du palais... Des cicatrices ? Une brûlure vilaine qui déforme son visage qui m'a tout l'air angélique derrière ses airs méphistophalique (Comment ça, on dit « méphistophélique ? Ah oui tiens, ça sonne moins bien pourtant...).

La serveuse revient nous apporter notre pitance du soir, toute penaude et craintive tant la furie qui me sert de compagne sodomise violemment la politesse sur le coin de la table avant de s'essuyer la bite sur la nappe. Qui parlait de bienséance et de bonne éducation déjà ? Et je me rend alors compte que l'employée su(ce)snommée est bien trop jeune pour figurer à mon tableau de chasse où tant de dames ont déjà accrochées leur fourrure. Je soupire tandis que mes rêves érotiques s'envolent vers un pays chaud. J'ai la triste impression que tout ce que j'aurais tiré ce soir, c'est des plans sur la comète. Dire que je me voyais déjà … en haut de l'affiche ? Non, plutôt en bas d'un plumard. Ça m'apprendra à me faire des films.

Tant pis.

Je fais un triste sourire compatissant à la pisseuse d'alcool qui vient de se faire fracasser son amour propre, et elle s'en va, la mine basse et l'œil humide (entre autres). Je ne sais pas pourquoi, ça me reste en travers de la gorge. Par dépit, je goûte à mon repas du soir, et comme prévu, il est à tomber. Des légumes gorgées de soleil, une cuisson quasi parfaite, qui laisse à la viande plus tendre qu'une peau de bébé tout le loisir d'exploser en un tourbillon de saveur fondante sous la langue, le tout admirablement relevé par une sauce aux champignons aussi onctueuse qu'un politicien en campagne, mais sans l'arrière goût de pourriture quoi. Le cuistot que je suis, même sans être un professionnel formé dans un grand restaurant, est tout bêtement ébahi par la qualité. J'en frémis, et ma compagne de table aussi, visiblement.

Pour ne pas gâcher cette orgie gastronomique, j'écrase ma cigarette déjà presque finie sur ma botte.

Et c'est là que la délicieuse mais doucereuse Ayumi me réprimande sur mon tabagisme, sous couvert de flatterie. J'en reste coït... Quoi ? Coi, pardon ! j'en reste coi.

Là, mon cerveau disjoncte, et je reste la bouche béante, avec un morceau de pomme de terre qui pendouille au bord de ma lèvre. C'est la rencontre du mot inconnu avec un cerveau malade. Je ne comprend plus rien ! Elle me dit d'arrêter les surnoms mignons, mais elle me flatte l'encolure ? Elle prétend être bien élevée mais elle insulte copieusement une serveuse ?

Mon visage, qui avait déjà perdu une bonne partie de sa joie, se raidit progressivement (et quant c'est le visage, c'est moins fun). Je répond d'un ton neutre, sans lever les yeux de ma nourriture.

"Merci de ta sollicitude, mais ça ne me dérange pas de mourir. Ça voudra juste dire que je n'étais pas assez fort... Mais rassures-toi, je n'ai pas de dame à faire pleurer. "

J'essaye de terminer mon assiette à grandes bouchées rageuses, sans y parvenir. Je m'énerve ? Peut-être bien... La viande prend un goût de cendre dans ma bouche. Pourquoi suis-je dans cet état ? C'est la façon de parler de ma chère et tendre qui me reste dans le gosier. Cette façon glaciale, méchante et … condescendante qu'elle a eut de s'adresser à cette pauvre serveuse (qui m'a quant même pissé dans mon verre, je reconnais. Mais c'est pas une raison!). Je ne sais pas pourquoi ça m'atteint. Son coup de gueule, quant je suis rentré dans le bar (iiiiiil était midi moins le quaaaaaart...), m'avait fait rire... Mais là, c'était de l'acharnement gratuit. Quelque chose que je ne supporte que difficilement. Je pose ma fourchette un peu plus fort que prévu, me cale au fond de ma chaise, et sort une autre clope que je rallume sans aucun égard. Je ferme les yeux derrière mes lunettes.

Je sens que je vais faire une connerie...

"C'est drôle... à te voir, on penserai pas que tu puisses être imbue de toi-même au point de brimer une pauvre serveuse qui doit déjà supporter les pires abrutis de cette Mer. Pardon madame la comtesse, rien de personnel, mais tu te crois tellement supérieure à elle que tu estimes avoir le droit de la mettre plus bas que terre ? Je me demande comment tu le prendrai si une pimbêche plus baraquée que toi venait t'insulter après que tu ais passée la journée à servir le pire ramassis de tocards lourdingues de ce côté du globe..."

Et merde. C'est parti tout seul.

Tout le monde se tait dans le bar, et les regards convergent dans ma direction. C'est que ma voix a porté. Des sourcils se froncent, je les ignorent. C'est mon credo : assumer quoi qu'il m'en coûte. Perdu pour perdu, je continue sur ma tirade : la leçon de vie de Wilson-sensei. Très ironique, de la part d'un pirate. Mais le respect étant toujours aux abonnés absents, je vous prierai de me lâcher les rouleaux. Là, j'ai un peu les nerfs.

"Pardon de te le dire comme ça, mais... C'est dommage, parce que derrière tes grands airs de princesse, tu es comme n'importe quel aristo pourri-gâtée : persuadée qu'il est normal de mépriser les autres. Continues à écraser ceux que tu estimes de moindre importance que toi. Ça va te faire tout drôle quant on va te rendre la monnaie de ta pièce... Bon, c'est bien, tu dis ce que tu penses et tu t'y tiens. Au moins, tu es cohérente. Seulement, tu es et tu restera une connasse. "

Ah, ce nœud à l'estomac qui vient de disparaître d'un coup ! Ça fait du bien de dire ce qu'on a sur le cœur, des fois...



Par contre, l'ambiance a radicalement changé dans la taverne...

"Mais c'est vrai qu'il déchire, ce rôti..."


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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Jeu 7 Juil - 17:24

Ian mangeait, mais cela ne semblait pas du tout être aussi plaisant que pour moi. Au contraire, l’appétit qu’il avait démontré quelques secondes plus tôt dégringolait. Je le voyais à son visage. Oh oh, je crois que mes manières ne lui plaisaient guère. Il déposa sa fourchette sur la table plus brusque qu’il ne l’aurait sûrement souhaité et je sursautai un peu. Il s’alluma à nouveau une clope et lorsqu’il ouvrit la bouche. Son petit ton mielleux avait complètement disparu. OUlalala, monsieur décidait finalement à me dire ce qu’il pensait de moi. Je l’écoutai sans le couper. Pourquoi? Parce que je m’en battais les couilles, même si je n’en avais pas. Je continuai mon repas sans broncher même si je sentais tous les regards braquer sur nous. Il attendait sûrement le moment où j’exploserai à mon tour? Et bien, ce serait peut-être le cas ou pas. S’il avait été une femme peut-être que je ne lui aurais pas laissé la chance de me parler ainsi, mais là, ce n’était pas du tout le cas. Du coup, je me forçais à écouter. Quand il eut terminé, je déposai mes couverts sur la table, pris la serviette et m’essuyai les lèvres puis je le regardai droit dans les yeux tout en affichant un sourire carnassier.

- Oh, vous avez très certainement raison. Je suis une conasse et je le vis très bien. Le malheur des uns apporte le bonheur des autres comme on dit. Vous n’avez pas tort, j’ai été élevée dans une grande famille jusqu’à tout perdre, mais je ne crois pas avoir à justifier mes actes et mes paroles. Je ne crois pas non plus que vous en avez l’envie. L’histoire de ma vie ne vous intéresse pas comme elle n’intéressera pas tous ceux qui nous écoutent.

Je me levai de ma chaise, prenant appui sur la table. Je m’étirai levant mes bras vers le haut. C’est vrai que cela faisait un petit moment que je me trouvais ici. Maintenant que ma présence n’était plus désirée ici, je n’avais plus qu’à partir. C’était mieux pour tout le monde. La jeune femme ne méritait pas mon acharnement il n’avait pas tort, mais j’étais plutôt du genre à dire tout ce que je pensais sans même réfléchir. Elle m’avait mise en colère et étant très rancunière, je n’avais plus aucun filtre. Je pris ma veste que je pris le temps de remettre camouflant ainsi ma combinaison moulante ne laissant que mes collants troués libres. Ma veste était comme une sorte de robe dans les tons de gris. Je fis quelques pas m’arrêtant à côté de Ian déposai ma main sur son épaule que quelques secondes tout en regardant devant moi.


- Merci pour le repas…

Je retirai ma main passant entre les autres tables sans regarder qui que ce soit sauf la porte. Je gardai le dos droit, les épaules bien carrées et la poitrine bien sortie. Ma démarche resta la même. Chaque fois que mes pieds nus touchaient le sol, je ressentais le froid me transpercer la plante des pieds. Je touchai du bout des doigts la porte sans même me retourner puis je poussai cette dernière disparaissant ainsi de la vue de tous.

Je me retrouvais maintenant dans la petite ruelle plutôt sombre pour l’heure qu’il était. Mon estomac gronda, mais j’avais assez mangé même si j’avais laissé la moitié de l’assiette à ma table. Peut-être ressemblais-je à une petite fille qui venait de se faire gronder, mais je m’en fichais. Je ne voulais pas me battre. Et puis, s’il n’était pas content, il n’avait qu’à ne pas s’asseoir avec moi! S’il avait assisté à toute la scène depuis le début, j’avais déjà prévenu les gens alors même que j’avais dit à la jeune femme de ne pas revenir à ma table. Tant pis, le mal était fait. Je haussai les épaules, puis tournai à droite afin de m’éloigner d’ici.
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MessageSujet: Re: Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson   Sam 9 Juil - 16:36

Si tu me cherches, tu me trouves


Les compteurs à zéro


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La colère me quitte alors que j'observe la délicate jeune femme se lever et s'emmitoufler dans sa veste, ne laissant que des bas passablement usés à l'air libre. Ses mots me touchent, trouvant un écho dans mon propre passif. Mais même si je me rends soudain compte qu'elle va nu-pieds, je reste impassible tandis qu'elle me remercie pour le repas et qu'elle quitte les lieux sans même finir son assiette. J'entends son estomac protester timidement, avant que la porte ne claque. Je tire une latte, souffle la fumée en regardant la nourriture restante. Quel gâchis...

Un silence pesant s'installe pendant que les minutes s'égrènent. Soudain, un ricanement nerveux me saisit un instant, tant je ris intérieurement de ma propre bêtise. Quel piètre professeur je fais, à vendre de l'intelligence sans avoir un échantillon sur moi. Ayumi Midori... Tu m'intrigues. Et un homme se doit de réparer ses erreurs. La cohérence, la compassion, le respect... tant de concepts qui disparaissent en si peu de temps. Il faudrait ouvrir une enquête ! Mais que fait la police ?

Elle doit être sacrément occupée, puisque sous les rires gras et les grommellements de déception de l'assistance qui attendait visiblement du sang, je perçois une forme d'hostilité latente à mon égard. C'est qu'il est quelques traînes-patins qui se sont sentis insultés par mon petit laïus de tout à l'heure. Je voit à leur regard meurtriers qu'il me préparent un vieux coup de Trafalgar.

Je les ignore copieusement. Mieux vaut ne pas traîner dans les parages, où je vais encore abîmer mes chaussures. Je me lève, les mains dans les poches, zyeutant la sortie.

Quelqu'un tire doucement sur ma manche. Je me retourne, ne voit personne. Ça tire à nouveau, je baisse les yeux, et découvre la petite serveuse qui me tend un papier. Je le regarde un instant, sans comprendre... Puis devant la somme rondelette, je me fige avec une grimace de surprise. COMBIEN ?? Paaaaaardon ?!? Parce que bon, très chers lecteurs, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas un radis en poche. Et aussi détestable que ça puisse paraître, j'avais prévu d'utiliser la technique vedette de tout pirate qui se respecte : courir plus vite que le patron en laissant ma compagne de table se débrouiller avec la note. Je sais, c'est moche. Quoi qu'il en soit, me voilà avec un deuxième problème sur les bras.

Vite, pas le temps de réfléchir ! Je dégaine ma technique secrète d'urgence : je pointe un coin de mur derrière tout le monde, prend un air affolé et clame de toutes mes forces.

"Oh mon dieu, une poule à trois têtes debout sur un âne !!!"

Ça marche ! La foule tombe dans le panneau, et cesse de me regarder pendant une demie seconde. Je ne me fais pas prier, et dès que les regards reviennent, je me suis évaporé... Et la bouffe aussi. Autant dire que la stupeur et l'agitation atteignent leur paroxysme dans cet taverne où je ne remettrai jamais les pieds.

….................................................

Gnéhéhéhé... Je ricane sournoisement en les regardant courir au hasard pour essayer de me mettre le grappin dessus. Tranquillement perché sur un toit, je domine le labyrinthe des ruelles de cette ville endormie. J'ai pas l'air con avec mon assiette presque pleine dans la main, tiens... Mais cessons de traîner : j'ai une affamée à rattraper. Je bondis souplement de toit en toit. Mon instinct me dit... il ne me dit rien du tout en fait :  c'est mes oreilles qui captent des bruits de pas lents, doublés du doux chant de tube digestif contrarié. Je franchis les quelques pattés de maisons qui m'en séparent, et je la voit du haut de mon perchoir, marchant en contrebas dans cette ruelle chichement éclairée par la pleine lune. Je relève mes lunettes de soleil sur mon crâne. Ne reste maintenant plus qu'à soigner son entrée.

"Hoy, Blanche-neige ! Ça se fait pas de sortir de table sans finir son assiette."

Le temps qu'elle réalise où je me trouve, je me laisse tomber pour la rejoindre. Si son œil est entraîné, et je n'ai que peu de doutes là dessus, elle remarquera que je chute largement moins vite que la normale. J'atterris donc souplement devant elle, une main dans la poche, l'autre soutenant le plat comme un serveur de restaurant. Mouais, pas trop mal comme mise en scène. Je lui tends donc la boustifaille, et reprend d'un ton calme.

"Tiens, termines donc ça, on t'entend gargouiller depuis l'autre bout du patelin... Tout le monde devrait pouvoir manger à sa faim..."

Je souffle un ultime nuage de nicotine avant d'écraser ma cigarette sur le pavé froid. Je soupire brièvement, avant de relever le visage. La morgue et le sourire narquois que j'ai affichés tout le long de la soirée s'en sont allés, et je parle désormais d'un ton posé, empreint d'autant de sincérité que possible. L'heure n'est plus à la comédie.

"Je dois te présenter mes excuses. Je ne voulais pas devenir blessant, et encore moins te couper l'appétit. Mes paroles ont dépassées ma pensée, et j'ai poussé le bouchon trop loin."


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Si tu me cherches, tu me trouves [Flashback] Pv: Ian Wilson
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